Accord d'entreprise "ACCORD RELATIF A LA MISE EN PLACE DU FORFAIT ANNUEL EN JOURS" chez SARL NICOLAS LE JARDINIER (Siège)

Cet accord signé entre la direction de SARL NICOLAS LE JARDINIER et les représentants des salariés le 2021-11-29 est le résultat de la négociation sur sur le forfait jours ou le forfait heures.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et les représentants des salariés

Numero : T04721002037
Date de signature : 2021-11-29
Nature : Accord
Raison sociale : SARL NICOLAS LE JARDINIER
Etablissement : 44076230000018 Siège

Travail au forfait : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Forfait jour ou forfait heures

Conditions du dispositif travail au forfait pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2021-11-29

ACCORD RELATIF A LA MISE EN PLACE DU FORFAIT ANNUEL EN JOURS

ENTRE LES SOUSSIGNÉS,

La Société à Responsabilité Limitée NICOLAS LE JARDINIER dont le siège social est situé 61 Route des Vignerons-Du-Brulhois, – 47390 LAYRAC, représentée par , en sa qualité de Gérant,

d'une part,

ET

L’ensemble du personnel de la SARL NICOLAS LE JARDINIER,

d'autre part,

Il est convenu ce qui suit :

SOMMAIRE

Préambule

Article 1 - Catégories de salariés concernés

Article 2 - Nombre de jours compris dans le forfait

Article 3 - Période de référence

Article 4 - Jours de repos liés au forfait

Article 5 - Dépassement du forfait annuel - Renonciation à des jours de repos

Article 6 - Forfait jours réduit

Article 7 - Temps de repos des salariés en forfait jours

Article 8 - Caractéristiques de la convention de forfait annuel en jours conclue avec le salarié

Article 9 - Rémunération

Article 10 - Conditions de prise en compte des absences sur la rémunération

Article 11 - Conditions de prise en compte des embauches ou ruptures du contrat de travail au cours de la période de référence sur la rémunération

Article 12 - Modalités d'évaluation et de suivi régulier de la charge de travail du salarié

Article 13 - Modalités de communication périodique sur la charge de travail, sur l'articulation vie professionnelle/vie personnelle, sur la rémunération et sur l'organisation du travail dans l'entreprise

Article 14 - Dispositif d'alerte en cas de difficultés inhabituelles

Article 15 - Modalités d'exercice du droit à la déconnexion

Article 16 - Dispositions finales

Préambule 

Les parties ont convenu de conclure un accord collectif pour la mise en place de conventions de forfait jours pour les techniciens, les agents de maitrise et les cadres au sens de la convention collective de la production Agricole et CUMA du 15 septembre 2020 afin de concilier les nécessités organisationnelles de l'entreprise avec l'activité des salariés qui sont autonomes dans la gestion de leur temps de travail et qui ne peuvent suivre l'horaire collectif de travail.

L'objectif est d'allier un besoin de souplesse répondant aux impératifs de réactivité et adaptabilité qu'impose l'activité mais également en permettant aux salariés de bénéficier d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur travail eu égard à leurs responsabilités, méthodes de travail et aspirations personnelles.

Le présent accord vise à définir les modalités de mise en place et d'application de conventions de forfait annuel en jours au sens de l'article L. 3121-58 du code du travail pour les salariés de l'entreprise remplissant les conditions requises.

Article 1 – Catégories de salariés concernés

Conformément aux dispositions de l'article L. 3121-58 du code du travail, seuls peuvent conclure une convention individuelle de forfait annuel en jours :

1° Les cadres qui disposent d'une autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps et dont la nature des fonctions ne les conduit pas à suivre l'horaire collectif applicable au sein de l'atelier, du service ou de l'équipe auquel ils sont intégrés ;

2° Les salariés dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée et qui disposent d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps pour l'exercice des responsabilités qui leur sont confiées.

Au sein de l'entreprise, entrent donc dans le champ de l'article L. 3121-58, notamment les salariés suivants : les techniciens, les agents de maitrise et les cadres définis selon les critères de classification de la convention collective de la production Agricole et CUMA du 15 septembre 2020.

