Accord d'entreprise "NAO relative à la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée" chez LUTTI (Siège)

Cet accord signé entre la direction de LUTTI et le syndicat CGT-FO et CFE-CGC et CFDT le 2018-04-06 est le résultat de la négociation sur les augmentations de salaire (ou diminuton / gel des salaires).

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CGT-FO et CFE-CGC et CFDT

Numero : T59L18000068
Date de signature : 2018-04-06
Nature : Accord
Raison sociale : LUTTI
Etablissement : 47648033000077 Siège

Salaire : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Augmentations de salaire, NAO, évolution de la rémunération Accord de Méthode sur les Négociations Obligatoires dans l'Entreprise (2018-03-01)

Conditions du dispositif salaire pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2018-04-06

Accord « Négociation Annuelle Obligatoire » 2018

Entre Lutti, société par actions simplifiée, dont le siège social est à Bondues, 262 avenue Albert Calmette, ZI Ravennes les Francs, BP 90100, enregistrée RCS de Lille Métropole au n° 476 480 330 représentée par XXX, Directrice générale,

Et les organisations syndicales :

CFDT, représentée par XXX, déléguée syndicale, accompagnée XXX

CGC, représentée par XXX, délégué syndical, accompagné de XXX

CGT, représentée par XXX délégué syndical, accompagné de XXX

FO, représentée par XXX, délégué syndical, accompagné de XXX

Dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire, portant sur la rémunération, le temps de travail, et le partage de la valeur ajoutée prévue aux articles L 2242-15 et suivants du Code du travail et dans les conditions de l’Accord de Méthode portant sur les Négociations Obligatoires dans l’entreprise, qui s’est déroulée lors des réunions des 16, 22, 30 mars et 4 avril 2018, les parties au présent accord ont convenu et ont arrêté ce qui suit :

Champs de la négociation

La négociation annuelle obligatoire est prévue aux articles L 2242-15 et suivants du code du travail.

Les champs couverts sont :

  • Les salaires effectifs,

  • La durée effective et l’organisation du temps de travail, notamment la mise en place du temps partiel et, éventuellement, la réduction du temps de travail ;

  • L’intéressement, la participation et l’épargne salariale, à défaut d’accord d’entreprise ou de branche portant sur un ou plusieurs de ces dispositifs ;

  • Le suivi des mesures supprimant les écarts de rémunération et les différences de carrière entre les femmes et les hommes.

PREAMBULE 

Les négociations au titre de l’année 2018 se sont déroulées dans le contexte suivant :

En termes de résultats, le niveau prévu au budget 2017 n’a pas atteint

  • La non atteinte du résultat s’explique par : une diminution du chiffre d’affaires (-8 % des volumes) dans un contexte de marché en décroissance, un budget IPP non atteint, des investissements publicitaires supplémentaires non prévus mais nécessaires pour gagner en parts de marché

  • Le Plan de remboursement de la dette a été maintenu et respecté

  • Malgré une inflation à 1%, Lutti via l’accord NAO 2017 a négocié une enveloppe d’augmentation générale et d’augmentation individuelle à hauteur de 1,2 % de la masse salariale

L’année 2018 sera marquée par un marché de la confiserie en régression sur 2017 et sur le début d’année 2018 ; un fort environnement concurrentiel; des négociations commerciales en-deçà du budget en GMS et un contexte de « sugar bashing » 

2018, est une année importante : les défis majeurs sont :

  • Une marque Lutti plus forte : sur le fizz et l’enfant, mais aussi sur nos produits historiques clefs

  • Renforcer notre portefeuille de marques pour élever notre pression commerciale et notre chiffre

  • Etre encore plus fort à l’export sur nos pays actuels et conquérir au moins un nouveau grand marché

  • Manager la décroissance de l’activité chocolat

  • Poursuivre l’amélioration de la productivité industrielle en s’appuyant sur le progrès continu

Les revendications exposées par les délégations syndicales sont reprises ci-après, les demandes des organisations syndicales ont été étudiées et chiffrées.

