Accord d'entreprise "Accord d'entreprise portant sur le télétravail choisi" chez ARCELORMITTAL GANDRANGE (Siège)

Cet accord signé entre la direction de ARCELORMITTAL GANDRANGE et le syndicat CFE-CGC et CGT et CFDT le 2021-07-20 est le résultat de la négociation sur le télétravail ou home office.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CFE-CGC et CGT et CFDT

Numero : T05721005130
Date de signature : 2021-07-20
Nature : Accord
Raison sociale : ARCELORMITTAL GANDRANGE
Etablissement : 41043591100061 Siège

Télétravail : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Télétravail ACCORD EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ET SES OBJECTIFS DE PROGRESSION (2022-12-16) ACCORD SUR LE TELETRAVAIL CHOISI (2022-12-02)

Conditions du dispositif télétravail pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2021-07-20

ACCORD D’ENTREPRISE PORTANT SUR LE TELETRAVAIL CHOISI

Entre :

La société ArcelorMittal GANDRANGE, représentée par Mr , en sa qualité de Directeur et Mme , en sa qualité de Responsable Ressources Humaines

Ci-après dénommée « la société »,

D’une part

ET :

Les organisations syndicales de la Société ArcelorMittal Gandrange :

  • Le Syndicat CFDT représenté par Mr , en sa qualité de délégué syndical,

  • Le Syndicat CFE CGC représenté par Mr , en sa qualité de délégué syndical,

  • Le syndicat CGT représenté par Mr , en sa qualité de délégué syndical,

D’autre part

Il a été arrêté et convenu ce qui suit à la suite des réunions de négociation qui se sont tenues les 18 juin, 1er juillet et 20 juillet 2021 avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la société ArcelorMittal Gandrange.

Table des matières

Préambule 4

TITRE 1 – Champ d’application de l’accord 4

TITRE 2 – Objet de l’accord 4

TITRE 3 – Mise en œuvre du télétravail choisi 5

Chapitre 1 – Conditions et déroulé de la mise en place 5

Article 1 – Postes éligibles 5

Article 2 – Salariés éligibles 5

Article 3 – Double volontariat 6

Article 4 – Formulation de la demande et réponse 6

Article 5 – Avenant au contrat de travail 7

Chapitre 2 – Acceptation partielle, refus et réversibilité 7

Article 6 – Acceptation partielle 7

Article 7 – Refus 8

Article 8 – Réversibilité 8

Chapitre 3 – Organisation 8

Article 9 – Grands principes d’organisation 8

Article 10 – Amplitude et rythme 9

Article 11 – Pointage 9

Article 12 – Lieu 9

Article 13 – Horaires de travail, plages de disponibilité, droit à la déconnexion et contrôle de l’activité 10

Article 14 – Modalités de régulation de la charge de travail 10

Article 15 – Equipement et usages des outils numériques 11

Article 16 – Protection des données 11

Article 17 – Prise en charge des frais professionnels 11

Article 17-1 – Frais récurrents 11

Article 17-2 – Frais d’installation après période d’adaptation 12

Article 18 – Télétravail thérapeutique 12

Chapitre 4 – Santé et sécurité 13

Article 19 – Installation du télétravailleur et assurance 13

Article 20 – Accident de travail 13

Chapitre 5 – Droits légaux et conventionnels des salariés 13

Article 21 – Egalité de traitement 13

TITRE 4 – Dispositions finales 14

Article 22 – Commission de suivi et d’application de l’accord 14

Article 23 – Cadre juridique 14

Article 24 – Date d’entrée en vigueur et durée de l’accord 14

Article 25 – Révision de l’accord 14

Article 26 – Formalités de dépôt 15

Préambule

L’évolution des outils de communication et des modes de travail associés, la recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ont fait évoluer les mentalités et les attentes des salariés et des managers sur le sujet du Télétravail. ArcelorMittal Gandrange souhaite s’inscrire dans cette évolution sociétale en adaptant les modes possibles d’organisation du travail en instaurant le télétravail choisi pour ses salariés.

La Direction et les organisations syndicales soussignées ont donc souhaité mettre en place et encadrer une nouvelle forme d’organisation du travail en négociant un accord sur le télétravail choisi en application de l’article L 1222-9 du Code du Travail.