Cette liste de poste n’est ni exhaustive ni limitative. Ainsi, les postes non désignés dans cette liste qui répondraient à la définition donnée ci-dessus pourraient donc prétendre au forfait jours.

Il est expressément rappelé par les parties que l’autonomie dont disposent les salariés visés par le présent accord s’entend d’une autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps. Celle-ci ne leur confère pas une totale indépendance et ne les délie pas de tout lien de subordination hiérarchique. Ainsi, les salariés concernés s’ils gèrent de manière autonome leur emploi du temps devront informer leur hiérarchie de leur activité. En outre, ils devront organiser leur activité dans des conditions compatibles avec:

  • Leurs missions ;

  • Leurs responsabilités professionnelles ;

  • Leurs objectifs ;

  • L’organisation de l’entreprise.

Article 2 – Nombre de jours compris dans le forfait

Le nombre de jours travaillés dans le cadre du forfait jours est de 218 jours (dont la journée de solidarité) sur l'année de référence, pour un salarié présent sur la totalité de cette année de référence.

Article 3 – Période de référence

La période annuelle de référence sur laquelle est décomptée le nombre de jours compris dans le forfait jours commence le 1er juin et expire le 31 mai.

Article 4 : Jours de repos liés au forfait

L’application d’une convention de forfait en jours ouvre au salarié le bénéfice de jours de repos s’ajoutant aux repos hebdomadaires, congés payés légaux et jours fériés.

Ces jours de repos sont dénommés les « RTT forfait jours ».

Ce nombre de jour varie chaque année en fonction du nombre de jours fériés coïncidant avec des jours de travail.

Il s’obtient en déduisant du nombre de jours calendaires de l'année (365 ou 366 les années bissextiles) :

  • Le nombre de samedi et de dimanche ;

  • Les jours fériés chômés ne coïncidant pas avec un samedi ou un dimanche ;

  • Les 25 jours ouvrés de congés légaux annuels ;

  • Le forfait de 218 jours incluant la journée de solidarité.

Les jours de repos sont définis par le salarié dans le planning prévisionnel.

Les jours de repos liés au forfait doivent avoir été pris au cours de la période de référence.

A défaut ils ne peuvent être reportés.

Article 5 – Dépassement du forfait annuel – Renonciation à des jours de repos

Le plafond annuel de 218 jours ne constitue en aucun cas une durée maximale de travail.

Lorsqu’un dépassement au-delà de 218 jours est nécessaire pour la mission qui lui est confiée, le salarié doit en référer à son employeur qui pourra :

  • Soit adapter les conditions d’exercice de la mission,

  • Soit conformément aux dispositions de l'article L. 3121-59 du code du travail, le salarié qui le souhaite, en accord avec l’employeur, peut en effet travailler au-delà de ce plafond, en renonçant à une partie de ses jours de repos.

La limite maximale du dépassement est de 235 jours de travail par an.

Le nombre maximal de jours travaillés dans l'année de référence, lorsque le salarié renonce à ses jours de repos est de 235 jours.

Ce nombre maximal de jours de travail dans l'année devra dans tous les cas être compatible avec les règles d'ordre public de repos quotidien et hebdomadaire ainsi qu'avec les règles de congés payés et de jours fériés. La renonciation à des jours de repos ne peut en aucun cas permettre de travailler au-delà de ce plafond.

Chaque jour de repos auquel le salarié renonce donne droit à une rémunération majorée. Le taux de cette majoration est de 10%.

L'accord entre le salarié et l'entreprise doit être formalisé par écrit, par le biais d'un avenant écrit au contrat de travail, précisant :

  • Le nombre annuel de jours de travail supplémentaires qu'entraîne cette renonciation,

  • Le taux de majoration applicable à la rémunération de ces jours de travail excédant Le plafond,

  • La ou les périodes annuelles sur lesquelles elle porte.

Cet avenant est valable pour l'année en cours. Il ne peut être reconduit de manière tacite.

Article 6 – Forfait jours réduit

Des forfaits annuels en jours « réduits » pourront également être conclus avec des salariés en deçà de 218 jours par an (journée de solidarité incluse).

Dans ce cas, la rémunération forfaitaire du salarié sera fixée proportionnellement au nombre de jours de travail fixés par les parties dans le cadre de la convention individuelle de forfait.

