Accord d'entreprise "Accord collectif relatif à la mise en place d'un dispositif spécifique d'activité partielle de longue durée" chez MASTAU PRO (Siège)

Cet accord signé entre la direction de MASTAU PRO et les représentants des salariés le 2021-04-13 est le résultat de la négociation sur divers points.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et les représentants des salariés

Numero : T01121001239
Date de signature : 2021-04-13
Nature : Accord
Raison sociale : MASTAU PRO
Etablissement : 85325314400010 Siège

Autres points : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Autres dispositions Avenant Accord collectif relatif à la mise en place d’un dispositif spécifique d'activité partielle de longue durée (2021-05-25) ACCORD COLLECTIF RELATIF A LA MISE EN PLACE D'UN DISPOSITIF SPECIFIQUE D'ACTIVITE PARTIELLE DE LONGUE DUREE (2021-06-17)

Conditions du dispositif autres points pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2021-04-13

Accord collectif relatif à la mise en place d’un dispositif spécifique d'activité partielle de longue durée

Entre MASTAU PRO SASU au capital de 100,00€, SIREN 853 253 144, RCS Narbonne dont le siège social est situé à 60 Boulevard de 1848, 11100 Narbonne, représentée par Stéphane MIGNONAT, en sa qualité de Président.

Et l’ensemble du personnel de l’entreprise suite à sa validation par référendum.

Il a été conclu le présent accord collectif sur le recours à l’activité partielle de longue durée.

Préambule

Le présent accord, qui s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 53 de la loi n°2020-734 du 17 juin 2020 portant diverses dispositions liés à la crise sanitaire et du décret n°2020-926 du 28 juillet 2020 relatif au dispositif spécifique d’activité partielle en cas de réduction d’activité durable, a pour objectif de faire face à une baisse durable de l’activité au sein de la société MASTAU PRO, par la mise en place d’un dispositif spécifique d'activité partielle de longue durée. Le présent accord est établi conformément aux dispositions du

Diagnostic sur la situation économique et perspectives d’activité :

Le premier confinement a été l’objet pour les courtiers à de profonds impacts.

L’étude réalisé par eloa.io disponible ici :

https://www.eloa.io/actualites/courtage/etude-de-la-situation-des-courtiers-iobsp-et-miobsp-avant-et-apres-la-crise-sanitaire mentionne notamment les impacts suivants :

« Comme on pouvait l’imaginer pendant le premier confinement, la majorité des courtiers (60%) ont vu leur activité ralentir ou même parfois s’arrêter (30%). Non sans conséquence puisque 43% ont connu le chômage partiel et 62% estiment devoir faire face à des problèmes de trésorerie dans les mois à venir.

Seulement 10% des répondants sortent du lot et considèrent ne pas avoir été impactés par la crise sanitaire. Cela leur a été bénéfique puisque 74% d’entre eux ont eu l’opportunité de traiter de nouveaux dossiers. Effectivement, tout au long de ces deux mois de confinement les Français ont eu le temps de se consacrer à leurs projets personnels et ont commencé à entreprendre des démarches.

Les mesures de distanciation sociale ont obligé les courtiers poursuivant leur activité à repenser leurs interactions. Pour entretenir la relation client, ils n’ont pas eu le choix de renouer avec la relation à distance et mobiliser différents canaux de communication. L’ensemble des sondés affirment avoir eu recours aux emails, 87% aux rendez-vous téléphoniques, 52% aux conversations en visio et 19% aux dossiers papiers. On s’aperçoit que seulement 13% ont pu proposer une véritable expérience digitale à leurs clients, par le biais d’une plateforme intégrée. La transformation digitale des services financiers est en marche, mais il reste encore un long chemin à parcourir.

D’ailleurs, le manque d’outils digitaux s’est fait ressentir, puisque 29% des courtiers ont rencontré des problèmes pour collecter les pièces justificatives et 40% pour signer ces documents. Seulement la moitié des sondés ont eu recours à la signature électronique, un outil qu’ils considèrent aujourd’hui comme indispensable pour gagner en productivité et réactivité. Cependant, ce ne sont pas les seuls freins auxquels ils ont dû faire face pour poursuivre les projets de leurs clients. En effet, 36% des répondants ont eu du mal à accompagner leurs clients et apporter des conseils personnalisés.

Pendant le confinement, cette problématique fut accentuée pour 39% des courtiers, pour qui la relation avec l’ensemble des partenaires nécessaires au projet de leurs clients (notaires, agents immobiliers, banquiers…) n’a pu être maintenue.