TITRE 1 – Champ d’application de l’accord

Les dispositions du présent accord sont applicables à l’ensemble du personnel cadre et non cadre éligible au dispositif du télétravail choisi tel que défini dans les articles 1 et 2 du présent accord.

TITRE 2 – Objet de l’accord

Le présent accord a pour objet de définir l’organisation du télétravail choisi au sein d’ArcelorMittal Gandrange, à savoir la volonté partagée entre le salarié et l’entreprise de mettre en place l’exécution du travail du salarié en dehors des locaux de l’entreprise à travers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Le présent accord n’instaure aucune obligation ni aucun droit automatique au télétravail.

Cet accord n’a pas pour objet le télétravail imposé mis en place en cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles, par exemple lors d’une pandémie, d’un épisode de pollution majeure, de fortes intempéries. Il ne traite pas non plus du télétravail nomade, télétravail lié à certaines fonctions de l’entreprise, comme par exemple les commerciaux qui sont régulièrement en clientèle et peuvent revenir travailler chez eux plutôt qu’au bureau après un rendez-vous en clientèle, avec accord de leur hiérarchie.

TITRE 3 – Mise en œuvre du télétravail choisi

Chapitre 1 – Conditions et déroulé de la mise en place

Article 1 – Postes éligibles

Un poste éligible au télétravail choisi est un poste qui doit pouvoir être exercé en toute indépendance par rapport au lieu et dont l’exécution partielle à distance est compatible avec le bon fonctionnement du service et la configuration du service et de l’entreprise. L’appréciation sera faite par le manager et la Direction.

Un poste qui, par nature, requiert d’être exercé physiquement et de manière permanente dans les locaux de l’entreprise, notamment en raison de la nécessité d’une présence physique du salarié, d’une proximité obligatoire avec les collègues et/ou la hiérarchie, d’une organisation du temps de travail spécifique et notamment tous les régimes postés, ou de l’utilisation de logiciels, équipement matériels et ou techniques spécifiques, ne pourra être exercé en télétravail choisi.

Article 2 – Salariés éligibles

Les parties rappellent que le télétravail choisi est fondé sur la confiance réciproque entre le manager et le collaborateur ainsi que sur la capacité de celui-ci à exercer ses fonctions de façon autonome. Le télétravail choisi implique qu’une partie de l’activité du salarié puisse être exercée à distance et ne nécessite pas de proximité managériale physique permanente.

Sont dès lors éligibles les salariés qui répondent, à leur date d’entrée en télétravail choisi, aux conditions cumulatives listées ci-après.

Les salariés doivent

  • être titulaires d’un contrat de travail à durée indéterminée à temps plein ou à temps partiel supérieur ou égal à 80 % ;

  • justifier d’une ancienneté d’un an minimum dans l’entreprise ou dans la fonction ;

  • occuper un poste compatible avec le télétravail choisi ;

  • disposer d’une autonomie suffisante dans l’organisation de leur travail dans le poste occupé et la gestion du temps de travail, sans besoin d’un soutien managérial rapproché ;

  • disposer d’un espace à domicile permettant une bonne installation de travail ;

  • disposer d’un équipement de travail dont une connexion internet haut débit suffisante de 10 Mb/s minimum ;

  • disposer d’une organisation personnelle permettant un travail d’une qualité équivalente à celui réalisé dans les locaux de l’entreprise ;

  • être mobilisable sur site en respectant un délai de prévenance d’un jour ouvré.

Le recours au télétravail choisi pour les salariés en CDD fera l’objet d’une acceptation au cas par cas après étude des conditions organisationnelles et selon le contenu de la mission confiée, selon les mêmes critères que ceux ayant conduit à l’exclusion de certains postes tels que mentionnés à titre indicatif dans l’article 1 du présent accord.

Tout changement de poste remet en question le télétravail choisi éventuellement mis en place pour le salarié lors du poste précédent. Suite à un changement de poste et de service, un délai de 12 mois sera observé pour remettre en place du télétravail choisi, si tant est que toutes les conditions soient remplies, concernant tant le nouveau poste occupé dans l’entreprise que le salarié. Ce délai pourra être réduit d’un commun accord entre le manager et le salarié.