Sans que cela ne remette en cause l'autonomie et l'indépendance dont dispose le salarié dans l'organisation de son temps de travail, et afin de garantir le bon fonctionnement de l'entreprise et la continuité de service, les parties pourront, en cas de forfait en jours réduits, convenir de fixer un nombre précis de jours qui ne seront pas travaillés par semaine.

Il est rappelé que conformément aux règles légales, le forfait en jours réduit ainsi convenu entre les parties n'entraîne pas application des dispositions légales et conventionnelles relatives au travail à temps.

Dans ce cas, le contrat de travail, initial ou par avenant, devra prévoir :

  • La répartition sur l’année des jours non travaillées ;

  • La répartition mensuelle forfaitaire correspondant à la rémunération mensuelle forfaitaire pour 218 jours rapportée au nombre de jours travaillées.

Article 7 – Temps de repos des salariés en forfaits jours

7.1 En général

Les salariés en forfait annuel en jours doivent bénéficier des temps de repos obligatoires à savoir :

  • du repos quotidien minimum de 11 heures consécutives ;

  • de deux jours de repos hebdomadaire consécutifs ou non, dont un le dimanche (sauf cas de dérogation légale ou conventionnelle du repos dominical) ;

  • des jours fériés, chômés dans l'entreprise (en jours ouvrés) ;

  • des congés payés en vigueur dans l'entreprise ;

  • des jours de repos compris dans le forfait-jours dénommés « RTT forfait-jours ».

Eu égard à la santé du salarié, le respect de ces temps de repos est impératif et s'impose, même s'il dispose d'une large autonomie dans l'organisation de son emploi du temps.

Afin de garantir le droit au repos des salariés, les signataires ont choisi de définir des plages de repos quotidien fixes et hebdomadaire organisés par un le planning annuel.

Les salariés visés par le présent accord ne devront pas travailler pendant ces périodes de repos quotidien et hebdomadaires,

7.2 Les périodes de présence nécessaire

Au sein de l’entreprise, il existe des périodes de présence nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise en raison notamment des contraintes de production et de saisonnalité liées à l’activité de l’entreprise.

Article 8 - Caractéristiques de la convention de forfait annuel en jours conclue avec le salarié

La convention de forfait ne se présume pas. La conclusion d'une convention individuelle de forfait annuel en jours requiert l'accord écrit du salarié concerné.

Cet accord sera formalisé dans le contrat de travail du salarié concerné dans le cadre d'une convention individuelle de forfait ou par voie d'avenant pour les salariés déjà en poste à la date de signature du présent accord.

Cette convention ou avenant fixera notamment :

  • Le nombre de jours de travail sur l’année ;

  • La rémunération mensuelle forfaitaire correspondante ;

  • La période annuelle de référence ;

  • Le respect de la législation sociale en matière de durée de travail et de repos (article 7);

  • Les modalités d’évaluation et de suivi de la charge du salarié (article 12) ;

Le refus du salarié d’accepter une convention de forfait en jours ne peut pas être un motif de licenciement.

Article 9 - Rémunération

Le salarié bénéficiant d'une convention annuelle en forfait jours perçoit une rémunération mensuelle forfaitaire, indépendante du nombre de jours travaillés dans le mois.

Cependant, elle ne peut pas être inférieure à la rémunération forfaitaire correspondant à un forfait annuel en heures calculé sur la base du maximum d'heures (par an) à laquelle s’ajoute le paiement des jours de congés payés et des jours fériés chômés tombant un jour habituellement travaillé par le salarié soit :

  • [1820 h × taux horaire de la grille de salaire selon la classification applicable au salarié au sein de l’entreprise] + [340 h × (taux horaire + bonification et majoration légales au titre des heures supplémentaires soit 25% à ce jour)] = rémunération annuelle brute

Exemple : Un salarié est au Palier 8, Coefficient 105, à la catégorie socio professionnelle Agent de Maitrise de la convention collective de la production Agricole et CUMA du 15 septembre 2020 et le taux horaire brut de la grille de salaire à ce jour pour le Palier 8 est de 13.37€.

