Accord d'entreprise "Un Accord relatif à la Qualité de Vie au Travail et la Prévention des Risques Psychosociaux" chez STG SERVICES (Siège)

Cet accord signé entre la direction de STG SERVICES et le syndicat CFDT et CFE-CGC le 2021-04-15 est le résultat de la négociation sur la prévention des risques psycho-sociaux ou des risques liés au stress au travail, la qualité de vie au travail et l'équilibre pro perso.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CFDT et CFE-CGC

Numero : T03521007962
Date de signature : 2021-04-15
Nature : Accord
Raison sociale : STG SERVICES
Etablissement : 84251422600013 Siège

Vie professionnelle : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif vie professionnelle pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2021-04-15

ACCORD RELATIF A LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL ET

LA PREVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX

Entre,

Pour la Société

  • La société STG Services, immatriculée au RCS sous le numéro  842 514 226 dont le Siège Social est à NOYAL-SUR-VILAINE - 1 Rue de la Richardière ZA Noyal Sud,

  • représentée par Monsieur , DRH Adjoint en charge des affaires sociales, assisté de Madame , Responsable Régionale RH

D’une part,

Et,

Pour les organisations syndicales représentatives :

  • La CFDT, représentée par Monsieur , en sa qualité de Délégué syndical d’entreprise, assisté de Madame

  • La CFE-CGC, représentée par Monsieur en sa qualité de Délégué syndical d’entreprise, assisté de Madame

D’autre part,

IL EST ARRETE ET CONVENU CE QUI SUIT :


Table des matières

PREAMBULE 3

Article 1/ Champ d’application de l’accord 3

Article 2/ Objet de l’accord 3

Article 3/ Les textes visant la qualité de vie au travail et la prévention 4

des RPS 4

3.1 Les accords collectifs 4

3.2 Les dispositions du Code du travail visant la prévention des RPS 5

Article 4/ Mobilisation des acteurs et définition des rôles 5

4.1 Responsabilité des dirigeants et des salariés : Développer une culture commune de bien- être au travail et de prévention des risques psychosociaux 5

4.2 La ligne managériale : Inciter les managers à développer une relation managériale de qualité et de proximité 6

4.3 Les services Hygiène Sécurité Environnement et Ressources Humaines 6

4.4 Les partenaires 6

4.4.1 Promouvoir le rôle des équipes médico-sociales : médecin du travail et Service prévention des risques professionnels et santé au travail 6

4.4.2 Associer la CSSCT et le CSE 7

4.4.3 Les Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. 7

Article 5/ Dispositions dans le cadre de la qualité de vie au travail : favoriser un environnement de travail bienveillant et performant 7

5.1 Intégrer des collaborateurs 7

5.2 Le quotidien en entreprise des collaborateurs 8

5.2.1 Accéder à l’information sur la stratégie et les évènements affectant la vie de l’entreprise 8

5.2.2 Les campagnes de prévention 8

5.2.3. Les actions de formation 8

5.2.4 Organisation de temps de dialogue et d’échanges : Entretiens d’évaluation et Entretiens Professionnels - Entretien bilan ou état des lieux récapitulatif 9

5.2.5 Mise en place d’un entretien de reprise d’activité des salariés après de longues absences 9

Article 6 / Mesures visant à favoriser la conciliation vie professionnelle /vie personnelle des collaborateurs de l’entreprise : 10

6.1 Droit à la déconnexion 10

6.2 Aide au soutien scolaire 10

6.3 Télétravail 10

6.4 Soutien à la parentalité 10

Article 7/ Mise en œuvre de la prévention et du traitement des RPS 12

7.1 Traitement des situations de risques psychosociaux 12

7.2 Signalement : Réseau d’alerte 12

7.3 L’intervention post traumatique et gestion de crise 12

7.4 Le harcèlement moral et sexuel, les propos et agissements sexistes et la discrimination 13

Article 8/ Piloter la Prévention et les Actions 13

8.1. Communiquer sur les dispositifs de Qualité de Vie au travail et de Prévention des RPS 13

8.2. Le Document Unique d’Evaluation des Risques 13

8.3. Les Indicateurs de suivi 14

8.4 Dispositif de suivi de l’accord 14

Article 9/ Entrée en vigueur – Durée - Révision - Dénonciation 14

Article 10/ Dépôt et publicité 15

Annexe / Note d’information relative au droit à la déconnexion 16


PREAMBULE

Les partenaires sociaux et la Direction sont convaincus de l’importance du bien – vivre au travail avec une démarche de Qualité de vie au travail. En effet, la Qualité de vie au travail, tout comme l’égalité professionnelle, sont des facteurs de développement du bien être tant individuel que collectif. 

C’est dans ce contexte que la Direction et les partenaires sociaux ont ouvert une négociation relative à la Qualité de vie au travail et à la prévention des risques psychosociaux. Ceux-ci ont pu valoriser au fil des réunions l’intérêt et l’investissement que porte déjà la société en faveur la Qualité de Vie au Travail, en mettant en évidence les actions menées depuis plusieurs années.

Par la signature du présent accord, les parties manifestent leur volonté de définir aujourd’hui un cadre général à cette démarche QVT (qualité de vie au travail) et des dispositifs qui en assureront la promotion. Ceux sont les conditions qui permettront d’inscrire cette thématique dans le temps et dans notre culture d’entreprise.