En cas notamment de déménagement, d’évolution de la situation personnelle, d’évolution organisationnelle du service, ou de l’entreprise, l’éligibilité au télétravail choisi d’un salarié peut être remise en cause par le salarié ou par l’employeur, selon les dispositions prévues à l’article 8.

Article 3 – Double volontariat

Le recours au télétravail ne pourra être mis en œuvre que dans le cadre d’un commun accord trouvé entre l’entreprise et le collaborateur.

L’entreprise informe ses salariés de l’existence du télétravail choisi. La demande de mise en place du télétravail choisi se fait à l’initiative du salarié. Le télétravail choisi repose sur le double volontariat, à savoir que le salarié et l’entreprise sont d’accord pour sa mise en place.

Dans tous les cas, la mise en place du télétravail choisi procédera d’une décision managériale en fonction des contraintes opérationnelles et organisationnelles du service ou de l’entreprise. Le chef de service ou le directeur de site pourra éventuellement déterminer une proportion limitée de salariés en situation de télétravail choisi.

Pour une bonne mise en place du télétravail choisi au sein d’ArcelorMittal Gandrange, chaque chef de service est encouragé à faire un état des lieux des possibilités de mise en œuvre de ce dispositif pour ses équipes.

Article 4 – Formulation de la demande et réponse

Le salarié formule sa demande de passage en télétravail choisi par écrit auprès de sa hiérarchie selon le modèle de formulaire joint en annexe 1 accompagné du complément (annexe 2), au moins deux mois avant la date souhaitée pour le passage en télétravail choisi. La hiérarchie dispose d’un délai de réponse maximum d’un mois à compter de la réception de la demande du salarié, afin de lui permettre d’examiner les conséquences de cette demande sur l’organisation du département. La réponse pourra consister en une acceptation totale de la demande, une acceptation partielle ou un refus.

Ce délai pourra être réduit à un mois pour les salariés ayant été en télétravail sur le même poste pendant la crise sanitaire.

Article 5 – Avenant au contrat de travail

Après accord entre les parties, un avenant au contrat de travail du salarié est établi pour la durée de validité de l’accord. Il prévoit un période d’adaptation de trois mois à compter de l’entrée en vigueur du télétravail choisi, permettant au salarié et à l’employeur de tester le degré de compatibilité avéré de l’activité du salarié et du salarié lui-même à ce mode d’organisation du travail. Ce délai sera réduit à un mois pour les salariés ayant été en télétravail imposé sur le même poste durant la crise sanitaire.

En cas d’échec pour quelque raison que ce soit pendant la période d’adaptation, il pourra être mis fin au télétravail choisi dans un délai de deux semaines, par le salarié ou par l’employeur. L’un ou l’autre peut également mettre fin au télétravail choisi à l’issue de la période d’adaptation, sans préavis. Le salarié poursuit alors sa mission dans les locaux de l’entreprise.

L’avenant au contrat de travail précise notamment, outre les dates de démarrage du télétravail choisi et de la période d’adaptation, le lieu où s’effectuera le télétravail choisi, le matériel fourni par l’entreprise, le rythme et le jours télétravaillés, les horaires de travail, la prise en charge des frais, les conditions de réversibilité, les préconisations liées à la protection des données. Il stipule que le salarié dispose de l’espace, de la bonne installation à domicile et de l’organisation personnelle ad hoc pour télétravailler.

Il confirme la bonne réception par l’employeur de l’attestation de l’extension de l’assurance multirisques habitation du salarié pour l‘exercice du télétravail. Il inclut l’attestation sur l’honneur du salarié indiquant que les conditions d’exercice du télétravail choisi à son domicile présentent toutes les garanties d’un travail exercé en toute sécurité.

Chapitre 2 – Acceptation partielle, refus et réversibilité

La capacité d’un salarié à télétravailler sera appréciée par la hiérarchie en prenant en compte tous les critères listés dans les articles 1 et 2 du présent accord, précisant l’éligibilité des postes et des salariés au télétravail choisi.

Article 6 – Acceptation partielle

Une acceptation partielle valide le principe de l’acceptation du télétravail choisi par la hiérarchie pour le salarié, mais remet en cause le nombre de jours demandés en télétravail choisi, ou le/les jours demandés dans la semaine du fait des choix d’organisation faits par le management, ou la date de démarrage du télétravail choisi.

