Accord d'entreprise "Un Accord relatifs aux NAO 2023 sur les salaires" chez SCHNEIDER TOSHIBA INVERTER EUROPE SAS (Siège)

Cet accord signé entre la direction de SCHNEIDER TOSHIBA INVERTER EUROPE SAS et le syndicat CGT-FO et CFE-CGC le 2023-01-23 est le résultat de la négociation sur les augmentations de salaire (ou diminuton / gel des salaires), l'égalité salariale hommes femmes.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CGT-FO et CFE-CGC

Numero : T02723003657
Date de signature : 2023-01-23
Nature : Accord
Raison sociale : SCHNEIDER TOSHIBA INVERTER EUROPE SAS
Etablissement : 39924041500030 Siège

Égalité HF : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif égalité HF pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2023-01-23


ACCORD SUR LES SALAIRES 2023

PREAMBULE

La Direction et les Organisations Syndicales se sont réunies les 16 décembre 2022, 12 janvier, 18 janvier et 23 janvier 2023 dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires, au titre de l’année 2023.

Lors de la première réunion en date du 16 décembre 2022, la Direction a présenté aux Organisations Syndicales un certain nombre d’informations relatives notamment à l’historique des NAO sur STIE, au bilan du plan de révision salariale de 2022 et au contexte économique général, notamment au titre du niveau élevé et soutenu de l’inflation de 2022.

Pour rappel, des mesures exceptionnelles ont été prises en 2022 afin d’atténuer les effets de l’inflation et préserver le pouvoir d’achat des salariés. Ces mesures se sont concrétisées par la signature d’un accord groupe en date du 3 octobre 2022. Au titre de cet accord, l’ensemble des collaborateurs du Groupe Schneider Electric présents dans les effectifs au 1er novembre 2022 en France a bénéficié d’une augmentation de salaire de 2% portant sur le salaire de base, avec effet rétroactif au 1er septembre 2022.

Cet accord (Accord groupe portant sur la mise en place de mesures exceptionnelles pour le pouvoir d’achat des collaborateurs du Groupe Schneider Electric en France) prévoit dans son article 2 qu’ « en cas de persistance d’un niveau élevé d’inflation, il pourra être tenu compte de l’effet report généré par cette mesure (1,32%) dans le cadre des NAO 2023 dans chacune des entités juridiques. »

C’est donc dans ce contexte exceptionnel que les parties ont débuté la négociation annuelle obligatoire relative aux salaires au sein de Schneider Toshiba Inverter Europe SAS au titre de l’année 2023.

Lors de la deuxième réunion en date du 12 janvier 2023, la Direction a formulé ses premières propositions et a procédé au recueil des revendications des Organisations Syndicales.

Après deux réunions de négociation, la Direction et les Organisations Syndicales signataires se sont accordées sur les mesures du présent accord.

Article 1 – Champ d'application

Les présentes dispositions visent les salariés de Schneider Toshiba Inverter Europe SAS, à l'exception des salariés bénéficiaires de contrats conclus dans le cadre de l'alternance (contrat de professionnalisation et contrat d'apprentissage) dont les rémunérations évoluent selon des modalités spécifiques définies dans l'accord collectif de Groupe du 14 avril 2022.

Article 2 – Dispositions concernant les personnels OATAM de niveau I à V inclus

Le budget global consacré à la progression des rémunérations sera égal à 5% maximum de la masse salariale de la population concernée, décomposé de la manière suivante :

  • 4% dédié aux augmentations générales. Celle-ci ne sera pas inférieure à 100 euros brut mensuel pour un salarié à temps plein.

L’application du plancher ci-dessus viendra en déduction du budget des augmentations individuelles.

  • 1% maximum dédié aux augmentations individuelles visant à récompenser la performance individuelle. Ce budget sera consacré à des augmentations du salaire annuel de base et/ou à l’augmentation des taux cibles du STIP ou SIP.

Ces mesures seront effectives au 1er avril 2023.

article 3 – dispositions concernant les ingénieurs et cadres

Le budget global consacré à la progression des rémunérations sera égal à 5 % maximum de la masse salariale de la population concernée, décomposé de la manière suivante :

  • 2,7% maximum dédié aux augmentations individuelles visant à récompenser la performance individuelle. Ce budget sera consacré à des augmentations du salaire annuel de base et/ou à l’augmentation des taux cibles du STIP ou SIP.

  • 2,3 % dédié aux augmentations collectives au titre du niveau exceptionnel d’inflation.

Il est précisé que les Cadres IIIC sont exclus du périmètre d’application des augmentations collectives au titre du niveau exceptionnel d’inflation. Ils seront en revanche éligibles au budget global maximum de 5% du présent article 3 sous forme d’augmentations individuelles.

Ces mesures seront effectives au 1er avril 2023.

Article 4 – Budget dédie a la recherche de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

Les parties conviennent, compte tenu de la situation d’inflation très particulière en 2022, que le budget propre dédié à la recherche de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est exceptionnellement intégré dans les montants d’augmentation individuelles prévues aux articles 2 et 3 du présent accord.

Pour autant, les parties tiennent à rappeler leur attachement au respect de l’égalité entre les femmes et les hommes et leur volonté à continuer de prendre des mesures permettant de résorber les éventuels écarts de rémunération. C’est pourquoi une politique d’accompagnement salarial cohérente doit être menée dans le cadre des évolutions de carrière et de rémunération tout en neutralisant l’effet du genre.

Article 5 – Salaires minimum STIE pour les oatam

Les salaires minimum STIE seront revalorisés à hauteur de 1,5% au 1er avril 2023.

Il est rappelé que la revalorisation de ces salaires minimum entraîne de facto une augmentation corrélative, à la même date, des primes d’ancienneté.

Article 6 – engagement de discussions courant 2023 sur la participation employeur aux frais du restaurant d’entreprise et sur le budget activités sociales et culturelles du cse

Les parties ont convenues que des discussions seront ouvertes courant 2023 avec les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise concernant :

  • la participation employeur aux frais du Restaurant d’entreprise ;

  • la participation aux activités sociales et culturelles du CSE STIE

Article 7– mise en place d’une commission de suivi de rémunération pour le plan 2023

La Direction s’engage à mettre en place une Commission de Suivi du présent accord qui aura pour objectif d’étudier l’application et les conséquences des mesures prises dans le cadre du Plan de Révision Salariale 2023. A cette fin, la Commission sera réunie avant la fin du mois d’octobre 2023.

La Commission de suivi sera composée de 2 représentants de chaque Organisation Syndicale Représentative au sein de STIE et signataire du présent accord.

Article 8 – Clause de revoyure

Les parties signataires s’engagent à se revoir au cours du mois de septembre 2023 pour faire un point sur la situation.

Article 9 – Dispositions générales et durée

Le présent accord a été signé dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire pour l’année 2023.

Ces dispositions sont à valoir sur toutes autres dispositions de même nature ou objet qui pourraient résulter des dispositions conventionnelles nationales, régionales ou locales au sein de la branche professionnelle.

Le présent accord est établi en 4 exemplaires pour notification à chaque syndicat représentatif.

Conformément aux articles L.2231-6 et D.2231-2 du Code du travail il sera déposé :

Le texte du présent accord comporte 5 pages numérotées de 1 à 5.

Fait à Pacy sur Eure, le 23 janvier 2023.

Pour la Direction Pour les Organisations Syndicales Représentatives

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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