Parmi les 61% qui ont pu rester en contact avec leurs partenaires, 95% ont décidé de privilégier les mails et les rendez-vous téléphoniques tandis que 35% se sont tournés vers la conversation vidéo. Toutefois, 25% d’entre eux jugent que la relation avec les établissements bancaires n’a pas été efficace. Ils estiment que le manque de réactivité et de disponibilité pour signer des documents a porté préjudice à la poursuite de leur activité.

Cependant, les difficultés connues par les courtiers IOBSP et MIOBSP n’émanent pas seulement des établissements bancaires. Effectivement, 62% ont rencontré des complications suite à l’arrêt des visites immobilières, 46% ont ressenti des difficultés pour transmettre les informations liées au dossier d’un client commun, 77% pour suivre l’évolution de leurs dossiers et 85% pour signer les actes authentiques. »

Notre entreprise est impactée par la situation économique générée par la crise sanitaire en cours et les perspectives d’activité à court et moyen terme de la branche demeurent très incertaines, ce qui démontre et justifie des négociations pour un dispositif d’activité partielle longue durée.

Nous constatons également une baisse du trafic dû à l’espacement des visites, et d’une manière plus générale une incertitude de l’environnement économique et de la situation sanitaire qui d’une façon générale freine la consommation.

Nous estimons l’impact de ce troisième confinement de la façon suivante :

  • Réduction des flux par suite du confinement de certains apporteurs d’affaires ;

  • Réduction des contacts avec les particuliers afin de respecter les règles sanitaires du confinement ;

  • Fermeture des agences de la société au public ;

  • Respect du protocole de confinement et non déplacement professionnel.

En conséquence, nous estimons que l’activité sera réduite pour l’ensemble des employés de la société MASTAU PRO à hauteur de 40 % pour certains, et à hauteur de 100 % pour d’autres.

Article 1

Champ d’application de l’accord

Le présent accord s’applique à tous les salariés de la société MASTAU PRO.

Article 2

Période de mise en oeuvre de l’accord

Le présent accord est sollicité du 05/04/2021 au 04/10/2021.

Il pourra être renouvelé par période de 6 mois, sans dépasser 24 continus ou discontinus, sur une période de 36 mois jusqu’au 04/10/2024.

Article 3

Réduction de l’horaire de travail

L’horaire de travail des salariés visés par la présente sera réduit de 40% en deçà de la durée légale du travail.

Article 4

Indemnité d’activité partielle versée au salarié

Le décret n°2020-926 du 28 Juillet 2020 relatif au dispositif spécifique d’activité partielle en cas de réduction d’activité durable pour les employeurs faisant face à une baisse durable d’activité, les salariés de la société MASTAU PRO percevront une indemnité d’activité partielle fixée à 70% de la rémunération horaire brute de référence, retenue à hauteur de 4,5 SMIC maximum. Un taux plancher de 8,03€/heure s’appliquera.

Article 5

Engagements de l’entreprise en matière d’emploi

L’entreprise ne procédera pas à des licenciements économiques pour les salariés placés en APLD, pendant toute la période d’APLD.

Article 6

Engagements de l’entreprise en matière de formation professionnelle

Pendant le placement en APLD, les salariés se verront proposer différentes formations qui se feront à distance.

Article 7

Demande de validation

L’employeur adresse la demande de validation de l’accord collectif à la Direccte où est implanté l’établissement concerné par l’accord.

La Direccte a 15 jours suivant sa réception pour valider l’accord, son silence valant acceptation.

Lorsque le périmètre de l’accord ou du document porte sur des établissements implantés dans plusieurs départements, la Direccte compétente est celle, parmi ceux de ces départements, auquel l’employeur adresse sa demande de validation.

Dans ce cas, le contrôle de la régularité des conditions de placement des salariés

en activité partielle spécifique est confié, pour chaque établissement, à la Direccte du département où est implanté l’établissement concerné.

L’accord élaboré par l’employeur doit être joint à la demande.

L’employeur ne peut pas, sur une même période, recourir à l’activité partielle spécifique et à l’activité partielle de droit commun, sauf si celle-ci n’est pas liée à un motif économique.

Article 8

Modalités d’information des salariés et de l’administration

Les salariés sont informés, par voie d’affichage ou par tout autre moyen permettant de conférer date certaine à cette information, de la réponse de l’administration ou, à défaut, de la demande de validation ou d’homologation de l’employeur, complétée par l’accusé de réception, ainsi que des voies et délais de recours de cette autorisation.

Les salariés qui se verront appliquer l’APLD reçoivent le présent accord à titre d’information de l’employeur, avec la précision de sa validation par la Direccte.

Le document sera également affiché dans les lieux de travail.

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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