Par la signature du présent accord, les parties manifestent leur volonté :

  • De compléter et de développer la liste des actions existantes favorisant ainsi le bien-être de nos collaborateurs et la performance de nos équipes ;

  • De renforcer la cohérence d’ensemble des actions menées autour d’une identité forte et d’un cadre fédérateur ;

  • D’apporter une meilleure visibilité à cet engagement, en inscrivant la Qualité de Vie au Travail comme un axe stratégique de la société.

  • D’augmenter la prise de conscience, la compréhension et la prévention des risques psychosociaux au travail,

Les Parties rappellent ainsi que le principe de Qualité de vie au travail s’articule avec les mesures prévues par d’autres accords d’entreprise existants notamment les accords traitant notamment des sujets liés au télétravail, à l’ égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, au droit à la déconnexion, et à la « prévoyance et frais de santé ». 

Les parties conviennent que la Société ne peut prévenir et intervenir en matière de risques psycho-sociaux que sur ce qui concerne la sphère de travail. Pour autant l’entreprise devra prendre en considération les conséquences au travail des problèmes rencontrés dans la vie privée.

Les parties s’accordent enfin sur la nécessaire implication de tous les acteurs de l’entreprise dans une logique pluridisciplinaire.

Article 1/ Champ d’application de l’accord

Cet accord s’applique à l’ensemble des établissements et des salariés de la société STG Services.

Article 2/ Objet de l’accord

Il vise à créer un cadre négocié pour l’amélioration de la qualité des conditions de vie au travail des salariés et la prévention de risques psychosociaux.

Cet accord s’inscrit aussi dans un contexte global de transformations rapides et profondes du monde du travail auquel s’ajoutent récemment de façon de plus en plus prégnante les enjeux de développement durable et de risques sanitaires qui impactent la QVT.

Le présent accord s’inscrit dans le cadre :

  • De la loi Rebsamen du 17 août 2015 prévoyant une négociation sur la qualité de vie au travail (QVT) codifiée aux articles L 2242-1 et suivants du code du travail,

  • De l’accord européen sur le stress au travail du 08 octobre 2004,

  • Des Accords Nationaux Interprofessionnels (ANI) dont l’accord du 2 juillet 2008 sur la prévention du stress au travail, l’accord du 26 mars 2010 sur le harcèlement et la violence au travail et l’accord du 19 juin 2013 sur l’amélioration de la Qualité de Vie au Travail.

Article 3/ Les textes visant la qualité de vie au travail et la prévention

des RPS

3.1 Les accords collectifs

  • La qualité de vie au travail (QVT)

Le préambule de l’ANI QVT du 19 juin 2013 définit la QVT de la manière suivante :

« La qualité de vie au travail désigne et regroupe sous un même intitulé les actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail pour les salariés et la performance globale des entreprises, d’autant plus quand leurs organisations se transforment. De ce fait, la question du travail fait partie intégrante des objectifs stratégiques de l’entreprise et doit être prise en compte dans son fonctionnement quotidien afin, notamment, d’anticiper les conséquences des mutations économiques ».

Les partenaires sociaux ont ainsi exprimé leur propre définition de ce qu’est la Qualité de Vie au Travail (QVT) « Elle peut se concevoir comme un sentiment de bien-être au travail, perçu collectivement et individuellement, qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué ».

  • Les risques Psychosociaux (RPS)

On qualifie de « risques psychosociaux » (ou RPS) les éléments qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des salariés au sein de leur environnement professionnel. Ces risques peuvent recouvrir différentes formes : le stress, parmi les plus connus, mais aussi le harcèlement, l’épuisement professionnel et même la violence au travail.

  • Stress

Accord européen du 8 octobre 2004 sur le stress transposé en France par l'accord national interprofessionnel (ANI) du 2 juillet 2008

Son objet est  de fournir aux employeurs et aux travailleurs un cadre qui permette de détecter, de prévenir, d’éviter et de faire face aux problèmes de stress au travail.

L'accord identifie trois indicateurs de stress : niveau élevé d'absentéisme, rotation du personnel et conflits personnels. Il souligne que la lutte contre les causes et les conséquences du stress au travail peut être menée dans le cadre d’une procédure globale d’évaluation des risques, par une politique distincte en matière de stress et/ou par des mesures spécifiques visant les facteurs de stress identifiés.

  • Harcèlement et violence au travail

Accord cadre européen du 26 avril 2007 sur le harcèlement et la violence au travail transposé en France par l'accord national interprofessionnel du 26 mars 2010.

L'accord condamne fermement toutes les formes de harcèlement et de violence au travail dans les termes suivants : « le respect de la dignité des personnes à tous les niveaux est un principe fondamental qui ne peut être transgressé, y compris sur le lieu de travail. C’est pourquoi le harcèlement et la violence, qui enfreignent très gravement ce principe, sont inacceptables. Les parties signataires les condamnent sous toutes leurs formes. »

Le texte consacre le principe selon lequel aucun salarié ne doit subir des agissements répétés de harcèlement ni des agressions ou des violences dans des circonstances liées au travail.

3.2 Les dispositions du Code du travail visant la prévention des RPS

Elles visent au respect de certains principes généraux et de certaines obligations.

  • Obligation pour l'employeur d'assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs (Code du travail, art. L. 4121-1 à L 4121-5).

  • Principes de prévention pour l'employeur dans toutes situations de travail (Code du travail, art. L 4121-2).