Une discussion entre le salarié et son n+1 est alors souhaitable pour essayer d’arriver à un compromis répondant aux besoins du service et aux attentes du salarié en vue de la signature d’un avenant au contrat de travail de celui-ci.

Article 7 – Refus

Un refus de l’employeur est possible et peut s’expliquer notamment pour les raisons suivantes : le poste occupé n’est pas compatible avec le télétravail ; le salarié ne remplit pas au moins une condition requise ; la désorganisation de l’équipe, du service serait trop importante ; le salarié doit accompagner l’intégration de nouveaux entrants (mission de tuteur ou parrain) ; une impossibilité technique empêche l’accès au télétravail choisi, comme par exemple une impossibilité informatique liée à un équipement spécifique nécessaire ou l’utilisation de logiciels sécurisés.

En cas de refus par la hiérarchie incompris par le salarié, celui-ci a la possibilité de renouveler sa demande auprès de son N+2 en concertation avec le N+1.

Le refus d’acceptation du télétravail choisi par l’employeur n’est pas un motif de rupture du contrat de travail.

Article 8 – Réversibilité

Au-delà de la période d’adaptation prévue à l’article 5 du présent accord, les parties conviennent que le salarié ou le manager pourront mettre fin au télétravail choisi, de façon unilatérale, sous réserve d’un délai de prévenance de deux mois. Ce délai peut être raccourci ou supprimé d’un commun accord entre le salarié et sa hiérarchie ou en cas d’impossibilité immédiate de poursuivre le télétravail choisi. La demande sera effectuée par écrit par le salarié à son manager. La décision du manager exposant la ou les raisons pour lesquelles il est mis fin au télétravail choisi sera également effectuée par écrit.

Dès la fin de l’exercice du télétravail choisi, le salarié restitue à l’employeur le matériel qui lui avait été spécifiquement remis pour pouvoir travailler à domicile.

Chapitre 3 – Organisation

Article 9 – Grands principes d’organisation

Le télétravail choisi se réalise, par principe, par journée complète de travail. Par exception à ce principe, il pourra être exercé en demi-journée à la condition expresse qu’il permette d’éviter un déplacement entre le domicile et le lieu de travail, c’est-à-dire dans les cas où le salarié est en repos pendant l’autre demi-journée (congé, RTT, temps partiel, etc..).

L’amplitude définie pour le télétravail choisi est la semaine. Quel que soit le rythme de télétravail choisi tel que défini ci-après, l’organisation du travail reste à la main du manager. Si pour des raisons personnelles, le salarié ne peut exercer son activité à son domicile un ou des jour(s) initialement prévu(s) en télétravail choisi, il préviendra sa hiérarchie et il travaillera alors dans les locaux de l’entreprise. Il en est de même si en raison de nécessité de services, une journée initialement prévue en télétravail choisi doit être effectuée sur site ou en déplacement professionnel à la demande de la hiérarchie. Dans ces deux cas, le changement est possible en respectant un délai de prévenance d’un jour ouvré.

Un jour de télétravail choisi non réalisé pourra être reporté au cours de la même semaine, après acceptation de la hiérarchie. Il n’est pas possible de cumuler ou de reporter un ou des jours de télétravail choisi non effectué(s) au-delà de la semaine où il(s) devai(en)t avoir lieu. Un salarié en télétravail choisi qui, pour des raisons de service, devrait être présent sur site pendant une semaine complète sera informé par sa hiérarchie avec un délai de 3 jours ouvrés minimum. Il n’y a pas de compensation à la suppression ou au décalage de jours en télétravail choisi.

Article 10 – Amplitude et rythme

Afin de maintenir le lien social avec l'entreprise et la communauté de travail, et de préserver le bon fonctionnement des activités, le télétravail choisi est organisé de sorte que le salarié soit présent dans l'entreprise au moins trois jours par semaine pour une semaine complète de travail. Une semaine complète de télétravail choisi n’est donc pas possible.