Demandes CGT CFDT FO CGC
Augmentations salaires 3% au 1er janvier 3% au 1er mars soit 2,5% annuel 1,5% 1er mars et 1% septembre soit 1.58% annuel 0.5% avril et 0.5 % septembre soit 0;53 annuel
Augmentations individuelles       1%
Prime assiduité     90 € = 1.22 % 80 € = 1.09 %
Prime vacances 800 € = 2.21% * 700€ = 1;97% * 750€ = 2.11% * 670 € = 1.94 *
Prime habillage 15€ = 0.54 % MS concernée (0.35% MS totale) 10€ = 0.34 MS OE TAM (0.22% MS totale) 10€ = 0.34 MS TAM OE (0.22% MS totale)  
Prime transport   Maintien du dispositif = 0.13% Maintien du dispositif = 0.13% Maintien du dispositif = 0.13%
PERCO Abondement 150 € pour tous les salariés ayant ouvert un PERCO =0.29% 5 jours = 0;30 % 5 jours = 0.30% 5 jours = 0.30%
Jours enfants malade et pour parent APA Reconduction Reconduction Reconduction Reconduction
Prise en charge par l'entreprise de la journée de solidarité 0.35 % 0.35%    
Retraite complémentaire : augmentation part employeur       0.5% 2018 + 0.5% 2019 = 0.03 % par an
Revalorisation prime ancienneté   1% = 0.5% MS Salariale concernée (0.35 MS totale) 1% = 0.5% MS Salariale concernée (0.35 MS totale) 1% = 0.5% MS Salariale concernée (0.35 MS totale)
Frais de santé / prise en charge employeur 90% = 0.21% 100% = 0.30% MS   80% = 0.12% MS
Prise en charge par l'entreprise des jours de carence arrêt maladie   0.25 % MS    
Clause de sauvegarde suivant inflation X X X  
Budget CE ASC   25000 = 0.2% MS   3000 € = 0.025 % MS
6,6 6,42 5,91 5,52
* hors impact ETT alternants alliance emploi

Les résultats financiers de l’entreprise, le contexte économique, et le budget prévisionnel tels qu’exposés en détail lors des réunions de négociation, ne permettent pas de répondre favorablement à toutes les demandes qui ont été exprimées.

Cependant, les parties ont souhaité avancer sur les mesures reprises ci-après, dans un contexte dans lequel la société va verser de la participation aux résultats au titre de l’exercice 2017 et ce, pour la deuxième année consécutive. Les organisations syndicales ont été informées lors des réunions de négociation du versement de cette participation.

Il est donc convenu ce qui suit :

ARTICLE 1 : Champs d’application

Le présent accord s’applique à l’ensemble du personnel travaillant dans l’entreprise.

ARTICLE 2 : Objet de l’accord

  1. Une enveloppe d’augmentations générales sur le salaire de base

  • Des augmentations générales pour toutes les catégories professionnelles hors la catégorie cadre de :

+ 1% au 1er avril 2018 (référence : le salaire de base de mars 2018)

  • Maintien de la grille salariale

Rappel du principe : lors des évolutions professionnelles des salariés, il est tenu compte de la pratique professionnelle et des niveaux de rémunération des personnes qui occupent le même emploi.

La grille ci-après représente la grille applicable chez Lutti à compter du 1eravril 2018.

  1. Une enveloppe d’augmentations individuelles

Une enveloppe d’augmentations individuelles représentant 0,4 % de la masse salariale de base sera distribuée pour l’ensemble des catégories professionnelles hors cadres et pour l’ensemble des services.

Pour la catégorie professionnelle Cadres, il pourra être distribué une enveloppe d’augmentations individuelles (et/ou primes exceptionnelles) pouvant aller jusqu’à 1,4% de la masse salariale de base de cette catégorie.

Un bilan global sera réalisé au cours de la négociation annuelle 2019.

Les engagements suivants sont pris dans le cadre des NAO 2018 :

  • Engagement d’analyser et de suivre les propositions d’augmentations individuelles effectuées par les managers et en particulier de veiller à la bonne application des critères objectifs d’augmentations définis à savoir notamment :

    • Reconnaitre des résultats durables obtenus dans le respect des règles et des process en particulier les règles QHSE

    • Reconnaître des compétences métiers, des attitudes professionnelles et des compétences managériales (si concerné) en progrès

  • Reconnaître l’accroissement des responsabilités dans l’emploi, ou la prise en charge de missions transverses ou la prise en charge de mission dépassant le périmètre habituel de travail ou de responsabilités 

  • Reconnaître des connaissances techniques métier plus développées et appliquées notamment après une formation

  • Engagement de n’affecter l’enveloppe d’augmentations individuelles qu’aux augmentations liées au développement du professionnalisme de chaque collaborateur et non aux évolutions de niveaux et d’échelons tels que définis par la CCN que ce soit dans le cadre d’une évolution professionnelle, d’un réajustement ou d’un repositionnement.