  • Obligations professionnelles de chaque travailleur de prendre soin de sa sécurité et de sa santé et de celles d'autrui (Code du travail, art. L. 4122-1) : ainsi, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail.

  • Règles de protection des droits et de la dignité des personnes dans les rapports professionnels 

Respect des libertés individuelles  (Code du travail, art. L 1121-1), « Bonne foi » dans l’exécution du contrat de travail (Code du travail, art. L 1222-1 – Code civil, art. 1134), Principe de non-discrimination (Code du travail, art. L 1132-1 à 3), principe d’égalité homme-femme au travail (Code du travail, art. L 1141-1 et s. et L. 1146-1), interdiction des différentes formes de harcèlement : harcèlement sexuel (Code du travail, art. L. 1153-1 et s.) Et harcèlement moral au travail (Code du travail, art. L 1152-1 et s.).

Article 4/ Mobilisation des acteurs et définition des rôles

4.1 Responsabilité des dirigeants et des salariés : Développer une culture commune de bien- être au travail et de prévention des risques psychosociaux

La Direction

L’implication de la direction étant un indispensable facteur clef de succès, cette négociation a été placée dès son démarrage sous l’impulsion de la Direction Générale du Groupe afin que de réels moyens soient mis en œuvre à la fois dans la continuité des actions menées que dans l’appropriation des dispositifs.

Au-delà de ces obligations légales, la Direction attache une importance particulière aux conditions dans lesquelles travaillent l’ensemble de ses collaborateurs et a conscience de l’importance que revêt la prévention des risques psychosociaux.

L’ensemble des collaborateurs

Chaque salarié a un rôle à jouer en matière d’amélioration de la qualité de vie au travail et de construction du collectif de travail.

La contribution bienveillante de chaque salarié dans le «travailler et agir ensemble», le soutien et la cohésion sociale, la prévention et l’identification des situations sensibles individuelles et/ou collectives, la remontée d’informations, est essentielle.

Les parties rappellent ainsi le principe selon lequel tout salarié doit veiller à sa propre santé et sécurité mais également à celle de ses collègues de travail. Il est ainsi un acteur à part entière de la préservation et de l’amélioration de son cadre de vie au travail.

Il est rappelé que les moments d’échanges, formels ou informels, participent aussi à la création des collectifs de travail.

4.2 La ligne managériale : Inciter les managers à développer une relation managériale de qualité et de proximité

Le personnel d’encadrement a une position stratégique sur les enjeux de santé et sécurité au travail. L’affirmation n’est pas nouvelle mais elle a pris une place particulière dans la mesure où ils sont au cœur des relations de travail : participation à la définition et l’organisation du travail, temps et compétences requises pour animer les équipes.

Plusieurs attributions et missions des managers peuvent favoriser le bien-être au travail et notamment celles relatives à :

- L’organisation du travail et du collectif de travail

- L’accompagnement et l’écoute des salariés au quotidien,

- Le développement des compétences et l’appui technique de l’équipe,

- Les échanges sur les missions, les priorités et le sens de l’action,

- La communication et la diffusion de l’information au sein et entre les membres de l’équipe

Une attention doit être apportée au rôle de l’encadrement à tous les niveaux dans les plans de prévention des risques psychosociaux. Si, de par leur place et leur rôle dans les services, les encadrants peuvent participer à la prévention des risques psychosociaux, ils peuvent aussi eux-mêmes y être exposés.

4.3 Les services Hygiène Sécurité Environnement et Ressources Humaines

Les fonctions de Sécurité Environnement et Ressources Humaines, dans leur rôle de conseil, d’appui et d’accompagnement des managers et des collaborateurs, constituent un interlocuteur privilégié, un lien central avec les différents acteurs œuvrant dans le cadre de la prévention, amélioration et traitement des relations et des conditions de travail.

La fonction RH  dispose d’une perception globale des métiers, une vision large des interactions entre les services ou équipes de travail ainsi que les besoins en compétences. Elle est en proximité de l’ensemble des salariés et accompagne les managers à l’utilisation des outils et dispositifs RH.

La fonction HSE : Au travers des sujets sur la santé, la sécurité et la pénibilité, elle assure une expertise ainsi qu’une proximité de conseil aux opérationnels.

4.4 Les partenaires

4.4.1 Promouvoir le rôle des équipes médico-sociales : médecin du travail et Service prévention des risques professionnels et santé au travail

Les partenaires souhaitent réaffirmer le rôle pivot du médecin du travail soumis au secret médical, ce qui garantit au travailleur de préserver son anonymat, dans un environnement pluridisciplinaire.

Les services de santé au travail ont pour mission de veiller à la préservation de la santé au travail des salariés en prévenant les altérations du fait de leur travail, tout au long de leur parcours professionnel.

Le service de santé au travail est un lieu privilégié d’accueil et d’écoute des salariés. Chaque médecin du travail peut mettre en œuvre un suivi pour accompagner les salariés en difficultés dont il a la charge.

Le médecin du travail peut solliciter une concertation avec l’entreprise en vue d’examiner les moyens à mettre en œuvre. A ce titre, il constitue une ressource et son expertise peut être sollicitée notamment au sujet des actions de prévention.

4.4.2 Associer la CSSCT et le CSE

La mission de l’Instance, telle que définie par la loi et la règlementation, est de contribuer à la protection de la santé physique et mentale, à la sécurité des salariés, à l'amélioration des conditions de travail et de veiller à l’observation des prescriptions légales et réglementaires prises en la matière.