Le nombre maximum de jours de télétravail choisi par semaine est de deux pour un salarié à temps plein et de 1,5 jours pour un salarié travaillant à 80 %(à raison d’une semaine à 2 jours et d’une semaine à 1 jour). Dans ce cadre, les responsables de service organisent le télétravail choisi pour leurs équipes en fonction des besoins du service : ils auront la faculté d’organiser le télétravail choisi de telle sorte que les salariés du service soient présents simultanément au sein des locaux de l’entreprise un certain nombre de jours par semaine, certains jours de celle-ci ne pouvant alors pas être télétravaillés, ou de fixer avec chaque salarié concerné le ou les jours de la semaine qui seront télétravaillés de telle sorte que soit assurée la présence simultanée, dans les locaux de l’entreprise, d’un nombre minimum de salariés, ou toute autre organisation de télétravail choisi.

Article 11 – Pointage

Toute journée de télétravail choisi est pointée dans OneHRis conformément à l’avenant au contrat de travail signé à l’initiative du salarié. En cas de changement de jour télétravaillé à la demande du salarié ou de l’employeur, le pointage est ajusté afin que celui-ci corresponde strictement à la réalité, tout en respectant les grands principes d’organisation tels que précisés dans l’article 9.

Article 12 – Lieu

Le lieu du télétravail choisi est le domicile du salarié. L’adresse du domicile s’entend comme le lieu de résidence principale en France du télétravailleur.

Il s’agit au sens du présent accord de l’adresse déclarée par le salarié à l’entreprise et inscrite sur le bulletin de paie. Durant les jours de télétravail, le salarié ne percevra pas d’indemnité de transport.

Article 13 – Horaires de travail, plages de disponibilité, droit à la déconnexion et contrôle de l’activité

Les salariés non cadres de jour dont le temps de travail est décompté en heures exerceront leur activité à domicile dans la limite de 7,60 heures de travail effectif par jour en respectant les horaires de travail définis dans l’accord temps de travail ArcelorMittal Gandrange du 26 juillet 2000. Pendant ces plages horaires et dans la limite du temps de travail du salarié, celui-ci est sous la subordination d’ArcelorMittal Gandrange et ne peut par conséquent vaquer à ses occupations personnelles. Le décompte du temps de travail pour les jours en télétravail choisi est identique à celui effectué lors des jours travaillés dans les locaux de l’entreprise.

Les cadres en convention de forfait annuel en 211 jours de travail et les cadres dirigeants en forfaits à la mission organiseront leur temps de travail en autonomie dans le cadre de leurs forfaits.

Tout travail en télétravail choisi doit s’inscrire dans le respect des limites légales et conventionnelles relatives à la durée du travail, notamment l’obligation d’une durée minimale de repos quotidien de 11 heures consécutives et de repos hebdomadaire de 24 heures consécutives hors repos quotidien.

Le salarié en télétravail choisi doit pouvoir être joint dans les mêmes conditions que lorsqu’il est présent dans les locaux de l’entreprise. A cet égard, il y a lieu de tenir compte des plages horaires durant lesquelles le salarié peut être contacté lorsqu’il est en télétravail choisi. Les parties conviennent, par ailleurs, que dans cette nouvelle forme d’organisation du travail, les techniques de l’information et de communication devront être maîtrisées et reconnaissent au salarié en télétravail choisi un droit à la déconnexion en dehors des horaires habituels de travail.

Par ailleurs, toute mise en place d’un système de surveillance et/ou de contrôle de l’activité des collaborateurs en télétravail choisi donne lieu à une information préalable des représentants du personnel et des collaborateurs concernés. Cette information précise les moyens utilisés ainsi que la finalité de la surveillance et/ou du contrôle.

Article 14 – Modalités de régulation de la charge de travail

Le télétravail choisi ne modifie pas la charge du travail à accomplir.

Lors de l’entretien annuel, un temps d’échange doit être consacré au suivi de l’organisation du travail. Les conditions d’activité du salarié lorsqu’il est en télétravail choisi, sa charge de travail et le maintien du lien nécessaire avec la collectivité de travail seront notamment évoqués.

Article 15 – Equipement et usages des outils numériques

Sous réserve de la conformité des installations électriques du domicile et de l’accès du logement du salarié à internet à un niveau de débit minimum tel que défini dans l’article 2, l’entreprise assure la fourniture, la maintenance et l’adaptation de l’équipement aux évolutions technologiques.

