Accord d'entreprise "AVENANT "JOURS AIDANTS"" chez AGAP - ATOUTS VILLE (Siège)

Cet avenant signé entre la direction de AGAP - ATOUTS VILLE et le syndicat CGT le 2019-06-18 est le résultat de la négociation sur le jour de solidarité.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CGT

Numero : T59L19006645
Date de signature : 2019-06-18
Nature : Avenant
Raison sociale : ATOUTS VILLE
Etablissement : 31807142000042 Siège

Journée de solidarité : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Dispositifs don de jour et jour de solidarité ACCORD D'ENTREPRISE "JOURS AIDANTS" (2018-06-21) Avenant 2022 portant révision à l'accord collectif relatfi à l'accord d'Entreprise Jours Aidants du 21.06.2018 (2022-04-26) Avenant 2023 portant révision à l'Accord d'Entreprise J"ours Aidants" du 21.06.2028 (2023-03-14)

Conditions du dispositif journée de solidarité pour les salariés : le texte complet de l'avenant du 2019-06-18

Avenant 2019 portant révision à l’Accord Collectif relatif à L’accord d’Entreprise « Jours Aidants » du 21.06.2018

Entre les soussignés

L’association Atouts Ville dont le siège social est situé à Gravelines, représentée par ______________________, en sa qualité de Directeur Général.

d’une part,

Et :

Les organisations syndicales représentatives de salariés :

  • le syndicat CGT représenté par ______________________ en sa qualité de déléguée syndicale

d’autre part,

Cet avenant est écrit suite à la négociation annuelle obligatoire durant laquelle, il a été convenu de modifier les articles dudit accord sur les points suivants :

  • Autorisation d’absences rémunérés (ou congé exceptionnel jours aidants) – Article 3.2 de l’accord initial du 21.06.2019) ;

  • Congés pour évènements familiaux– Article 3.4 de l’accord initial du 21.06.2019) ;

PREAMBULE

Dans un objectif d’amélioration des conditions de travail et des avantages dont pourraient bénéficier un plus grand nombre de salariés, mais aussi afin de contribuer à une meilleure conciliation des différents temps de vie (vie personnelle et familiale et vie professionnelle), l’Association Atouts Ville et ses représentants du personnel conviennent des dispositions prévues au présent accord d’entreprise.

Ce dernier prévoit les modalités et/ou améliore les dispositifs légaux existants relatifs :

  • Au droit à congé pour proche aidant,

  • Aux autorisations d’absences pour enfants malades,

  • Ainsi qu’au don de jours pour enfant gravement malade.

La négociation menée au sein d’Atouts Ville et ayant conduit à la conclusion du présent accord s’inscrit dans une politique de responsabilité sociétale des entreprises sur des sujets de cohésion sociale qui sont en lien direct avec les valeurs d’entraide et de solidarité prônées par l’Association Atouts Ville.

ARTICLE 1ER CHAMP D’APPLICATION

Les dispositions prévues au présent accord sont applicables à l’ensemble des salariés des différents établissements d’Atouts Ville justifiant des conditions indiquées ci-après.

ARTICLE 2. CONGÉ PROCHE AIDANT

  1. Cadre légal ou conventionnel

Le congé pour proche aidant permet au salarié de s’absenter pour s’occuper d’un proche souffrant d’un handicap ou d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité.

Il s’agit d’un congé non rémunéré ouvert aux salariés ayant au moins 4 mois d’ancienneté.

Telle que prévues par les dispositions d’ordre public mentionnées à l’article L.3142-16 du code du travail, les personnes concernées par l’aide apportée par le salarié peuvent être :

1° son conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité (Pacs)

2° un ascendant ou descendant

3° un enfant dont il assume la charge au sens du code de la sécurité sociale,

4° un collatéral jusqu’au 4ème degré

5° un ascendant, descendant, ou collatéral jusqu’au 4ème degré de son conjoint, concubin ou partenaire lié par un Pacs

6° une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnelle, pour accomplir tout ou partie des actes ou activités de la vie quotidienne.

  1. Durée du congé

Le congé pour proche aidant dont bénéficie le salarié a une durée initiale maximale de 3 mois. Il peut être renouvelé 4 fois pour une durée identique.

Il ne peut excéder, renouvellements compris, la durée d’un an pour l’ensemble de la carrière du salarié.

