Accord d'entreprise "UN ACCORD D'ENTREPRISE SUR LE DROIT A LA DECONNEXION" chez DAH - DROME AMENAGEMENT HABITAT (Siège)

Cet accord signé entre la direction de DAH - DROME AMENAGEMENT HABITAT et le syndicat CFDT et CGT-FO le 2017-12-22 est le résultat de la négociation sur les conditions de travail, l'hygiène, la santé au travail, divers points.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CFDT et CGT-FO

Numero : A02618002860
Date de signature : 2017-12-22
Nature : Accord
Raison sociale : DROME AMENAGEMENT HABITAT
Etablissement : 49297756600024 Siège

Autres points : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif autres points pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2017-12-22

ACCORD D’ENTREPRISE SUR LE DROIT A LA DECONNEXION

ENTRE LES SOUSSIGNES:

Drôme Aménagement Habitat,11 Avenue de la Gare – BP 10250 Alixan – 26958 Valence cedex 9

Office Public de l’Habitat

Immatriculé au registre du commerce et des Sociétés à Valence sous

Le N° 49297756600024

Représenté par son Directeur Général,

D’UNE PART

ET

Les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise,

CFDT Représentée par

FO Représentée par

D’AUTRE PART

IL A ETE CONCLU LE PRESENT ACCORD D’ENTREPRISE SUR LE DROIT A LA DECONNEXION

PARTIE I. PREAMBULE

Les signataires se sont réunis pour définir les modalités d’exercice par les salariés de leur droit à la déconnexion en application de l’article L2242-8, 7° du Code du Travail tel qu’issu de la loi N°2016-1088 du 8 Août 2016 (loi El Khomri).

Cet accord a été élaboré également après avis de la Délégation Unique du Personnel en date du 21 Décembre 2017.

ARTICLE 1 – AFFIRMATION DU DROIT A LA DECONNEXION

Par le présent accord, l'entreprise réaffirme l'importance du bon usage professionnel des outils numériques et de communication professionnels et de la nécessaire régulation de leur utilisation pour assurer le respect des temps de repos et de congés ainsi que l'équilibre entre vie privée et familiale et vie professionnelle de ses salariés.

ARTICLE 2 – DEFINITION DU DROIT A LA DECONNEXION

Le droit à la déconnexion peut être défini comme le droit du salarié de ne pas être connecté aux outils numériques professionnels et ne pas être contacté, y compris sur ses outils de communication personnels, pour un motif professionnel en dehors de son temps de travail habituel.

Les outils numériques visés sont :

-  les outils numériques physiques: ordinateurs, tablettes, téléphones portables, réseaux filaires, etc. ;

-  les outils numériques dématérialisés permettant d'être joint à distance: messagerie électronique, logiciels, connexion wifi, internet/intranet, etc.

Le temps de travail habituel correspond aux horaires de travail du salarié durant lesquels il demeure à la disposition de l'entreprise. Ce temps comprend les heures normales de travail du salarié et les éventuelles heures supplémentaires. En sont exclus les temps de repos quotidien et hebdomadaire, les temps de congés payés et autres congés exceptionnels ou non, les temps de jours fériés et de jours de repos, les temps d'absences autorisées, de quelque nature que ce soit (absence pour maladie, pour maternité, etc.).

ARTICLE 3 – CHAMP D’APPLICATION

Le présent accord s’applique à l’ensemble du personnel de Drome Aménagement Habitat, tout statut confondu OPH et FPT.

PARTIE II. BON USAGE DES OUTILS NUMERIQUES ET DE COMMUNICATION PROFESSIONNELS ET LIMITATION DE LEUR UTILISATION HORS DU TEMPS DE TRAVAIL

ARTICLE 4 - MESURES VISANT A LUTTER CONTRE L'UTILISATION DES OUTILS NUMERIQUES ET DE COMMUNICATION PROFESSIONNELS HORS TEMPS DE TRAVAIL

Aucun salarié n'est tenu de répondre à des courriels, messages ou appels téléphoniques à caractère professionnel en dehors de ses heures habituelles de travail, pendant ses congés payés, ses temps de repos et ses absences, quelle qu'en soit la nature.

Il est rappelé à chaque cadre et, plus généralement, à chaque salarié de :

- s'interroger sur le moment opportun pour adresser un courriel, un message ou joindre un collaborateur par téléphone;

- ne pas solliciter de réponse immédiate si ce n'est pas nécessaire;

- pour les absences de plus de 2 jours, paramétrer le gestionnaire d'absence du bureau sur sa messagerie électronique et indiquer les modalités de contact d'un membre de l'entreprise en cas d'urgence;

- pour les absences de plus de 1 semaine, prévoir le transfert de ses courriels, de ses messages et de ses appels téléphoniques à un autre membre de l'entreprise, avec son consentement exprès.

Pour garantir l'effectivité de ce droit à la déconnexion, hors période d’astreinte, l'envoi de courriels et messages professionnels ainsi que les appels téléphoniques professionnels sont interdits lors des périodes suivantes: les week-ends et jours fériés.