L’équipement de base pour travailler à domicile consiste en un ordinateur portable fourni par ArcelorMittal Gandrange avec les équipements de sécurité et de connexion (VPN et AMF (Authentification Multi-Facteurs)) permettant un fonctionnement identique à celui dans les locaux de l’entreprise, un casque et un téléphone portable.

Le salarié en télétravail choisi prend soin des équipements qui lui sont confiés et informe immédiatement sa hiérarchie en cas de panne, mauvais fonctionnement, détérioration, perte ou vol du matériel mis à disposition. Il bénéficie du support informatique d’ArcelorMittal Gandrange dans la limite des problèmes spécifiques liés à l’infrastructure informatique d’ArcelorMittal Gandrange. Autrement dit, le service informatique d’ArcelorMittal Gandrange ne viendra par exemple pas en aide aux salariés pour un problème de connexion à internet au domicile. En cas d’incident technique empêchant le salarié d’effectuer normalement son activité, il doit en informer immédiatement son responsable hiérarchique qui prend alors les mesures appropriées pour assurer la bonne organisation de l’activité.

Le salarié en télétravail choisi s’engage à respecter les règles fixées par ArcelorMittal Gandrange en matière de sécurité informatique et notamment de mot de passe, ce dernier étant strictement personnel. Le salarié doit également assurer la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des informations qui lui sont confiées ou auxquelles il a accès dans le cadre professionnel, sur tous supports et par tous moyens et notamment sur papier, oralement ou électroniquement.

Article 16 – Protection des données

Il incombe au salarié en télétravail choisi de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la confidentialité des données d’ArcelorMittal Gandrange, conformément au code éthique et aux politiques de protection des données d’ArcelorMittal en vigueur. Les salariés sont tenus de respecter les règles d’ArcelorMittal en matière de sécurité et de confidentialité des données.

Les ordinateurs fournis par ArcelorMittal doivent être mis en veille en mode protégé pendant les pauses et doivent être éteints après chaque utilisation. Les documents confidentiels ne doivent pas être jetés au domicile sans avoir été détruits préalablement.

Article 17 – Prise en charge des frais professionnels

Article 17-1 – Frais récurrents

Les parties s’accordent pour convenir de verser une allocation forfaitaire journalière d’un montant de 2,50 € net par jour de télétravail choisi, couvrant les frais professionnels engagés par le salarié.

Le télétravail choisi s’exerce par principe par journée complète de travail mais peut être exercé en demi-journée de façon exceptionnelle comme explicité dans l’article 9 du présent accord. Dans ce cas, l’allocation forfaitaire pour la demi-journée travaillée s’élèvera à 1,25€ net.

Les parties signataires conviennent, qu’à titre dérogatoire, le versement de cette allocation s’appliquera également au télétravail imposé par les pouvoirs publics. La prise en charge de ses frais récurrents sera effective à compter du premier jour du mois de la signature du présent accord par une majorité des organisations syndicales représentatives de la Société ArcelorMittal Gandrange.

Article 17-2 – Frais d’installation après période d’adaptation

Le salarié en télétravail choisi doit pouvoir bénéficier d’un environnement de travail adapté. C’est pourquoi il est convenu que ce salarié puisse faire l’acquisition d’élément(s) qu’il jugerait utile(s) au télétravail choisi, en fonction de son besoin propre (fauteuil ergonomique, lampe de bureau, écran …).

Le salarié achète l’élément ou les éléments dont il estime avoir besoin pour le compte de l’entreprise. L’entreprise rembourse 50% du montant de la dépense du salarié, avec un plafond de prise en charge par ArcelorMittal Gandrange fixé à 200 € et valable une seule fois. Le salarié reste propriétaire des biens achetés. La prise en charge de cette dépense est réalisée par note de frais, en une fois, sur présentation de la/les facture(s) ayant pour objet les éléments définis à l’alinéa 1 du présent article dont la date devra forcément être postérieure à la fin de la période d’adaptation qui aura été validée.

Article 18 – Télétravail thérapeutique

Pour les postes compatibles avec le télétravail, le télétravail dit « thérapeutique » peut être préconisé par un avis du médecin du travail, dans le but de faciliter la reprise du travail des personnes en temps partiel thérapeutique et/ou ayant été arrêtées en raison d’une maladie de longue durée, et devant limiter les différentes sources de fatigue et les déplacements.