Rémunération annuelle brute = [1820 h × 13.37 €] + [340 h × (13.37 € x 25%)] = (24333.40 € + 5681,4 €) = 30014.80 €

La rémunération sera fixée sur l'année et sera versée par douzième indépendamment du nombre de jours travaillés dans le mois.

Les parties rappellent expressément que le salaire ainsi versé est la contrepartie des missions effectuées par le salarié.

Article 10 - Conditions de prise en compte des absences sur la rémunération

Les journées ou demi-journées d'absence non assimilée à du temps de travail effectif au sens de la législation sur la durée du travail, par une disposition légale, réglementaire ou conventionnelle (c'est-à-dire congé sans solde, absence autorisée, congé parental d'éducation, maladie, maternité, etc.), s'imputent sur le nombre global de jours travaillés de la convention de forfait. Cette imputation viendra réduire, de manière proportionnelle, le nombre théorique de jours non travaillés dus pour l'année de référence.

Pendant l'absence donnant lieu à indemnisation par l'employeur, cette indemnisation est calculée sur la base de la rémunération lissée. En cas d'absences non rémunérées, la rémunération est réduite proportionnellement au nombre de jours d'absence.

Article 11 - Conditions de prise en compte des embauches ou ruptures du contrat de travail au cours de la période de référence sur la rémunération

Lorsqu'un salarié n'accomplit pas la totalité de la période de référence du fait de son entrée ou de sa sortie au cours de la période de référence, le nombre de jours travaillés est calculé prorata temporis en fonction de la date d'entrée ou de sortie sur la base du nombre de jours travaillés augmenté des congés payés non dus ou non pris.

Un exemple de ce calcul est donné ci-dessous. Cet exemple détermine et illustre le calcul spécifique à effectuer en cas d’embauche d’un salarié en cours de période de référence (le calcul est le même en cas de départ).

Ce calcul doit être adapté à l’année concernée.

Exemple :

Dans cet exemple nous considérons que la période de référence du forfait jour appliqué dans l’entreprise commence le 1er juin pour se terminer le 31 mai. Un salarié est embauché dans cette entreprise le 1er décembre.

1ère étape : Connaitre le nombre de jours de repos pour une année complète

L’année X compte …

365 jours

Le nombre de samedis et de dimanche de l’année X

- 104 jours

Le nombre de jours de congés payés (droit complet)

- 25 jours

Le nombre de jours fériés ne tombant pas un samedi ou un dimanche de l’année X (dans notre exemple = 9 jours)

- 9 jours

Nombre de jours travaillés dans l’année X

227 jours

Rappel de la limite légale

218 jours

Nombre de jours de REPOS qui en découle “RTT forfait-jour”

9 jours

2ème étape : Proratiser le nombre de jours de repos obtenu pour une année complète pour déterminer le nombre de jours de repos pour une année incomplète

Pour connaitre le nombre de jours de repos auquel le salarié embauché en cours d’année peut prétendre, il faut proratiser : soit 9 jours *(182 jours/365 jours) = 4.48 jours arrondi à 5 jours.

3ème étape : Déterminer le nombre de jours travaillés pour l’année incomplète

L’année X compte (du 1er juin au 31 mai) …

182 jours

Le nombre de samedis et de dimanche de l’année X

- 52 jours

Le nombre de jours de congés payés (pas de droit car nouvelle période de référence)

- 0 jours

Le nombre de jours fériés ne tombant pas un samedi ou un dimanche de l’année X

- 4 jours

Nombre de jours de repos

-5 jours

Nombre de jours de travail à réaliser

123 jours

Ainsi, dans cet exemple, le salarié concerné travaillera 123 jours du 1er décembre au 31 mai. Il aura droit à 5 jours de repos en plus des samedis et dimanches et des jours fériés.

En cas de rupture du contrat de travail, sauf s'il s'agit d'un licenciement pour motif économique, la rémunération sera régularisée sur la base des jours effectivement travaillés.

Le cas échéant, une compensation pourra être faite avec les autres sommes restant dues au salarié au titre de la rupture du contrat de travail (indemnité de congés payés…).