ARTICLE 5 - MESURES VISANT A FAVORISER LA COMMUNICATION

Chaque salarié, et plus particulièrement chaque cadre manager, doit s'interroger sur la pertinence de l'utilisation de la messagerie électronique professionnelle par rapport aux autres outils de communication disponibles.

Lors de l'utilisation de la messagerie électronique, il doit veiller :

- à la pertinence des destinataires du courriel et à l'utilisation modérée des fonctions « Répondre à tous » et « Copie à »;

- à la précision de l'objet du courrier, cet objet devant permettre au destinataire d'identifier immédiatement le contenu du courriel;

- à la clarté, la neutralité et la concision de son courriel;

- au respect des règles élémentaires de politesse lors de l'envoi du courriel;

- à la pertinence et le volume des fichiers joints au courriel.

ARTICLE 6 - MESURES VISANT A REDUIRE LES PHENOMENES DE SURCHARGE COGNITIVE

Il est recommandé aux salariés de ne pas activer les alertes sonores ou visuelles d'arrivée d'un nouveau courriel ou d'un appel téléphonique.

PARTIE III. SENSIBILISATION ET FORMATION DES SALARIES ET MANAGERS

ARTICLE 7 - ACTIONS MENEES PAR L'ENTREPRISE

Pour s'assurer du respect du droit à la déconnexion et des mesures et recommandations prévues par le présent accord, l'entreprise organisera sur l’année 2018 des actions de d’information et de sensibilisation à destination des managers et de l'ensemble des salariés.

Plus particulièrement, l'entreprise s'engage à :

- organiser des journées d’information aux bonnes pratiques et à un usage raisonné et équilibré des outils numériques et de communication professionnels;

- proposer un accompagnement personnalisé à chaque salarié qui souhaite mieux maîtriser les outils numériques mis à sa disposition dans le cadre de son travail;

Ces mesures feront l'objet d'une négociation annuelle entre la direction et les partenaires sociaux.

ARTICLE 8 – SUIVI DE L'USAGE DES OUTILS NUMERIQUES

Le service informatique assurera le suivi de l’usage des outils numériques professionnels dans

l’entreprise et informera la Direction lors de difficultés constatées afin de pouvoir mettre en œuvre toutes les actions de prévention et toutes les mesures correctives afin de mettre fin au risque.

PARTIE IV. CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE

ARTICLE 9 - PUBLICITE ET ENTREE EN VIGUEUR DE L’ACCORD

Suite à la consultation de la DUP en date du 21 Décembre 2017, l’accord entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2018.

Un exemplaire du présent accord sera à la disposition des salariés d’entreprise et une copie sera adressée aux présents signataires ainsi qu’aux membres de la DUP.

ARTICLE 10 - DUREE DE L’ACCORD ET REVISION

Le présent accord est conclu pour une durée de 5 ans, à compter du 1er janvier 2018 jusqu’au 31 décembre 2022. Conformément à l’article L2222-4 du Code du Travail, les dispositions cesseront automatiquement de plein droit 5 ans après sa date d’application soit au 31 décembre 2022.

Avant la fin du 1er semestre 2022, les parties signataires ou représentatives réglementairement à ‎cette date se réuniront pour tirer les enseignements de l’ensemble de cet accord et pour ‎examiner l’opportunité de le renégocier dans les mêmes conditions, ou après modification. Il ne ‎peut être renouvelé par tacite reconduction.‎

Sur proposition d’une ou plusieurs organisations syndicales signataires ou sur proposition de l’entreprise, une négociation de révision pourra être engagée, à l’issue d’une période d’un an à compter de la date de prise d’effet du présent accord, dans les conditions prévues par les articles L 2261-7 et L 2261-8 du Code du travail.

Par ailleurs, dans l’hypothèse où un événement ou changement important, susceptible de modifier de manière significative la structure, l’organisation de l’entreprise ou d’impacter l’environnement économique dans lequel l’entreprise évolue, interviendrait au cours de la durée de vie du présent accord, de nature à modifier la détermination de certains des objectifs, les parties conviennent de pouvoir se réunir aux fins d’apprécier, s’il s’avère nécessaire de réviser par voie d’avenant les dispositions du présent accord.

En cas de contrôle de conformité effectué par la Direccte conduisant à un avis défavorable ou d’évolution législative ou conventionnelle susceptible de remettre en cause tout ou partie des dispositions du présent accord, les parties signataires conviennent de se réunir à nouveau, dans un délai maximum d’un mois après la réception de l’avis ou la publication de ces textes, afin d’adapter lesdites dispositions.

ARTICLE 11 - DEPOT DE L’ACCORD

Le présent accord sera déposé à la diligence de DROME AMENAGEMENT HABITAT, en deux exemplaires, à la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi de la Drôme ou DIRECCTE et auprès du secrétariat greffe du Conseil des Prud’hommes de Valence.

Fait à Valence, le 22 Décembre 2017

Pour la CFDT

Pour DROME AMENAGEMENT HABITAT

Pour FO

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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