  1. Modalités d’utilisation

Le salarié informe l'employeur par tout moyen conférant date certaine, au moins 1 mois avant la date prévue pour son congé pour proche aidant et au moins 15 jours avant en cas de renouvellement.

Il peut, avec l’accord de l’employeur et dans les conditions réglementaires, transformer ce congé en période d’activité à temps partiel ou le fractionner. Dans ce cas, il en fait la demande à l’employeur au moins 1 mois avant, et ce dernier lui notifie sa réponse dans un délai maximum de 15 jours.

En cas de dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée, de situation de crise nécessitant une action urgente du proche aidant ou de cessation brutale de l'hébergement en établissement dont bénéficiait la personne aidée, le congé débute ou peut être renouvelé sans délai.

La demande de congé de proche aidant est accompagnée :

  • D’une déclaration sur l'honneur du lien familial du demandeur avec la personne aidée ou de l'aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits et stables ;

  • D’une déclaration sur l'honneur du demandeur précisant qu'il n'a pas eu précédemment recours, au long de sa carrière, à un congé de proche aidant ou bien la durée pendant laquelle il a bénéficié de ce congé.

Dans les conditions prévues par la loi, lorsqu’il s’agit d’une aide apportée à un enfant handicapé à la charge du demandeur, ou un adulte handicapé, le salarié qui souhaite bénéficier du congé pour proche aidant, fournit une copie de la décision justifiant d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 80 %.

Lorsqu’il s’agit d’une aide apportée à une personne souffrant d'une perte d'autonomie, le salarié qui souhaite bénéficier du congé pour proche aidant, fournit une copie de la décision d'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).

Dans les situations visées par la loi, le salarié peut mettre fin de façon anticipée au congé ou y renoncer. Pour cela, il adresse une demande motivée à l’employeur au moins 15 jours avant la date à laquelle il entend bénéficier de ces dispositions.

ARTICLE 3. DROIT A CONGÉ EXCEPTIONNEL

    1. Cadre légal ou conventionnel

Aujourd’hui en France ce sont plusieurs millions de personnes qui accompagnent au quotidien un proche dépendant du fait de l’âge, d’une maladie ou d’un handicap.

Parce que l’adaptation de la société au vieillissement de sa population est un enjeu majeur qui concerne chacun d’entre nous, par cet accord, l’association Atouts Ville et les représentants du personnel entendent valoriser le rôle primordial que jouent les aidants dans l’accompagnement des personnes confrontés à la dépendance. C’est pourquoi, les parties signataires du présent accord d’entreprise :

  • Améliorent les dispositions légales existantes, qui accordent des jours limités d’autorisation d’absence aux salariés en cas de maladie d’un enfant à charge, et cela sans maintien de salaire ;

  • Améliorent les dispositions conventionnelles existantes prévues par la convention collective des Acteurs du lien social et familial (Alisfa) et qui accordent jusqu’à dix (10) jours ouvrés des congés exceptionnels annuels, mais dans les seules situations de maladie d’un enfant du salarié.

    1. Autorisation d’absences rémunérées (ou Congé exceptionnel jour aidant)

Les salariés de l’Association Atouts Ville bénéficient pour les situations visées ci-après, d’un congé exceptionnel rémunéré pouvant aller jusqu’à sept (7) jours ouvrés par an par salarié. Chaque salarié bénéficie de 0,58 jours ouvrés par mois de travail effectif soit 7 jours par an pour une année complète de travail. L’accord prévoit un décompte en jour ouvré.

Lorsque le nombre de jours ouvrés calculé n’est pas un nombre entier, la durée du congé est portée au nombre entier immédiatement supérieur.

Ce droit est apprécié à l’année civile, sans considération liée au nombre d’enfants à charge. Le salarié bénéficiera de ce congé pour accompagner les collatéraux familiaux du 1er et 2ème degré ainsi que le conjoint ou concubin.

Ces jours sont pris au choix du salarié dans deux situations possibles :

  1. En cas de maladie d’un enfant à sa charge, âgé de moins de seize ans,

  2. Ou en cas de maladie ou situation de dépendance d’un membre de sa famille avec lequel il entretient des liens étroits et stables.

À titre d’exemple sont indiqués ci-après les collatéraux au-delà du 2ème degré, exclus du bénéfice de ce congé exceptionnel rémunéré.