Le CSE (Comité Social Economique) et CSSCT (Commission santé sécurité et condition de travail) représentent les instances privilégiées en matière d’échange d’informations, de consultation et de suivi pour la santé au travail.

4.4.3 Les Référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes.

Il est désigné par le CSE un référent « en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes » parmi ses membres, sous la forme d'une résolution adoptée à la majorité des membres présents pour une durée qui prend fin avec celle du mandat des membres élus du comité et ce, en application de l’article L.2314-1 du Code du travail.

Il est également désigné, au niveau de chaque société, un référent « harcèlement sexuel et agissements sexistes » chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les salariés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. A des fins de représentativité hommes-femmes et choix laissé aux salariés de pouvoir idéalement prendre attache indifféremment auprès d’un référent homme ou femme, il sera ainsi désigné, dans la mesure du possible, un référent de sexe différent de celui déjà désigné par le CSE.

Article 5/ Dispositions dans le cadre de la qualité de vie au travail : favoriser un environnement de travail bienveillant et performant

5.1 Intégrer des collaborateurs

L’intégration au collectif de l’entreprise est une étape cruciale pour créer un lien et fidéliser le nouveau collaborateur à l’environnement culturel de l’entreprise, à ses valeurs et à ses codes. Il s’agit également d’appréhender les aspects techniques de son poste de travail et de prendre connaissance de ses futures relations de travail. Ce sont des éléments clés de l’intégration, favorisant la création d’une relation de confiance et permettant au nouveau salarié de réussir sa prise de poste avec succès.

La société s’engage dans une démarche volontariste d’intégration de ses nouveaux collaborateurs à travers les parcours/journée d’intégration. Connaître les informations essentielles de l’entreprise et ses priorités permettent de disposer des prérequis pour appréhender les missions confiées et réaliser un travail de qualité.

Livret Accueil sécurité

Les nouveaux collaborateurs disposeront par ailleurs d’un livret d’accueil contenant les informations relatives à leur environnement de travail et dont une partie sera spécifiquement dédiée à la sensibilisation aux risques psychosociaux. Ce livret recense toutes les informations nécessaires et éléments pratiques visant à faciliter l’acquisition rapide de repères.

Formation e-learning

Afin de promouvoir la politique générale de la qualité de vie au travail, dans le cadre des parcours d’intégration des Directeurs de sites /de Services une formation sera dispensée visant à les sensibiliser spécifiquement à la prévention des Risques Psycho-sociaux.

5.2 Le quotidien en entreprise des collaborateurs

5.2.1 Accéder à l’information sur la stratégie et les évènements affectant la vie de l’entreprise

L’appréhension de la stratégie de l’entreprise ainsi que de son organisation est essentielle pour que chaque salarié comprenne sa place dans le collectif. En effet, tout salarié, quel que soit son niveau hiérarchique, doit pouvoir appréhender ce en quoi son activité s’inscrit dans un collectif et répond aux objectifs de son service, de son équipe et, plus globalement, participe à la stratégie de l’entreprise.

Dans cette perspective, les parties conviennent de l’importance des communications destinées à l’ensemble du personnel.

Il appartient à la Direction de donner du sens aux décisions importantes concernant la vie de l’entreprise et les domaines d’activité afin de favoriser leur compréhension et leur appropriation. L’engagement est donc pris de promouvoir l’information utile sur la stratégie du Groupe tant à l’échelle, du Groupe, de l’entreprise qu’au sein de chaque équipe en menant des actions de communication via les outils digitaux et d’affichage permettant d’accéder à ces informations. 

5.2.2 Les campagnes de prévention

Mettre la santé au cœur du travail, c’est favoriser un maintien en emploi durable des salariés et accroître les performances économiques et sociales d’une organisation. En mettant en place des actions de communication l’entreprise permet aux salariés de devenir acteur de leur santé et alerter / prévenir les addictions. 

 

La Direction  mettra en place et selon les besoins des différents sites et périmètres des actions de communication (au travers de guide, affiches, articles de prévention…) sur des thèmes tels que les TMS (troubles « musculosquelettiques » dit TMS), stress, addictions, nutrition, sommeil, rythmes de travail... 

Il sera ainsi par exemple relayé au sein de l’entreprise les campagnes de préventions diffusées et proposées par le médecin du travail, la CARSAT, le ministère public... dont l’objectif est de mener une campagne d’information santé auprès des salariés. Chaque « Zoom Prévention », conçu par des professionnels, experts en santé publique apporte des réponses sur un thème de santé, abordé dans le cadre de la vie quotidienne (vie personnelle et professionnelle).

5.2.3. Les actions de formation

Il est nécessaire de renforcer la dimension managériale et leur possibilité d’agir en matière d’écoute, de soutien et d’accompagnement de leur équipe, à la fois sur le plan individuel mais aussi collectif. La formation des managers est un axe fort de prévention des RPS mais également de développement de la qualité de vie au travail.

Du fait du positionnement clé des managers dans l’entreprise mais également étant donné leur exposition au sujet, la Direction mettra en place, à destination des managers et acteurs des services Ressources Humaines, un corpus de formations avec des intervenants formateurs, experts sur les questions de santé en entreprise qui interviendront selon différentes modalités afin de leur apporter les connaissances théoriques et exercices pratiques.