  • Engagement de garantir un retour, si il en fait la demande, auprès de chaque salarié qui ne bénéficie pas d’une augmentation individuelle afin que ceux-ci puissent savoir comment améliorer leurs pratiques professionnelles en vue de bénéficier à terme d’une augmentation individuelle.

  1. Grille d’ancienneté Lutti

Revalorisation de +1 % des montants de primes de la grille d’ancienneté Lutti, qui sera appliquée comme ci-dessous en 2018.

Niveaux/échelons 3 ans 6 ans 9 ans 12 ans 15 ans
N1/E1 536.42 1072.84 1609.26 2145.68 2682.09
N1/E2 539.19 1078.38 1617.56 2156.75 2695.95
N1/E3 544.16 1088.33 1632.51 2176.68 2720.84
N2/E1 548.60 1097.19 1645.79 2194.39 2715.84
N2/E2 560.22 1120.44 1680.67 2240.89 2801.12
N2/E3 571.30 1142.59 1713.89 2285.18 2856.48
N3/E1 571.30 1165.84 1748.76 2331.68 2914.60
N3/E2 582.92 1191.30 1751.75 2382.61 2978.26
N3/E3 595.66 1216.77 1825.16 2433.54 3041.93
N4/E1 608.38 1243.34 1865.01 2486.69 3108.35
N4/E2 621.67 1305.34 1958.01 2610.68 3263.36
N5/E1 652.67 1367.35 2051.01 2734.68 3418.36
N5/E2 683.67 1470.30 2205.46 2940.62 3675.77
N6/E1 735.15 1572.87 2359.91 3146.55 3933.19
N6/E2 875.76 1751.53 2627.29 3508.06 4378.82

Et revalorisation de +1% des montants des primes d’ancienneté hors grille.

  1. Prime de transport

Reconduction du dispositif mis en place en 2016 et 2017, selon les mêmes modalités.

La prime de transport a pour objet, la prise en charge par l’employeur, via une prime, d’une partie des frais exposés par les salariés qui sont contraints de se rendre en voiture, en moto ou en scooter, de leur résidence habituelle (c’est-à-dire celle déclarée à l’entreprise comme étant leur lieu d’habitation) au lieu de travail.

Sont concernés par la prime de transport, les salariés contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour effectuer le trajet domicile - lieu de travail.

Il est précisé que cette prime de transport concerne les salariés qui ne peuvent utiliser les transports en commun, soit parce que le trajet domicile - lieu de travail n’est pas desservi ou l’est dans des conditions incommodes pour le salarié, soit en raison de conditions d’horaires particuliers de travail.

Le montant total, maximum, annuel, de la prime est plafonné au montant inscrit dans le tableau, en fonction de la distance domicile – lieu de travail.

En cas d’absence du salarié, autre que pour des congés légaux et conventionnels, le montant de la prime sera proratisé. Les montants maximums inscrits dans le tableau, prennent déjà en compte les absences pour nos congés légaux et conventionnels.

La prime de transport sera versée sous la forme de deux primes pour une période totale de 12 mois glissants :

  • La première prime sera versée lors de la paie d’octobre 2018, elle couvrira la période du 1er avril 2018 au 30 septembre 2018

  • La seconde prime sera versée lors de la paie d’avril 2019, elle couvrira la période du 1er octobre 2018 au 31 mars 2019.

Concernant les salariés à temps partiel, conformément aux dispositions de l’article R. 3261-9 du Code du travail :

  • Le salarié, dont le temps partiel est au moins égal à la moitié de la durée légale de travail hebdomadaire, bénéficiera de la prime en intégralité.

  • Le salarié, dont le temps partiel est inférieur à la moitié de la durée légale de travail hebdomadaire bénéficiera de la prime qui sera proratisée en fonction du nombre d’heures travaillées par le salarié.