1er degré Enfants Parents
2ème degré Petits-enfants Frères, sœurs Grands-parents
3ème degré Neveux, nièces Oncles, tantes Arrière-grands-parents
4ème degré Petits-neveux, 
petites-nièces
Cousins germains Grands oncles,
grandes tantes
  1. Conditions d’utilisation

Les conditions d’utilisation du droit à congé exceptionnel varient selon qu’il s’agisse de la maladie d’un enfant à charge ou de la maladie ou situation de dépendance d’un membre de sa famille.

Lorsque la demande de congé exceptionnel est formulée au titre de la maladie de l’enfant dont il a la charge, le salarié présente à l’employeur un certificat médical attestant de la nécessité pour l’un des deux parents d’être auprès de l’enfant malade. Sauf disposition médicale contraire, pour une même maladie, le droit à congé exceptionnel rémunéré est accordé à un seul des deux parents travaillant au sein de la même association.

Lorsque la demande de congé exceptionnel est formulée au titre de la maladie ou situation de dépendance d’un membre de sa famille avec lequel le salarié entretient des liens étroits et stables, le salarié remet à l’employeur une déclaration sur l’honneur attestant du lien familial avec la personne concernée, ainsi qu’un certificat médical justifiant de l’état de santé ou situation de dépendance de ce dernier.

Le congé dont bénéficie le salarié est pris par journée entière.

  1. Congés pour évènements familiaux

Des congés payés exceptionnels sont accordés à l'ensemble du personnel dans certains cas.

Ces congés sont pris lors de l'événement. Ces congés ne viennent pas en déduction des congés payés prévus par ailleurs.

Ce-dit accord autorise des congés payés exceptionnels pour décès au-delà de ceux accordés par la convention collective ALISFA.

Événement Durée du congé prévue par la Convention Collective Durée du congé prévue par cet accord Conditions à remplir
Mariage ou remariage d’un salarié 5 jours ouvrés 5 jours ouvrés Aucune sauf justificatif à fournir
Mariage ou remariage d’un enfant 2 jours ouvrés 2 jours ouvrés
Mariage ou remariage du frère, de la sœur, du beau frère ou d’une belle sœur 1 jour ouvré 1 jour ouvré
Signature d’un pacte civil de solidarité (PACS) 4 jours ouvrés 4 jours ouvrés
Naissance ou adoption 3 jours ouvrés 3 jours ouvrés
Décès des parents, des beaux parents, d’un frère, d’une sœur 3 jours ouvrés 5 jours ouvrés
Décès d’un grand parent 2 jours ouvrés 2 jours ouvrés
Décès d’un beau-frère ou d’une belle-sœur 2 jours ouvrés 2 jours ouvrés
Décès du conjoint 5 jours ouvrés 5 jours ouvrés
Décès du concubin, du partenaire lié par un PACS 3 jours ouvrés 5 jours ouvrés
Décès d’un enfant 5 jours ouvrés 5 jours ouvrés
Décès des beaux enfants - 5 jours ouvrés
Annonce de la survenue d’un handicap d’un enfant 2 jours ouvrés 2 jours ouvrés
Déménagement 1 jour ouvré 1 jour ouvré
Participation à l’appel de préparation à la défense 1 jour ouvré 1 jour ouvré

ARTICLE 4. DONS DE JOURS ENTRE SALARIÉS

  1. Cadre légal ou conventionnel

La loi autorise le don de jours de repos, de manière anonyme et sans contrepartie, à un salarié dont l’enfant de moins de 20 ans est gravement malade et nécessite une présence soutenue du parent.

L’Association Atouts Ville et les représentants du personnel ont souhaité fixer les modalités de mise en œuvre de ce droit à dons de jours, et l’ouvrir à d’autres situations que celles uniquement de l’enfant gravement malade du salarié bénéficiaire.

Ainsi, dans les conditions énoncées ci-après, les salariés de l’Association Atouts Ville, peuvent renoncer, sur leur demande, à tout ou partie des jours de repos non pris au bénéfice d’un autre salarié de l’association :

  • Qui assume la charge d’un enfant de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants

  • Qui est amené à apporter son aide aux personnes visées à l’article 3.2 du présent accord.