Les parties s’accordent pour convenir le versement de l’allocation forfaitaire journalière de 2,50 € définie à l’article 17.1 du présent accord (soit 1,25€ pour une demi-journée).

Chapitre 4 – Santé et sécurité

Article 19 – Installation du télétravailleur et assurance

L’employeur ne peut avoir une complète maîtrise du lieu dans lequel s’exerce le télétravail et l’environnement qui relève de la sphère privée mais il demande que le travail à domicile puisse être effectué dans un lieu calme, clair, équipé d’une table, d’un siège, d’une prise électrique et d‘une connexion internet telle que définie dans l’article 2. Le lieu où le télétravailleur effectue son travail doit être utilisé uniquement à cette fin pendant les horaires de travail et doit permettre un travail de qualité.

Le salarié fournira une attestation sur l’honneur certifiant que les conditions d’exercice du télétravail choisi à son domicile présentent toutes les garanties d’un travail exercé en toute sécurité.

Le télétravailleur s’engage à fournir obligatoirement avant la signature de l’avenant à son contrat de travail, une attestation provenant de son assureur au titre de son assurance multirisques habitation indiquant que ce dernier a pris acte du fait que le salarié exerce une partie de son activité professionnelle en télétravail.

Dans le cas où le salarié endommagerait le matériel fourni par l’entreprise dans le cadre du télétravail choisi, ce matériel sera remplacé par ArcelorMittal Gandrange.

Dans tous les autres cas de sinistres, le salarié devra d’abord déclarer le dommage auprès de son assurance multirisques habitation personnelle. Il devra simultanément notifier le dommage à ArcelorMittal Gandrange à toutes fins utiles. Ces organismes exerceront ensuite leur recours si la responsabilité d’ ArcelorMittal Gandrange était susceptible d’être engagée.

Article 20 – Accident de travail

Les dispositions légales et conventionnelles relatives à la santé et la sécurité au travail sont applicables aux salariés en télétravail choisi et doivent être strictement respectées.

En cas d’accident survenu au domicile pendant l’exercice du télétravail choisi, le salarié s’engage à le signaler dès que possible à sa hiérarchie afin qu’une déclaration puisse être établie par ArcelorMittal Gandrange dans le délai légal.

Chapitre 5 – Droits légaux et conventionnels des salariés

Article 21 – Egalité de traitement

Le salarié en télétravail choisi bénéficie des mêmes droits et est soumis aux mêmes obligations que le salarié accomplissant sa prestation de travail dans les locaux de l’entreprise.

Le recours ou non au télétravail choisi est sans incidence sur les éléments constitutifs du socle contractuel, sur l’activité professionnelle, l’accès aux formations et l’évolution de carrière.

TITRE 4 – Dispositions finales

Article 22 – Commission de suivi et d’application de l’accord

Une commission d’application et de suivi de l’accord (CASA) est créée au niveau de la société et sera composée de deux représentants par organisation syndicale signataire du présent accord et de représentants de la Direction. Elle sera réunie dans les 6 mois précédant le terme du présent accord.

Des commissions de suivi et d’application exceptionnelles pourront être organisées à l’initiative de la Direction ou à la demande d’au moins une organisation syndicale signataire dans un délai maximum d’un mois.

Article 23 – Cadre juridique

Les dispositions du présent accord se substituent dans leur intégralité à toutes les dispositions issues des engagements unilatéraux, des usages et des accords collectifs existant antérieurement au sein des établissements et portant sur le même objet.

Il est conclu dans le cadre des articles L. 2221-1 et suivants du Code du Travail.

Article 24 – Date d’entrée en vigueur et durée de l’accord

Le présent accord prendra effet à compter du 01 septembre 2021.

Cet accord est conclu à durée déterminée et prendra fin le 31 décembre 2022, date à laquelle son application cessera de plein droit.

Conformément à l’article L. 2222-4 du Code du Travail, il ne se transformera pas en accord à durée indéterminée à la survenance de son terme.

Article 25 – Révision de l’accord

Le présent accord pourra faire l’objet d’une révision dans les conditions prévues par l’article L.2261-7-1 et suivants du Code du Travail.