Pour bénéficier de la prime de transport, le salarié doit être présent dans les effectifs de l’entreprise au moment du versement de la prime.

Par ailleurs, il est précisé que cette prime ne peut pas être cumulée avec le remboursement des abonnements de transport public ni avec le prime vélo.

Afin de bénéficier de la prime de transport, le salarié doit transmettre, au plus tard le 30 septembre 2018 :

  • Une copie de la carte grise au nom du salarié à défaut, attestation de l’assureur justifiant que le salarié est conducteur du véhicule.

  • 1 ou plusieurs Justificatif(s) de paiement du carburant, à partir du mois d’avril 2018, d’un montant supérieur ou égal à la prime à laquelle il peut prétendre.

  • Impression de l’itinéraire précisant la distance en kilomètre-référentiel « Mappy », du trajet le plus court en kilomètre.

La prime de transport est donc une prime annuelle versée sous la forme de deux primes par an. Cette prime est basée sur un forfait en fonction d’une fourchette kilométrique et sur la distance entre le domicile du salarié et le lieu de travail.

Cela ne correspond donc pas au trajet aller/retour domicile lieu de travail. La référence utilisée est le site « Mappy.fr » et le trajet le plus court en kilomètres sauf pour les moyens de locomotions où il n’est pas possible d’emprunter les réseaux autoroutiers.

Le barème appliqué sera le suivant, pour 12 mois glissants :

Km mini entre le domicile et le lieu de travail Km maxi entre le domicile et le lieu de travail Montant total et maximum de la prime annuelle (versée en 2 fois)
0,00 5,00 50,00 €
5,10 10,00 100,00 €
10,10 15,00 150,00 €
15,10 200,00 €

Cette mesure sera appliquée pour la période du 1er avril 2018 au 31 mars 2019. Un bilan sera effectué lors des NAO 2019.

En cas de déménagement au cours de cette période, le salarié doit en informer le service paie au plus tôt au cours du semestre concerné et la valeur de la prime sera revue à partir de la date de déménagement, jusqu’à la fin de la période de référence.

5)Prime vélo

Le prime vélo a pour objet, la prise en charge d’une partie des frais engagés par les salariés se déplaçant à vélo ou à vélo à assistance électrique entre leur résidence habituelle (c’est-à-dire celle déclarée à l’entreprise comme étant leur lieu d’habitation) au lieu de travail.

Sont concernés par le prime vélo, les salariés effectuant le trajet domicile-lieu de travail à vélo ou à vélo à assistance électrique.

Le prime vélo, dont le montant maximum annuel est fixé à 200€, sera versée sous la forme de deux primes par an :

  • La première prime sera versée lors de la paie d’octobre 2018, elle couvrira la période du 1er avril 2018 au 30 septembre 2018.

  • La seconde prime sera versée lors de la paie d’avril 2019, elle couvrira la période du 1er octobre 2018 au 31 mars 2019.

Le montant total, maximum, annuel, de la prime est plafonné à 200€.

En cas d’absence du salarié, autre que pour des congés légaux et conventionnels, le montant de la prime sera proratisé. Les montants maximums inscrits dans le tableau, prennent déjà en compte les absences pour nos congés légaux et conventionnels.

Concernant les salariés à temps partiel, conformément aux dispositions de l’article R. 3261-9 du Code du travail :

  • Le salarié, dont le temps partiel est au moins égal à la moitié de la durée légale de travail hebdomadaire, bénéficiera de la prime en intégralité.

  • Le salarié, dont le temps partiel est inférieur à la moitié de la durée légale de travail hebdomadaire bénéficiera de la prime qui sera proratisée en fonction du nombre d’heures travaillées par le salarié.

Pour bénéficier de la prime de vélo, le salarié doit être présent dans les effectifs de l’entreprise au moment du versement de ladite prime.

Par ailleurs, il est précisé que cette prime :

  • Peut se cumuler avec le remboursement des abonnements de transport public.

  • Ne peut pas se cumuler avec la prime de transport.

Afin de bénéficier de la prime vélo, le salarié doit transmettre :

  • Chaque semestre, une déclaration sur l’honneur du nombre de trajets effectués.