Les objectifs sont de pouvoir identifier et anticiper les problèmes, former et accompagnement chacun autour des risques professionnels et ainsi donner du sens et motiver son équipe au quotidien pour faciliter et accompagner le changement, maîtriser les postures et techniques pour gérer le désaccord et désamorcer les conflits.

Les parties conviennent que la prévention des risques psychosociaux doit passer, entre autres, par les managers qui sont sur la première ligne pour les détecter. En effet, le rôle de l‘encadrement dans la prévention des risques psychosociaux est fondamental. Au plus près des situations de travail, il est à même de détecter et de prévenir les situations susceptibles de générer du stress ou des conflits entre salariés.

5.2.4 Organisation de temps de dialogue et d’échanges : Entretiens d’évaluation et Entretiens Professionnels - Entretien bilan ou état des lieux récapitulatif

Une attention particulière est portée à ce que ces entretiens d’évaluation constituent des moments privilégiés d'un dialogue qui doit se poursuivre tout au long de l'année, dans une atmosphère de confiance, d'écoute et de transparence permettant de donner du sens au travail en impliquant les salariés dans la définition des objectifs.

Ces principes, clairement exposés par le présent accord mis à disposition des salariés comme des managers, permettent l'information de l'ensemble des acteurs de l'entreprise, et en particulier de l'encadrement.

Une attention toute particulière devra être portée par les managers au déroulement des Entretiens d’évaluation, particulièrement pour celles et ceux qui auront bénéficié d’une formation à la tenue de ces entretiens.

 

Dans le contexte global de ces entretiens, et comme le prévoit la loi N°2018-771 du 5septembre 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel, il a été convenu, d’adapter la périodicité des entretiens professionnels et des entretiens bilan, au sein d’un cycle cohérent de six ans, afin que cette dernière soit en adéquation avec la nature et le rythme des entretiens déjà mis en place au sein de l’entreprise et des évolutions que les activités de la société peuvent connaître.

 

Ainsi, en sus des entretiens d’évaluation, il a été convenu d’un entretien professionnel obligatoire au cours de ce cycle et d’un entretien bilan d'étape (état des lieux récapitulatif) au terme de celui-ci. Le cycle s'appréciant sur l'année civile concernée par la date d'ancienneté et non à date d'ancienneté.

 

En complément, si le salarié en exprime le souhait, un entretien professionnel pourra être organisé, avec un format libre, en cas de projet professionnel envisagé par le salarié.

Les dispositions du présent accord couvrent la période actuelle des six années qui a débuté par la promulgation de la loi du 5 mars 2014, et qui s’achèvera le 30 juin 2021, mais également les périodes suivantes.

Les forfaits jours – entretien annuel

Pour le personnel en forfait jours, il sera instauré, à l’occasion de l’entretien annuel existant échange la charge de travail au regard de la mission et de l’organisation du travail en forfait jours, et ainsi de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle entre le manageur et son collaborateur.

5.2.5 Mise en place d’un entretien de reprise d’activité des salariés après de longues absences

Les parties conviennent que la reprise d’activité après une longue absence constitue une préoccupation qui exige une réponse structurée et un processus d’intervention formel. Il convient de favoriser la reprise d’activité d’un salarié, sachant que les motifs d’absence sont variés et n’impliquent pas les mêmes logiques de reprise.

Afin de faciliter le retour après une absence d’une durée supérieure à six mois, (congés maternité, congés parental, congés formation, congés sabbatique, congés sans solde, maladie, accident du travail) les salariés pourront à leur demande bénéficier d’un entretien professionnel avant ou à l’occasion de leur reprise de travail.

Article 6 / Mesures visant à favoriser la conciliation vie professionnelle /vie personnelle des collaborateurs de l’entreprise :

6.1 Droit à la déconnexion

Les parties signataires réaffirment l’importance du bon usage professionnel des outils numériques et de communications professionnelles, et de la nécessaire régulation de leur utilisation pour assurer le respect des temps de repos et de congés ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et familiale de ses salariés.

Ainsi, le droit à la déconnexion s’exprime factuellement par la possibilité de se déconnecter de tout ce qui crée un lien avec le travail afin de créer un environnement de travail sain et de faire respecter des règles communes de rythme de travail. L’objectif est que tous adoptent une attitude relationnelle respectueuse, garantissant le respect du bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

A ce titre, il est fait référence à l’accord de substitution signé le 21 septembre 2020.

6.2 Aide au soutien scolaire

Dans la cadre du présent accord, les parties souhaitent mettre en place une démarche volontariste visant à répondre aux besoins rencontrés par les salariées-parents dans la conciliation de leur activité professionnelle et de leur vie personnelle.

Dans ce cadre, il est proposé aux enfants des collaborateurs une solution de soutien scolaire via une plateforme internet qui sera entièrement prise en charge par l'entreprise et ce, pour un accès au dispositif gratuit par les bénéficiaires.

6.3 Télétravail

Les parties rappellent ainsi les dispositifs négociés dans le cadre de l’accord relatif au télétravail signé en date du 21 septembre 2020.

6.4 Soutien à la parentalité

La société entend par des mesures concrètes aider ses salariés à mieux concilier leur rôle de parents et de salariés.

6.4.1 Dispositif absence pour enfant malade

Le salarié a droit à 2 jours d’absence rémunérés par année civile pour enfant malade (pour l’ensemble de ses enfants), sous réserve de respecter les conditions suivantes :

  • le salarié doit avoir au moins 1 an d’ancienneté ;

  • l’enfant malade doit avoir moins de 14 ans ;

  • le salarié doit fournir un certificat médical.

