Accord d'entreprise "Un Accord relatif à l'Organisation du Travail" chez AQUATIRIS (Siège)

Cet accord signé entre la direction de AQUATIRIS et les représentants des salariés le 2021-01-04 est le résultat de la négociation sur le système de rémunération, l'aménagement du temps travail, la modulation du temps de travail ou l'annualisation du temps de travail.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et les représentants des salariés

Numero : T03521007219
Date de signature : 2021-01-04
Nature : Accord
Raison sociale : AQUATIRIS
Etablissement : 49903606900056 Siège

Temps de travail : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif temps de travail pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2021-01-04

ACCORD D’ENTREPRISE

RELATIF A L’ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL

Entre les soussignés

SAS AQUATIRIS, SAS, société par actions simplifiée au capital de 18 000 €, code NAF 7112 B, dont le siège est situé 7 Rue des Artisans - 35310 BREAL SOUS MONTFORT, représentée par.

Ci-après dénommée "la Société" ou "l'Entreprise"

D’une part,

Et

Le représentant du Personnel, élu titulaire du Comité Social et Economique ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles.

D’autre part.

PREAMBULE

La SAS AQUATIRIS relève de la Convention Collective Nationale des Bureaux d’Etudes Techniques.

Afin d’adapter le temps de travail des salariés du Service Logistique à la saisonnalité de l’activité, elle a souhaité mettre en place un accord relatif à l’organisation du temps de travail.

Le présent accord a par conséquent pour objet de définir, en concertation avec les membres du CSE, le mode d’aménagement du temps de travail le mieux adapté aux contraintes d’organisation de l’activité rencontrées par la Société.

Une négociation s’est donc engagée entre la Société et le membre élu titulaire de la délégation du personnel du comité social et économique afin de conclure un accord d’entreprise sur l’aménagement du temps de travail et sur les modalités d’organisation du temps de travail.

La négociation a été conduite dans un souci permanent d’équilibre, avec l’objectif commun de concilier d’une part les besoins de l’entreprise et d’autre part les attentes des salariés.

Le présent accord a été négocié et conclu conformément aux dispositions de l’article L. 2232-23-1 du Code du travail et de l'article 9, V, alinéa 2 de l'Ordonnance 2017-1386 du 22 septembre 2017.

Il s’inscrit dans le cadre de la loi 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels.

En application de l’article L. 2253-3 du Code du travail, les dispositions du présent accord prévalent sur celles de la Convention collective applicable et se substituent aux dispositions supplétives prévues par le Code du travail, ayant le même objet.

Le présent accord annule et remplace également tous usages et engagements unilatéraux ayant le même objet.


Article 1 – Champ d’application

Le présent accord s’applique aux salariés du service « Production Logistique » de l’entreprise, particulièrement concernés par les variations de charge de travail au cours de l’année.

Pour assurer la cohérence dans l’organisation, les parties conviennent que cet accord s’applique aux salariés liés par un contrat de travail à durée indéterminée ou par un contrat de travail à durée déterminée, quel qu’en soit le motif, y compris aux apprentis ou contrats de professionnalisation.

Sont ainsi exclus du champ d’application de l’annualisation du temps de travail, les salariés employés à temps partiel et les salariés dont la durée du travail est décomptée en jours dans le cadre de conventions individuelles de forfait annuel.

Article 2 – Principe de l’aménagement du temps de travail

Le principe de l’aménagement du temps de travail sur une période de 12 mois est de permettre de faire varier sur une année la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail du salarié autour de la durée hebdomadaire ou mensuelle moyenne inscrite au contrat de travail. Les heures réalisées chaque semaine ou chaque mois, au-delà de la durée moyenne de travail inscrite au contrat de travail, se compensent automatiquement avec les heures réalisées en deçà. Elles ne constituent pas des heures supplémentaires et ne donnent pas lieu à une quelconque majoration.

La réalisation d'éventuelles heures supplémentaires est appréciée à la fin de la période des 12 mois.