  • Impression de l’itinéraire précisant la distance en kilomètre (Référence : Mappy sur le trajet le plus court en kilomètres)

La prime vélo est fixée à 0,25€ par kilomètre parcouru par le salarié afin d’effectuer le trajet domicile-lieu de travail. Cela ne correspond donc pas au trajet/aller retour domicile lieu de travail.

Il est précisé que cette prime vélo sera prise en charge en partie, dans la limite maximale de 200€ par an et par salarié.

Cette mesure sera appliquée pour la période du 1er avril 2018 au 31 mars 2019. Un bilan sera effectué lors des NAO 2019.

6) Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco)

Dans un contexte où les réformes successives des retraites viennent amoindrir les montants des retraites reçues des caisses auxquelles les salariés et l’entreprise cotisent, l’entreprise souhaite continuer à promouvoir le dispositif Perco chez Lutti.

Aussi, dans le cadre de la présente négociation, l’entreprise acte un abondement de 50 € bruts pour chaque salarié adhérent – ou en cours d’adhésion - au PERCO à la date de signature du présent accord soit le 6 avril 2018.

Cet abondement bénéficiera également à chaque salarié ouvrant un Perco entre la date de signature du présent accord et le 31 décembre 2018.

Par ailleurs, les parties conviennent d’ouvrir une négociation d’un avenant à notre accord Perco et relatif au transfert de 5 jours de congés ou repos non pris au lieu des 3 jours prévus par l’accord initial avec application sur 2018.

Les autres modalités de l’accord Perco prévues par l’accord collectif signé en 2016 demeurent sans changement.

7)Prime d’assiduité

La prime d’assiduité dont le but essentiel est de gratifier la présence au travail est reconduite pour 2018 dans les conditions suivantes :

Une prime bimestrielle égale à un montant de 75 € bruts est attribuée aux salariés qui ont été inscrits à l’effectif de la société durant tout le bimestre et qui ont été présents durant toute la période sus-dite ; c’est à dire qu’ils n’ont aucune absence.

Les congés légaux et conventionnels étant par nature considérés comme présence. Toutefois, pour tenir compte du caractère constitutionnel du droit de grève, tel que reconnu dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 faisant elle-même référence au préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (Jurisprudences de la Cour de Cassation et recommandations de la Halde), les éventuels temps de grève ne pourront engendrer de perte de prime d’assiduité.

  • Le premier bimestre correspond à la période commençant du 16 janvier 2018 et se terminant le 15 mars 2018. La prime de 75 € bruts sera payée sur la paie du mois d’avril 2018

  • Le deuxième bimestre correspond à la période commençant du 16 mars 2018 et se terminant le 15 mai 2018. La prime de 75 € bruts sera payée sur la paie du mois de juin 2018

  • Le troisième bimestre correspond à la période commençant du 16 mai 2018 et se terminant le 15 juillet 2018. La prime de 75 € bruts sera payée sur la paie du mois d’août 2018

  • Le quatrième bimestre correspond à la période commençant du 16 juillet 2018 et se terminant le 15 septembre 2018. La prime de 75 € bruts sera payée sur la paie du mois d’octobre 2018

  • Le cinquième bimestre correspond à la période commençant du 16 septembre 2018 et se terminant le 15 novembre 2018. La prime de 75 € bruts sera payée sur la paie du mois de décembre 2018

  • Le sixième et dernier bimestre correspond à la période commençant du 16 novembre 2018 et se terminant le 15 janvier 2019. La prime de 75 € bruts sera payée sur la paie du mois de février 2019

La notion de présence s’entend d’une présence effective au poste de travail. Toute absence, qu’elle qu’en soit la durée pendant la période couverte par la prime bimestrielle, hors congés payés, fait perdre au salarié concerné le bénéfice de cette prime bimestrielle.

Au total sur la période telle que précédemment définie, le montant sera de 450 € bruts pour un salarié qui perçoit la prime d’assiduité à 100% sur 12 mois.

8) Egalité professionnelle Hommes/Femmes

Un accord en faveur de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et la mixité dans l’entreprise a été conclu le 30 novembre 2015, avec l’unanimité des organisations syndicales représentatives. Cet accord porte sur :

  • La formation

  • La promotion professionnelle

  • Les conditions de travail

  • La rémunération

Il est rappelé que les grilles de rémunération ainsi que les fiches emplois chez Lutti sont établies sans aucune différenciation entre les hommes et les femmes.