En cas d’hospitalisation de l’enfant, le salarié pourra bénéficier de 2 jours supplémentaires d’absence rémunérés par année civile (pour l’ensemble de ses enfants), sous réserve de respecter les conditions suivantes :

  • le salarié doit avoir au moins 1 an d’ancienneté ;

  • l’enfant hospitalisé doit avoir moins de 14 ans ;

  • le salarié doit fournir un bulletin d’hospitalisation.

Ces jours d’absence pour enfant malade peuvent être fractionnés par demi-journées d’absence.

6.4.2 Congés payés supplémentaire parents d’enfants handicapés

Il est accordé, en application des dispositions de l’article L3141-8, aux parents d’enfant handicapé le bénéfice de jours de congés supplémentaires.

Les parties ont convenu qu’il sera accordé, aux parents d’enfant handicapé, quel que soit l’âge de ce dernier, le bénéfice de trois jours de congés par période annuelle de référence (période courant du 01/06/N-1 au 31/05/N, à prendre avant le 31/05/N+1).

6.4.3 Rentrée Scolaire 

Afin de permettre au salarié-parent d’être présent dans les temps forts de la scolarité comme la rentrée scolaire, la société mettra en place des horaires aménagés à l’occasion de la rentrée scolaire depuis la maternelle jusqu’à l’entrée en classe de 6ème.

A cette occasion, les salariés auront le droit à une absence autorisée payée d’une heure une fois par an, le jour de la rentrée scolaire entre 8h00 et 9h30 pour accompagner son enfant. En dehors de cette plage horaire, le salarié se met d’accord avec son responsable.

6.4.4 Don de jours de repos : salarié parent d'enfant gravement malade et salarié proche aidant.

Les parties rappellent qu’en vertu de la loi, un salarié peut, avec l’accord de la Direction, renoncer anonymement et sans contrepartie à des jours de repos.

Ces jours seront versés au bénéfice :

  • soit d’un salarié qui assume la charge d’un enfant de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants (article L. 1225-65-1 du Code du travail) ;

  • soit d’un salarié qui vient en aide à une personne atteinte d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité ou présentant un handicap lorsque que cette personne est, pour ce salarié, l’une de celles mentionnées à l’article L. 3142-16 du Code du travail (conjoint, concubin, partenaire lié par un Pacs, ascendant, descendant….) (article L. 3142-25-1 du Code du travail).

Il est en sus négocié que la Société abondera à hauteur de 10 % le nombre de jours de repos dont le salarié aura pu bénéficier par le cumul des dons.

6.4.5 Congé pour décès d’un enfant et de création d’un congé de deuil

La Direction rappelle le dispositif nouveau applicable depuis le 1er juillet 2020 pour les enfants de moins de 25 ans :

  1. Allongement de 5 jours ouvrables à 7 jours ouvrés au moment de l’évènement ;

  2. Droit à congé de deuil d’un enfant de 8 jours

  3. Don de jour de repos : extension du dispositif au décès d’un enfant de moins de 25 ans.

Article 7/ Mise en œuvre de la prévention et du traitement des RPS

7.1 Traitement des situations de risques psychosociaux

Les parties conviennent que, s’il est fondamental de mettre en place une politique de prévention pérenne, il est également indispensable de définir des mesures de prévention tertiaire destinées aux situations d’urgence, quelle qu'en soit l'origine.

Lorsqu’une situation individuelle difficile est détectée, le médecin du travail, les équipes Ressources Humaines, le Responsable Hiérarchique et les Représentants du Personnel s’attachent à suivre et à accompagner le salarié concerné. En effet, l’action coordonnée des différents acteurs permet de construire les solutions les plus adaptées.

Dans le prolongement des mesures de prévention, des actions sont mises en place par les parties signataires afin de signaler les situations de RPS et de pouvoir y remédier dans les plus brefs délais.

7.2 Signalement : Réseau d’alerte

D’une part, il est essentiel que les salariés sachent à qui s’adresser lorsqu’ils considèrent qu’un de leurs collègues est en état de fragilité ou qu’ils estiment devoir signaler des situations de RPS.

Les salariés ont la possibilité de se rapprocher en fonction de la nature des difficultés qu’ils rencontrent (professionnelles, sociales, médicales) de différents interlocuteurs à leur écoute.

Ces interlocuteurs constituent un réseau d’alerte ayant un rôle de régulation et pouvant être mobilisé à différents niveaux en vue de prévenir ou de résoudre une situation individuelle ou collective susceptible de relever d’un risque psychosocial.

Les acteurs du réseau :

  • Responsables hiérarchiques,

  • Représentants RH,

  • Services de santé au travail,

  • Assistant social,

  • Représentants du personnel,

  • le référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes mandaté par le CSE,

  • le référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes mandatés par l’entreprise

Selon la problématique, ces intervenants vont eux-mêmes traiter la question, ou réorienter en interne ou vers des spécialistes externes à l’Entreprise.

7.3 L’intervention post traumatique et gestion de crise

L’objectif visé est de trouver rapidement une aide professionnelle lors de situations de crise qui déstabilisent les salariés et impactant le bon fonctionnement de l’entreprise (accident de travail majeur, suicide, agression…). Le but est ainsi de prévenir les syndromes post-traumatiques et réduire les conséquences humaines et économiques de tels évènements (climat d’équipe dégradé, absentéisme, souffrance…)

L’entreprise fera appel à un professionnel extérieur en charge d’évaluer la gravité de la situation, de rencontrer les Responsables et réaliser des débriefings collectif et/ou consultation individuelle. Son intervention contribuera à apporter une réponse rapide et pérenne dans des actions à plus long termes éventuelles qui seraient préconisées.

