Accord d'entreprise "ACCORD RELATIF AUX SALAIRES EFFECTIFS 2020" chez BUSINESS FRANCE (Siège)

Cet accord signé entre la direction de BUSINESS FRANCE et le syndicat UNSA et CFDT et CGT-FO le 2020-10-02 est le résultat de la négociation sur les augmentations de salaire (ou diminuton / gel des salaires).

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat UNSA et CFDT et CGT-FO

Numero : T07520025134
Date de signature : 2020-10-02
Nature : Accord
Raison sociale : BUSINESS FRANCE
Etablissement : 45193005100052 Siège

Salaire : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Augmentations de salaire, NAO, évolution de la rémunération ACCORD RELATIF AUX SALAIRES EFFECTIFS 2019 (2019-10-15) ACCORD RELATIF AUX SALAIRES EFFECTIFS 2021 (2021-10-22) ACCORD RELATIF AUX SALAIRES EFFECTIFS 2022 (2022-10-14)

Conditions du dispositif salaire pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2020-10-02

ACCORD RELATIF AUX SALAIRES EFFECTIFS 2020

Entre les soussignés,

BUSINESS FRANCE, Etablissement public à caractère industriel et commercial, dont le siège social est situé 77 boulevard Saint-Jacques, F-75998 Paris Cedex 14, immatriculé au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 451 930 051 00052

D’une part,

Et :

Les organisations syndicales représentatives dans l’Agence, représentées respectivement par leurs délégués syndicaux :

- la CFDT ;

- FO ;

- l’UNSA,

Ci-après désignés « les Partenaires Sociaux »,

D’autre part,

Ci-après désignés « les Parties »,


PREAMBULE :

Le présent accord est conclu en application des dispositions de l’article 1 de l’accord de dialogue social du 28 novembre 2018.

Cet accord prévoit qu’une négociation relative aux salaires effectifs est organisée chaque année.

Il distingue ce point de négociation des questions relatives au temps de travail et au partage de la valeur ajoutée, qui font l’objet d’une négociation triennale.

Cet accord a donné lieu à des réunions entre la Direction Générale et les organisations syndicales, qui se sont tenues les 10 septembre, 17 septembre, 24 septembre et 1er octobre 2020.

Rappel : versement de la prime pouvoir d’achat en mars 2020

Il est rappelé la conclusion, en février 2020, d’un accord entre la Direction Générale et les organisations syndicales en application de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020.

Cet accord a permis le versement d’une prime de 500€ nets (proratisés selon la durée du travail et en fonction du nombre de jours rémunérés en 2019) aux salariés présents exerçant leur activité en France au 31/12/2019 et inscrits à l’effectif au 25/03/2020 dont le salaire brut soumis n’excède pas le plafond légal permettant l’exonération.

Au terme de ces négociations, il a été convenu ce qui suit.

ARTICLE Ier – MESURES RELATIVES AUX AUGMENTATIONS

I-1 : AUGMENTATIONS GENERALES

I-1-1 Champ d’application

Les augmentations générales sont versées aux salariés ayant un contrat de travail de droit français, inscrits à l’effectif au 1er octobre 2020, occupant des fonctions en France de niveaux 1 à 5 et à l’étranger des fonctions de niveaux B et C et présents au moment du versement.

Les salariés occupant des fonctions de niveaux 6, 7 ou A, ou qui sont membres du COMEX, à la date du 1er octobre 2020, ne bénéficieront pas de mesures d’augmentations générales.

I-1-2 Enveloppe

Les parties conviennent de consacrer aux augmentations générales une enveloppe correspondant à 0,591% de la masse salariale annuelle de référence.

Cette enveloppe sera répartie de la manière suivante :

Application d’une augmentation générale d’un montant différencié selon le salaire de base brut temps plein (comprenant les éventuelles primes probatoires) :

  • Pour un salaire brut mensuel temps plein inférieur ou égal à 3 800 € (en intégrant les éventuelles primes probatoires), augmentation de 35 € bruts mensuels (pour un salarié à temps complet) ;

  • Pour un salaire brut mensuel temps plein supérieur à 3 800 € (en intégrant les éventuelles primes probatoires), augmentation de 30,5 € bruts mensuels (pour un salaire à temps complet).

Cette mesure s’applique aux salariés bénéficiaires tels que définis au I-1-1 et avec effet rétroactif au 01/01/2020 ou à la date de recrutement si celui-ci a eu lieu après le 1er janvier 2020.

I-2 : SALARIES RELEVANT DU STATUT EX-CFCE

Les salariés relevant du statut ex-CFCE bénéficient d’un mode de rémunération spécifique défini au décret du 4/05/1960, fondé sur les avancements à l’ancienneté.

L’enveloppe de revalorisation salariale consacrée à ces salariés est répartie de la manière suivante :

  • Avancements à l’ancienneté prévus selon les modalités du décret du 4/05/1960,

  • Mesures s’inscrivant dans le cadre de l’article 15 du décret du 4/05/1960.

  • De plus, pour tous les salariés relevant de ce statut et ne bénéficiant pas d’un avancement à l’ancienneté en 2020, un montant d’augmentation :

    • de 35 euros mensuels bruts (pour un salarié à temps plein dont la rémunération est inférieure ou égale à 3 800 euros) avec effet rétroactif au 01/01/2020 sera versé sur la ligne du bulletin de paie « complément de rémunération » ;

    • de 30,5 euros mensuels bruts (pour un salarié à temps plein dont la rémunération est supérieur à 3 800 euros) avec effet rétroactif au 01/01/2020 sera versé sur la ligne du bulletin de paie « complément de rémunération ».