Une telle révision pourra notamment intervenir en cas d’évolution des dispositions légales ou conventionnelles concernant les thèmes traités par le présent accord. Dans ce contexte, les parties conviennent de se réunir afin d’étudier les conséquences de ces évolutions au regard des dispositions du présent accord et d’arrêter toute mesure d’adaptation qui leur paraitrait nécessaire

Article 26 – Formalités de dépôt

Conformément à l’article D. 2231-2 du Code du Travail, le présent accord est établi en nombre suffisant d’exemplaires pour remise à chacune des organisations syndicales. Il sera déposé à la DIRECCTE et au secrétariat du Greffe du Conseil de Prud’hommes de Metz.

Fait à Gandrange, le 20 juillet 2021

Pour les Organisations Syndicales : Pour la Direction

Directeur

Pour la CFDT – Responsable des Ressources Humaines

Pour la CFE-CGC –

Pour la CGT –

Annexe 1 : Modèle de demande de passage en TéléTravail choisi

Nom Prénom du salarié

Adresse

Code postal Ville

ArcelorMittal Gandrange

A l’attention du responsable RH

Objet : Demande de passage en TéléTravail Choisi (TLTC)

Madame,

Je souhaite accéder au télétravail choisi en bénéficiant du dispositif prévu par l’accord portant sur cet objet signé le …………………………

Je satisfait aux conditions cumulatives requises d’adhésion au télétravail choisi prévues à l’article 2 de l’accord précité à savoir :

  • je suis titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée ;

  • je justifie d’une ancienneté d’un an minimum dans l’entreprise ou dans la fonction ;

  • j’occupe un poste compatible avec le télétravail choisi ;

  • je dispose d’une autonomie suffisante dans l’organisation de mon travail dans le poste occupé et la gestion du temps de travail, sans besoin d’un soutien managérial rapproché ;

  • je dispose d’un espace à domicile permettant une bonne installation de travail ;

  • je dispose d’un équipement de travail dont une connexion internet haut débit suffisante de 10 Mb/s minimum ;

  • je dispose d’une organisation personnelle permettant un travail d’une qualité équivalente à celui réalisé dans les locaux de l’entreprise ;

  • je suis mobilisable sur site en respectant un délai de prévenance d’un jour ouvré ;

  • j’atteste sur l’honneur que les conditions d’exercice du télétravail choisi à mon domicile présentent toutes les garanties d’un travail exercé en toute sécurité ;

  • j’ai fait le nécessaire pour mon assurance multirisques habitation afin de pouvoir réaliser une partie de mon activité professionnelle à domicile (1)

Sous réserve que ma demande soit acceptée, je souhaite par la présente, adhérer au télétravail choisi à compter du …………………….., au rythme de ………………jours par semaine, dans le cadre de l’activité que j’exerce aujourd’hui.

Fait à ………………………………………., le………………………………

Nom Prénom

Signature du salarié

  1. joindre une attestation de l’assureur incluant le télétravail dans l’assurance multirisques habitation

Annexe 2 : Complément à la demande de passage en TéLéTravail Choisi

Nom : ________________________________ Prénom : __________________________________

Emploi : ___________________________________

Département : _________________________ Secteur : __________________________________

Demande d’entrée en télétravail choisi à partir du : ______ / ______ / ______

Ma demande de passage en télétravail choisi correspond à une organisation de travail comme indiqué ci-dessous :

TéLéTravail Choisi

Nombre de jours par semaine souhaité en TLTC

Règle de base : le nombre de jours de présence sur site est au minimum

de 3 jours par semaine.

Inscrire donc 1, 2 jours pour les salariés à temps plein

Pour les salariés en temps partiels : nombre de jours à adapter pour tenir compte

de la règle de base

Jours dans la semaine souhaités en TLTC

Inscrire le(s) jour(s) (lundi, mardi…) qui seront travaillés à domicile, en

correspondance avec le nombre de jours indiqué ci-dessus

Acceptation de la hiérarchie

  • Totale

  • Partielle (pas d’acceptation sur le nombre de jours, ou sur les jours

souhaités, ou sur la date de démarrage)

  • Refus

Commentaire de la hiérarchie

Motifs d’une acceptation partielle ou d’un refus

Fait à _____________________________________, le _____________________________________

Signature du salarié : Validation du Responsable de Service : Validation du Responsable RH :
Date : Date :
Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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