Article 3 - Durée effective de travail :

Les présentes dispositions s’inscrivent dans la définition du temps de travail prévue à l’article L.3121-1 du Code du Travail.

La durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur et doit se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.

Cette définition légale du temps de travail effectif est la référence des parties, en particulier pour calculer les durées maximales de travail, l’appréciation du décompte et du paiement d’éventuelles heures supplémentaires ou repos compensateurs.

Article 4 – Durée annuelle du travail

Pour les salariés en contrat de travail à durée indéterminée (CDI), la durée annuelle du temps de travail effectif est fixée à minima à 1 607 heures sur une période de référence de 12 (douze) mois consécutifs, journée de solidarité incluse et calculée sur la base d’un droit intégral à congés payés.

Pour les salariés en contrat de travail à durée déterminée (CDD) conclus pour une durée inférieure à un an, la durée du travail correspond au nombre de semaines multiplié par la durée légale du travail.

Article 5 – Période de référence

Le présent accord a pour objet de permettre un aménagement du temps de travail sur une période de référence d’un an, correspondant à l’année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre de chaque année.

Pour les salariés embauchés en cours d’année civile, le début de la période de référence correspond au 1er jour de travail.

Pour les salariés quittant la société en cours d’année civile, la fin de la période de référence correspond au dernier jour de travail.


Article 6 – Arrivée et départ en cours d’année

Pour les salariés sous CDI embauchés ou quittant l’entreprise en cours de période de référence, la durée annuelle de travail sera proratisée en conséquence sous déduction des droits acquis à congés payés et des jours fériés compris, le cas échéant, dans la période de référence.

Pour les salariés embauchés en cours de période, cette période de référence débute avec le premier jour de travail du salarié et prend fin le 31 décembre suivant ce premier jour de travail.

Pour les salariés quittant l’entreprise en cours de période, cette période de référence débute le 1er janvier qui précède la sortie du salarié des effectifs de la Société et prend fin le jour de la sortie du salarié des effectifs de la Société.

Article 7 – Planning prévisionnel d’annualisation

La gestion du temps de travail au cours de la période de référence se traduira par :

  • Des périodes basses (estimée à 31 h) en cycle de travail de faible activité, en général de novembre à février ;

  • De périodes classiques (35 h) en cycle de travail d’activité normale, en général en mars, puis d’août à octobre ;

  • Des périodes hautes (estimée à 39 h) en cycle de travail de forte activité, en général d’avril à juillet.

La période haute fera l’objet d’une organisation particulière dans la répartition des heures de travail au cours de la semaine, qui sera différente entre les salariés, ceci afin de garantir un service optimal aux clients. Cette organisation sera planifiée en concertation avec les salariés concernés.

Les calendriers prévisionnels seront établis après consultation et avis des membres du comité social et économique et communiqués aux salariés concernés, 15 jours avant le début de chaque période d’organisation annuelle du temps de travail.

Le planning prévisionnel peut être révisé en cours de période sous réserve que les salariés concernés soient prévenus du changement d'horaire au minimum 5 jours ouvrés à l'avance, sauf contraintes ou circonstances particulières affectant de manière non prévisible le fonctionnement de l'entreprise. Dans cette dernière hypothèse, le délai de prévenance sera au minimum d’un jour ouvré.

Les modifications ainsi prévues feront autant que possible l’objet d’une concertation avec les salariés concernés, pour prendre en compte au mieux les contraintes personnelles et familiales de chacun, dans le respect toutefois des impératifs de fonctionnement de la Société.

Ces circonstances particulières sont notamment, des variations de commandes imprévues à la hausse ou à la baisse, l’absence d’un salarié.

En cas de changement du planning prévisionnel dans un délai de prévenance inférieur à 5 jours, hors contraintes ou circonstances particulières, l’accord du salarié est requis.

Dans le cadre de telles contraintes ou circonstances particulières, les membres du comité social et économique seront informés a posteriori lors de réunions mensuelles de ce ou de ces changements d'horaire et des raisons qui l'ont ou les ont justifiés.