Article 12 - Modalités d'évaluation et de suivi régulier de la charge de travail du salarié

Compte tenu de la spécificité du dispositif des conventions de forfait en jours, l'organisation du travail des salariés fait l'objet d'un suivi régulier par la hiérarchie qui veille notamment aux éventuelles surcharges de travail et au respect des durées minimales de repos.

12.1 Document individuel de suivi des périodes d’activité

A cet effet, un document individuel de suivi des périodes d'activité, faisant apparaître le nombre et la date des journées ou demi-journées travaillées ainsi que les journées de repos prises (repos hebdomadaire, jours de congés payés, jour de repos…) est tenu par le salarié sous la responsabilité de la Direction.

Afin de permettre d'évaluer la charge de travail du salarié en forfait jours et d'en faire un suivi régulier les modalités suivantes sont mises en place :

  • Chaque mois, les salariés concernés devront remettre à la Direction le document de contrôle du temps de travail du mois précédent.

  • Est considérée comme une demi-journée pour l’application des présentes dispositions, toute période se terminant avant 13 heures ou débutant après 13 heures.

12.2 Planning prévisionnel annuel

Afin de faciliter la répartition et la prise des repos sur l’année, un calendrier prévisionnel annuel est établi à titre indicatif par le salarié.

Pour établir son planning prévisionnel, le salarié :

  • Prend en considération les impératifs liés à la réalisation de sa mission et le bon fonctionnement du service auquel il appartient, et plus largement celui de l’entreprise ;

  • Assure une bonne répartition de sa charge de travail ;

  • Assure un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle.

Ce planning de nature prévisionnelle peut être modifié postérieurement par le salarié. Néanmoins, il est rappelé que compte tenu des objectifs assignés à l’établissement du planning prévisionnel, ce dernier se doit d’être sincère.

Lorsque pour des raisons de service ou d’ordre privé, le salarié demande la modification des dates de prises de repos programmées à titre indicatif, alors le salarié doit prévenir l’employeur au moins 6 jours ouvrables, sauf accord exprès différent, avant la date du jour ou de la demi-journée non travaillées programmée initialement. La direction conserve la possibilité de s’opposer exceptionnellement à cette modification. Cette opposition devra être motivée par une nécessité de service.

La Direction peut reporter la prise de repos en cas d’absences simultanées de salariés occupant le même emploi en respectant un délai de prévenance de 12 jours ouvrables pour les absences programmes, délai ramenée à 6 jours ouvrables en cas d’absences pour arrêt de travail ou congés exceptionnels (notamment pour évènement familiaux.

L’obligation d’établir un planning prévisionnel doit notamment permettre :

  • Au salarié de répartir dans les meilleures conditions, et au plus tôt, sa charge de travail ;

  • D’éviter un dépassement du forfait annuel ;

  • La prise des jours de repos dans les toutes dernières semaines de l’année ;

Cette obligation permet également à la hiérarchie de vérifier en amont que le planning prévisionnel prévoit une bonne répartition dans le temps de la charge de travail et que celle-ci est raisonnable.

Article 13 - Modalités de communication périodique sur la charge de travail, sur l'articulation vie professionnelle/vie personnelle, sur la rémunération et sur l'organisation du travail dans l'entreprise

Pour permettre un échange régulier sur la charge de travail, l'articulation vie professionnelle et vie personnelle, la rémunération et l'organisation du travail, les salariés en forfait jours bénéficient d’un entretien annuel avec le supérieur hiérarchique.

Si un problème particulier est relevé lors de cet entretien, cela donnera lieu à :

  • Une recherche et une analyse des causes de celles-ci ;

  • Une concertation ayant pour objet de mettre en œuvres des actions correctives.

Un compte rendu écrit de l’entretien sera établi et remis, contre signature, au salarié bénéficiaire d’une convention de forfait annuel en jours.

Article 14 - Dispositif d'alerte en cas de difficultés inhabituelles

Si le salarié constate que sa charge de travail est inadaptée à son forfait, qu'il rencontre des difficultés d'organisation ou d'articulation entre son activité professionnelle et sa vie personnelle, des difficultés dans la prise des jours de repos ou de congés, il pourra demander par écrit à être reçu par son supérieur hiérarchique en vue de prendre les mesures permettant de remédier à cette situation.