Un travail de correction des situations de rémunération entre les femmes et les hommes en situation professionnelle en tout point comparable a été effectué dans le cadre du plan d’action 2012 – 2013- 2014 et des NAO 2013 – 2014 – 2015, avec une enveloppe financière dédiée. Aujourd’hui, il n’existe plus d’écart.

L’entreprise réaffirme que l’évolution de la rémunération des salariés est basée sur les compétences, l’expérience professionnelle, le niveau de responsabilité, les résultats et l’expertise, sans considération de genre.

Un point de vigilance est fait à chaque recrutement et/ou mobilité afin de maintenir notre politique de 0 écart de rémunération entre les hommes et les femmes en situation professionnelle en tous points comparables.

9) Jour pour enfants malades ou ascendant bénéficiaire de l’APA

Ce dispositif est reconduit pour l’année 2018 dans les conditions suivantes :

Attribution d’un jour d’absence rémunéré en cas d’enfant malade, par enfant.

  • Sur justificatif médical

  • Lorsque les 2 parents travaillent tous les 2 chez Lutti, il leur sera possible de mutualiser ce droit à une journée pour enfant malade, sur un seul des 2 parents.

  • Cette journée sera étendue dans les mêmes termes et mêmes conditions aux ascendants d’un salarié, bénéficiaire de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie attribuée dans le cadre du maintien à domicile ou de toute mesure ultérieure ayant le même objet, qui remplacerait ce dispositif.

10)Œuvres sociales versées au Comité d’Entreprise

Le niveau du budget des œuvres sociales versé au Comité d’Entreprise sera abondé de 3000 € et permettra ainsi de continuer à faire bénéficier aux salariés de chèques vacances.

11) Négociation collective et dialogue social

Sur l’année 2018, il sera ouvert des négociations portant plus spécifiquement sur :

  • Le protocole d’accord préélectoral en vue des élections professionnelles 2018 et la mise en place du CSE ;

  • Accord PERCO : alimentation de 5 jours au lieu de 3 jours ;

  • La qualité de vie au travail ;

  • La GPEC ;

  • Négociation d’un nouvel accord d’intéressement ;

  • Avenant à l’accord ARTT et forfait jours.

Un suivi spécifique aura lieu tout au long de l’année avec :

Les commissions du CE:

  • La commission « Egalité Hommes / Femmes »

  • La commission « logement »

  • La commission « formation »

Les commissions de suivi des accords en vigueur :

  • La commission « Epargne salariale » :

  • La commission « RTT » : du suivi du temps de travail, avec un point spécifique sur le suivi de l’accord « forfait jours » pour les cadres, ainsi que sur l’accord portant sur la conversion des heures supplémentaires en temps de repos

  • La commission de suivi de l’accord sur l’égalité professionnelle

  • La commission restauration

  • La commission mutuelle.

Les échanges seront poursuivis avec les différents membres des instances représentatives du personnel et notamment les groupes de travail dans le cadre de la mise en application de notre politique de sécurité et conditions de travail dans l’entreprise et plus spécifiquement sur le périmètre industriel.

ARTICLE 3 : DUREE ET APPLICATION DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée d’un an, soit pour l’année 2018.

Au 31 décembre 2018, il cessera automatiquement de produire ses effets.

Chacune des parties signataires au présent accord peut en demander en tout ou partie, la révision par lettre recommandée avec accusé de réception, adressée à chacune des parties, accompagnée de la nouvelle rédaction proposée.

Une négociation s’engagerait, alors, dans les trois mois qui suivent la demande de révision, le présent accord restant en vigueur tant qu’il n’a pas été révisé.

ARTICLE 4 : DEPOT ET PUBLICITE DE L’ACCORD

Le présent accord sera déposé à la DIRECCTE de Lille ainsi qu’au Greffe du Conseil des Prud’hommes de Tourcoing.

Fait à Bondues, en 7 exemplaires, le 6 avril 2018 

  • Pour la CFDT, XXX

  • Pour la CGC, XXX

  • Pour FO, XXX

  • Pour LUTTI, XXX

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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