Article 8 – Lissage de la rémunération

L’entreprise garantit aux salariés concernés par l’organisation du temps de travail sur l’année un lissage de leur rémunération mensuelle sur toute la période d’organisation annuelle du temps de travail indépendante de l'horaire réellement accompli.

Article 9 – Incidences des absences sur la rémunération

En cas d’absence individuelle (maladie, congé sans solde, etc.), les heures non travaillées du fait de l’absence sont comptabilisées pour l’appréciation du respect du volume horaire de travail à effectuer sur la période de décompte retenue, de telle sorte que l’absence n’ait pas pour effet d’entrainer une récupération prohibée par les dispositions légales.

Ces heures non travaillées au cours de la période de décompte de l’horaire sont déduites, au moment où l’absence se produit, de la rémunération mensuelle lissée.

Lorsque l’absence est indemnisée (congés payés, jours fériés), l’indemnisation est calculée sur la base de la rémunération mensuelle lissée.

Article 10 – Information et régularisation en fin de période

Le mois suivant la fin de la période de référence, un document annexé au bulletin de paie sera remis au salarié.

Ce document mentionnera le total des heures de travail effectif, dont le cas échéant les heures supplémentaires, réalisées durant la période de référence écoulée.

Les heures supplémentaires éventuelles feront l’objet d’une contrepartie en repos majorée, qui figurera sur le bulletin de salaire.

Ces repos devront être pris au cours de la période de référence suivant celle de leur acquisition, et posés au choix du salarié avec l’accord préalable de la Direction par demi-journée ou journée entière.

Si l’activité de l’entreprise ne permet pas aux salariés de prendre tous leurs repos compensateurs de remplacement dans l’année suivant celle de leur acquisition, le reliquat pourra faire l’objet d’un report sur l’année suivante.

Article 11 – Incidences sur la rémunération des arrivées et des départs des salariés en cours de période de référence

En cas d’arrivée ou de départ de l’entreprise en cours de période de référence, la rémunération est calculée en fonction du temps réel de travail et régularisée, le cas échéant, par rapport au volume horaire hebdomadaire moyen sur la base duquel la rémunération est lissée.

En cas de départ du salarié pour un motif autre qu’un licenciement économique, si le cumul des heures effectuées depuis le début de la période de référence est inférieur au total obtenu en multipliant le nombre de semaines réellement travaillées par la durée du travail hebdomadaire moyenne sur la base de laquelle la rémunération est lissée, une retenue des heures manquantes pourra être effectuée sur son solde de tout compte.

Article 12 - Modalités de conclusion du présent accord

Le présent accord est conclu selon les modalités prévues à l’article L2232-21 du code du travail.

Article 13 - Date d’effet et durée d’application

Le présent accord prend effet à compter du 1er janvier 2021.

Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.

Article 14 – Suivi de l’accord

Les parties conviennent de se rencontrer chaque année afin de faire le point sur l’accord et sur l’opportunité de procéder ou non à sa révision.

Après la fin de la période d’annualisation, lors d’une réunion ordinaire du Comité Social et Economique, un bilan de l’application de l’accord sera présenté.

Article 15 - Dénonciation de l’accord

Le présent accord pourra être dénoncé par les parties conformément aux dispositions légales en vigueur.

Article 16 - Dépôt et publicité de l’accord

Le présent accord sera déposé, à la diligence de l’employeur :

  • Auprès de la DIRECCTE en version électronique sur la plateforme de téléprocédure du ministère du Travail dénommée « TéléAccords » accessible sur le site Internet www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr. (accord complet et version anonymisée en format .docx)

  • Auprès du secrétariat du greffe du Conseil de Prud’hommes de Rennes.

Le présent accord sera publié, dans une version anonyme, sur la base de données en ligne des accords collectifs : legifrance.gouv.fr.

Fait à Bréal sous Montfort, le 4 Janvier 2021

Pour la Société, représentée par

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/