Le responsable hiérarchique recevra le salarié dans les meilleurs délais et en tout état de cause dans un délai maximum de 30 jours sans attendre l'entretien annuel.

Lors de cet entretien, il sera procédé à un examen de l’organisation du travail du salarié, de sa charge de travail, de l’amplitude de ses journées d’activité, avant d’envisager toute solution permettant de traiter les difficultés qui auraient été identifiées.

A l’issue de cet entretien, un compte-rendu écrit, auquel est annexée l’alerte écrite initiale du salarié, décrivant les mesures qui seront le cas échéant mises en place pour permettre un traitement effectif de la situation, sera établi.

Article 15 : Modalités d'exercice du droit à la déconnexion

Le droit à la déconnexion peut être défini comme le droit du salarié de ne pas être connecté aux outils numériques professionnels et ne pas être contacté, y compris sur ses outils de communication personnels, pour un motif professionnel en dehors de son temps de travail habituel.

Les outils numériques visés sont :

  • Les outils numériques physiques : ordinateurs, tablettes, téléphones portables, etc. ;

  • Les outils numériques dématérialisés permettant d'être joint à distance : messagerie électronique, logiciels, connexion wifi, internet/intranet, etc.

Les salariés titulaires d'une convention en forfait jours pourront exercer leur droit à la déconnexion conformément aux dispositions suivantes :

  • Aucun salarié n'est tenu de consulter ni de répondre à des courriels, messages ou appels téléphoniques à caractère professionnel en dehors de ses heures habituelles de travail, pendant ses congés payés, ses temps de repos et ses absences, quelle qu'en soit la nature.

  • Seule une urgence peut être de nature à permettre une dérogation sur ce point.

  • Pour réduire les phénomènes de surcharge cognitive et favoriser la concentration des salariés, il est recommandé aux salariés de ne pas activer les alertes sonores ou visuelles d'arrivée d'un nouveau mail.

Article 16 : Dispositions finales 

16.1 Durée de l'accord

Le présent accord est conclu à durée indéterminée.

Le présent accord entrera en vigueur à compter du lendemain de son dépôt à la DREETS.

16.2 Révision

Lorsqu’une des parties contractantes envisage une révision, elle peut présenter la demande sans que celle-ci entraine la dénonciation de la convention.

La partie cocontractante qui n’est pas à l’origine de l’engagement de la procédure de révision, informe par lettre recommandée avec accusé de réception l’autre partie de l’engagement de la procédure de révision.

La révision du présent accord fera l'objet d'une négociation dans les conditions suivantes :

  • Une commission mixte composée de représentants de l’employeur et de représentants des employés doit se réunir dans les deux mois suivant la demande de révision.

  • Cette commission sera convoquée au siège social de la SARL NICOLAS LE JARDINIER.

Le présent accord reste en vigueur jusqu’à ce qu’un nouvel accord intervienne lors d’une révision.

16.3 Dénonciation

Conformément aux dispositions de l'article L. 2261-9 du code du travail, le présent accord et ses avenants éventuels peuvent être dénoncés par l'une ou l'autre des parties signataires, sur notification écrite aux autres parties par lettre recommandée avec avis de réception.

La dénonciation prend effet à l'issue du préavis de 3 mois.

La partie dénonçant cette convention accompagne la lettre de dénonciation d’un projet sur les points à réviser.

Le courrier de dénonciation donnera lieu également au dépôt auprès de la DREETS du Lot-et-Garonne.

Pendant la durée du préavis, la direction s'engage à réunir les parties afin de négocier un éventuel accord de substitution.

16.4 Dépôt et publicité

Le présent accord sera déposé sur la plateforme « TéléAccords » accessible depuis le site accompagné des pièces prévues à l'article D. 2231-7 du code du travail par le représentant légal de l'entreprise.

Conformément à l'article D. 2231-2, un exemplaire de l'accord est également remis au greffe du conseil de prud'hommes du Lot-et-Garonne.

Les éventuels avenants de révision du présent accord feront l'objet des mêmes mesures de dépôt et de publicité.

Fait à LAYRAC,

Le 29 novembre 2021

onsieur FERRAZ Nicolas

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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