7.4 Le harcèlement moral et sexuel, les propos et agissements sexistes et la discrimination

Les parties au présent accord conviennent qu’il est essentiel de prévenir les situations de harcèlement et de violence au travail, les propos et agissements sexistes et toute discrimination en améliorant la prise de conscience et la compréhension de ces risques psychosociaux et en sensibilisant l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise.

C’est par ce biais que l’entreprise entend démontrer et afficher son engagement face à ces comportements afin de donner confiance aux collaborateurs et les inciter à remonter toute « situation non conforme ».

Outre la mise en place d’un nouveau règlement intérieur afin de prendre en compte les dispositions légales relatives aux harcèlements moral et sexuel, aux violences au travail et aux agissements sexistes, les parties renouvellent leur volonté d’associer les acteurs privilégiés du réseau d’alerte qui contribuent à cette politique de prévention. Ces acteurs constituent autant de dispositifs d’écoute des collaborateurs, de vecteurs d’information et de possibilités d’échanges. Leur rôle est essentiel en matière de remontée d’informations et d’alerte.

En cas de présomption de « situations non conformes », tout collaborateur qui se considère victime, ou témoin, peut saisir les différents interlocuteurs énumérés du réseau d’alerte sur la base des éléments étayés par des faits précis et concordants.

L’entreprise, tenue de prendre toutes les dispositions nécessaires pour prévenir les situations de harcèlement moral et sexuel, violence au travail, propos et agissements sexistes et discrimination mais également d’y mettre un terme et de les sanctionner s’assurera de mettre en œuvre les moyens et mesures adéquates. Le diagnostic d’un cas de harcèlement s’établit au regard d’éléments objectifs en tenant compte de sa définition légale.

Article 8/ Piloter la Prévention et les Actions

8.1. Communiquer sur les dispositifs de Qualité de Vie au travail et de Prévention des RPS

La Direction veillera, par une communication interne adaptée, à donner du sens à l’action et aux décisions stratégiques prises afin de favoriser leur compréhension et leur appropriation.

La démarche générale de Qualité de vie au travail et de prévention des RPS doit reposer sur une bonne communication auprès du personnel des dispositifs mis en place du présent accord.

Une information sur les dispositifs et actions développés dans cet accord sera diffusée à travers différents supports de communication propres à l’entreprise (affichage, courriers..) et sera régulièrement mise à jour sur intranet.

8.2. Le Document Unique d’Evaluation des Risques

L'employeur doit procéder à l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et retranscrire ces risques dans un document dénommé « Document Unique» qui comporte un inventaire des risques dans chaque unité de travail.

L'élaboration d'un document unique d'évaluation des risques professionnels est un élément indispensable à une politique efficace de prévention des risques.

Il est rappelé à ce titre que l’évaluation des Risques Psychosociaux est intégrée dans le Document Unique au titre d’une annexe dédiée.

Dans ce cadre, il est également rappelé la production et la communication de différents rapports et indicateurs déjà disponibles dans l’entreprise, comme : le bilan social, le rapport d’activité sur l’Hygiène, la Sécurité et les Conditions de Travail, le rapport annuel du service de santé au travail.

Pour autant, les parties ont souhaité affiner et compléter ceux-ci afin de disposer d’un éventail le plus complet possible touchant tant au fonctionnement de l’entreprise qu’à la santé et à la sécurité des salariés au travers d’indicateurs de suivi dédiés à la prévention des risques psychosociaux.

8.3. Les Indicateurs de suivi

La mise en place d’indicateurs et leur analyse permet d’objectiver les risques psychosociaux. Des variations au cours du temps peuvent alerter sur des changements s’opérant dans l’entreprise. Un seul indicateur dégradé aura souvent peu de pertinence, en revanche la détérioration de nombreux indicateurs dans le temps pourra être significative.

Après avoir rappelé qu’il n’existe aucun indicateur exclusif, direct et incontestable en matière de RPS, ni de mesure d’un niveau de bien être à un instant donné, les parties entendent « approcher » la situation au moyen de ces indicateurs qualifiés de révélateurs d’un « éventuel dysfonctionnement social » et ce, par l’observation dans le temps de ces indicateurs.

Il a été préalablement déterminé suite à l’intégration dans le Document Unique des RPS, une liste d’indicateurs qui relèvent du fonctionnement de l’entreprise et d’autres relevant de la santé et sécurité :

- Sur le fonctionnement de l’entreprise, un ensemble d’indicateurs ont été mis en place autour du temps de travail (absence maladie et AT), des mouvements de personnel (taux de rotation, motifs des départs..), du social (nombre et type de sanction disciplinaires) et de la formation.

- Pour la partie Santé et Sécurité, plusieurs indicateurs ont été identifiés autour des accidents du travail (nombre durée, causes... et maladie professionnelle reconnues, des données des Services de santé au travail (visites médicales, inaptitudes, restrictions médicales).

Par le présent accord, les parties entendent enrichir ces données par la mise en place d’indicateurs de suivi de performance sociale dans 2 domaines :

- Organisation du travail : part des heures supplémentaires hors contrat effectuées révélatrice d’un état de « présentéisme » à rapprocher des indicateurs d’absentéisme et le taux de consommation des congés et RTT.