  • Pour chaque salarié relevant de ce statut et bénéficiant d’un avancement à l’ancienneté en 2020 :

  • si l’avancement à l’ancienneté implique, en 2020, une augmentation supérieure à 35 ou 30,5 euros mensuels bruts (pour un salarié à temps complet et selon le niveau de rémunération du collaborateur), seul l’avancement à l’ancienneté dans son intégralité sera appliqué selon les modalités du décret du 04/05/1960.

  • si l’avancement à l’ancienneté implique, en 2020, une augmentation inférieure à 35 ou 30,5 euros mensuels bruts (pour un salarié à temps complet et selon le niveau de rémunération du collaborateur), l’avancement à l’ancienneté prévu selon les modalités du décret du 4/05/1960 cumulé à l’augmentation générale prévue à l’article I-1 ne pourra pas excéder, en 2020, 35 ou 30,5 euros mensuels bruts (pour un salarié à temps complet).

Par ailleurs, dans un souci de maintien du montant moyen par collaborateur éligible, l’enveloppe allouée, en 2020, à la prime de rendement versée au titre de 2019 est fixée à 3 200 € bruts. Les conditions d’attribution sont fixées dans la note spécifique intitulée « Dispositif de prime de rendement pris en application de l’article 15 du décret du 4/5/1960 au titre de l’année 2019 (versement en 2020) ».

I-3 : AUGMENTATIONS INDIVIDUELLES, PRIMES EXCEPTIONNELLES

I-3-1 Enveloppe

Les parties conviennent de consacrer aux augmentations individuelles et primes exceptionnelles une enveloppe correspondant à 1,009% de la masse salariale annuelle de référence.

I-3-2 Champ d’application

Les mesures individuelles (augmentations individuelles, primes exceptionnelles) pourront être versées aux salariés ayant un contrat de travail de droit français, inscrits à l’effectif au 1er janvier 2020.

Conformément aux dispositions prévues par la Convention d’entreprise du 26/04/2005 (cf. article 7-4-2), les salariés n’ayant pas bénéficié de mesures individuelles depuis 2016, voire avant, et ayant eu sur la période 2016-2019 des appréciations favorables lors des entretiens annuels d’évaluation verront leur situation étudiée prioritairement. Il est rappelé qu’au-delà de ce critère, le caractère prioritaire s’étudie également en fonction du positionnement salarial et dans un esprit de maintien / renforcement des équilibres de rémunération entre femmes et hommes.

Un mode opératoire précisant les modalités du déroulement de la campagne de mesures individuelles sera diffusé par la DRH lors du lancement de la campagne. Les mesures individuelles seront arbitrées par la DRH et la Direction Générale après échanges avec les managers concernés.

L’octroi d’une mesure individuelle pour un même salarié sur deux années consécutives doit rester exceptionnel.

I-4 : AUGMENTATION DE LA GRILLE DES MINIMAS ET MAXIMAS CONVENTIONNELS

En application de l’« Accord d’adaptation au sein de Business France à la suite de la fusion intervenue entre l’AFII et Ubifrance » du 1er mars 2016 impliquant l’intégration dans les négociations de l’actualisation de la grille des rémunérations minimales et maximales, cette dernière est mise à jour comme suit :

La régularisation sera effectuée, pour les collaborateurs présents à cette date et avec effet rétroactif au 1er janvier 2020 (ou à la date d’entrée ou de changement de niveau), sur la paie du mois de décembre 2020.

I-5 : PRIME VARIABLE SUR OBJECTIF : REVISION DES CRITERES D’ELIGIBILITE

Les parties conviennent de procéder en 2020 à des négociations afin d’envisager la modification des conditions d’éligibilité à la prime variable sur objectif. Les parties ont la volonté de parvenir à la conclusion d’un avenant à l’accord PVO en vigueur avant le 31 décembre 2020.

ARTICLE II– DUREE ET APPLICATION DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 1 an à compter de l’accomplissement des formalités de dépôt prévues à l’article III.

A l’issue de cette durée, il cessera automatiquement de produire effet, à l’exception de l’article I.4 et de l’article I.5.

ARTICLE III – PUBLICITE DE L’ACCORD

Le présent accord sera notifié par la partie la plus diligente à l’ensemble des organisations syndicales représentatives.

Le présent accord sera déposé auprès de la DIRECCTE compétente selon les règles prévues aux articles D. 2231-2 et suivants du code du travail via la plateforme de téléprocédure du ministère du travail.

Il fera également l’objet d’un dépôt en un exemplaire auprès du greffe du Conseil des Prud’hommes de Paris.

L’accord sera anonymisé en vue de son dépôt au sein de la base de données numériques des accords collectifs.

En vertu de l’article L. 2231-5-1 al. 2 in fine du Code du travail, il est rappelé que la Direction peut occulter les éléments portant atteinte aux intérêts stratégiques de l’agence.

Il sera porté à la connaissance de l’ensemble des salariés concomitamment à la procédure de dépôt.

En outre, un exemplaire sera établi pour chaque partie.

Fait à Paris, le 2 octobre 2020

En 6 exemplaires originaux

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Pour la Direction

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Pour FO Pour la CFDT

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Pour l’UNSA

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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