Les jours de repos donnés peuvent également être utilisés de façon exceptionnelle dans des situations personnelles particulièrement difficiles pouvant être qualifiées d’accidents de la vie.

  1. Jours de congés et de repos cessibles

Dans la limite de 15% des droits acquis par chaque salarié donateur (les droits acquis étant plafonnés à 30 jours ouvrés), les salariés peuvent renoncer à tout ou partie des jours de repos suivants :

  • La 5ème semaine de congés payés,

  • Les jours de congés payés supplémentaires prévus par la convention collective Alisfa,

  • Les jours de RTT,

  • Les jours de repos dont peuvent renoncer les salariés en forfaits-jours.

La limite de 15% des droits acquis par chaque salarié donateur est arrondie au nombre entier supérieur lorsque le pourcentage obtenu est au moins égal à 0,5 dixième. 

Exemple : un salarié ayant acquis la totalité de ses droits à congés payés annuels et supplémentaires peut céder jusqu’à 2 jours de congés (15% du total de ses 5 jours de congés payés légaux et 8 jours de congés payés supplémentaires, arrondi au nombre entier supérieur).

  1. Conditions de la donation

Le don de jours entre salariés est effectué de façon anonyme, définitive et sans contrepartie.

Il prend la forme d’une journée entière non fractionnable. Le don en heures n’est pas admis.

Un jour de repos donné par un salarié donne droit à une journée d’absence pour le salarié bénéficiaire, quel que soit le temps de travail et les rémunérations respectives du donateur et du bénéficiaire.

  1. Bénéficiaires et conditions d’utilisation

Le salarié bénéficiaire doit au préalable avoir épuisé ses droits à congés exceptionnels visés à l’article 3 du présent accord.

4.4.1. Donation des jours de repos

Le salarié qui souhaite faire don d’un ou plusieurs jours de congés en fait la demande écrite à la direction de l’association.

Le don est fait au profit d’un salarié nommément désigné (bénéficiaire nominatif).

Dès réception de la première demande de don, la direction procède à une information interne auprès des salariés, qui conserve l’anonymat du donateur mais aussi celle du bénéficiaire.

Le personnel est alors informé de l’ouverture d’une période de dons de jours en faveur d’un salarié ayant épuisé ses droits à congés exceptionnels et qui justifie d’une situation digne d’intérêt d’enfant gravement malade, d’aide à un membre de sa famille ou encore une situation personnelle particulièrement difficile pouvant être qualifiée d’accidents de la vie.

Les représentants du personnel ainsi que l’équipe de salariés sont informés par tous moyens (note de service, mails ou autre) de l’ouverture d’une période de 8 jours permettant à ceux qui le souhaitent de procéder à des dons complémentaires au profit du ou des salarié(s) concerné(s).

À l’issue de ce délai, le ou les salariés bénéficiaires visés par le ou les dons, ont un délai de 8 jours pour procéder à une demande de congés « aidants » selon une procédure identique à celle prévue pour la demande de congés payés.

4.4.2 Utilisation des jours donnés

Le salarié qui souhaite bénéficier d’un ou plusieurs jours de congés « aidants » en fait la demande selon la procédure identique à celle prévue pour demande de congés payés.

Les jours de repos donnés ne peuvent faire l’objet d’une rémunération.

ARTICLE 5. DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée à compter du 18 juin 2019.

Il pourra être révisé, modifié par avenant signé par le Directeur Général (par délégation) et une ou plusieurs organisations syndicales signataires.

Il pourra également être dénoncé à tout moment, soit par la Direction de l'Association, soit par tout ou partie des organisations syndicales représentatives de salariés signataires. Les effets de la dénonciation sont régis par les articles L.2261‑9 et suivants du code du travail. Le préavis de dénonciation est fixé à trois mois.

Il est transmis pour information à la commission paritaire de branche et sera déposé en deux exemplaires signés (une version papier et une version électronique) à la Direction Régionale des Entreprises de la Concurrence et de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (Direccte) de Dunkerque et au greffe du Conseil de prud’hommes de Dunkerque.

Le personnel de l’association sera informé du présent accord par voie d’affichage, dont un exemplaire original est remis à chacun des représentants à l’accord.

Fait à Gravelines le 18 juin 2019

______________________ ______________________

Directeur Général Délégué Syndicale CGT

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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