- Gestion des ressources Humaines : taux de réalisation des entretiens annuels, nombre de violence physique envers les salariés, nombre de droit d’alerte et droit de retrait exprimés.

Ces indicateurs feront l’objet d’une mise à jour semestrielle ou annuelle (selon la nature des indicateurs) et seront transmis à la Commission santé sécurité et conditions de travail (CSSCT) et CSE.

8.4 Dispositif de suivi de l’accord

Les signataires conviennent que lors d’une réunion annuelle du CSE, il sera présenté le suivi des indicateurs du présent accord afin d’examiner la compatibilité de l’accord avec les pratiques.

Les parties entendent assurer ce suivi au sein de cette instance afin de favoriser et s’assurer que les élus, acteurs au quotidien puissent participer pleinement au suivi de cet accord.

Article 9/ Entrée en vigueur – Durée - Révision - Dénonciation

Le présent accord entre en vigueur le lendemain de son dépôt auprès de l’administration compétente.

Il est conclu pour une durée indéterminée.

La demande de révision devra indiquer la ou les dispositions concernées et devra être accompagnée d’un projet de nouvelle rédaction de ces dispositions.

Dans le délai de 1 mois suivant la réception de cette demande de révision accompagnée d’un projet de nouvelle rédaction, l’employeur devra organiser une réunion de négociation permettant l’engagement de discussions sur le projet de modification.

L’avenant de révision devra être conclu selon les modalités fixées à l’article L.2261-7-1 du Code du travail.

Le présent accord pourra enfin être dénoncé par l’une ou l’autre des parties signataires.

Cette dénonciation devra intervenir par lettre recommandée avec avis de réception, sous réserve d’un préavis de 3 mois.

Les parties renvoient pour les conséquences de cette dénonciation aux dispositions de l’article L.2261-10 du Code du travail.

Article 10/ Dépôt et publicité

Le présent accord fera l'objet des formalités de dépôt et de publicité suivantes, à la diligence de la direction de la Société :

  • un exemplaire dûment signé de toutes les parties en sera remis, en main propre contre décharge à chaque signataire ainsi qu’à chaque organisation syndicale représentative dans l'entreprise n’ayant pas signé l’accord,

  • un dépôt dématérialisé sur le site www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr

  • un exemplaire sera déposé au Greffe du Conseil de Prud'hommes territorialement compétent.

Enfin, il fera l’objet d’un affichage aux emplacements réservés à la communication auprès du personnel.

Fait en trois exemplaires,

A Noyal-sur-Vilaine, le 15 avril 2021

Pour la société :

M.

DRH Adjoint

Pour les organisations syndicales représentatives signataires :

M.

Délégué syndical CFE-CGC

M.

Délégué syndical CFDT



Annexe / Note d’information relative au droit à la déconnexion

Face au développement des possibilités de connexion quel que soit le lieu et le temps, il apparait nécessaire de préciser les règles d’utilisation de manière à éviter les abus sans pour autant bloquer l’accès au salarié. Le droit à la déconnexion a pour but de permettre de concilier vie personnelle et vie professionnelle. Il concerne tous les salariés de l’entreprise.

Pour atteindre cet objectif, il ne faut pas se connecter aux outils numériques et de ne pas être contacté en dehors de sa plage horaire de travail. Il est nécessaire de respecter les temps de repos de chacun en semaine, pendant les weekends, les jours fériés et les congés.

Ces évolutions technologiques, bien que source d’opportunités, sont également porteuses de risques. Aussi voici les bons réflexes à adopter :

Les réflexes à adopter pour la messagerie professionnelle :

  • Limiter le nombre de destinataires dans un courriel 

  • Limiter l’utilisation des fonctions « Répondre à tous », « Cc », « Cci »

  • Limiter le nombre de pièces jointes au sein d’un courriel et/ou l’envoi de fichiers trop volumineux

  • Indiquer un objet précis dans un courriel afin d’identifier le contenu

  • Il est nécessaire de s’interroger sur la pertinence de l’utilisation de la messagerie professionnelle.

Les réflexes à adopter pendant les heures de travail :

  • Envoyer les courriels/SMS à des moments opportuns

  • Ne pas solliciter de réponse immédiate si ce n’est pas nécessaire

  • Limiter l’usage de la messagerie professionnelle durant les réunions afin d’être concentré et d’éviter une surcharge informationnelle

  • Favoriser les échanges directs lorsque c’est possible

  • Privilégier les réunions à distance (visioconférence, conférence téléphonique), afin d’éviter les temps de déplacement.

  • Alerter sa hiérarchie en cas de débordements récurrents.

Les réflexes à adopter en dehors des heures de travail :

  • Ne pas solliciter ses collègues en dehors des heures de travail, sauf en cas d’urgence

  • Privilégier les envois différés des courriels

  • Mettre en place une mention automatique d’absence d’obligation de répondre aux courriels en dehors des horaires de travail, durant les périodes de congés, ainsi que pendant les réunions.

  • J’ai pris connaissance de la note de la présente note d’information et je m’engage à la respecter.

  • J’ai compris l’intérêt du droit à la déconnexion et je m’engage à le respecter.

  • Je m’engage à alerter la DRH en cas de dérive me concernant ou concernant un collègue.

Nom, Prénom de l’intéressé(e) : Date et Signature :
Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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