Accord d'entreprise "avenant à l'accord de fonctionnement du CSE" chez LES BOUCHAGES DELAGE (Siège)

Cet avenant signé entre la direction de LES BOUCHAGES DELAGE et les représentants des salariés le 2023-09-14 est le résultat de la négociation sur les modalités des élections professionnelles, les mandats des représentants du personnel et l'organisation du vote électronique, l'exercice du droits syndical, les instances représentatives du personnel et l'expression des salariés.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et les représentants des salariés

Numero : T01623060029
Date de signature : 2023-09-14
Nature : Avenant
Raison sociale : LES BOUCHAGES DELAGE
Etablissement : 38245593900019 Siège

Droit syndical : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif droit syndical pour les salariés : le texte complet de l'avenant du 2023-09-14

AVENANT ACCORD RELATIF AUX MOYENS, AUX MODALITÉS DE FONCTIONNEMENT ET AUX ATTRIBUTIONS DU COMITÉ SOCIAL ET ECONOMIQUE

Entre, d’une part :

et dénommée ci-dessous « L’entreprise »,

Et, d’autre part :

Monsieur, Délégué Syndical CFTC

Madame,

Madame,

Madame,

Monsieur,

Madame,

Membres titulaires élus du comité social et économique.

Il a été conclu le présent avenant à l’accord relatif aux moyens, aux modalités de fonctionnement et aux attributions du Comité Social et Economique.

A Gensac-La-Pallue, le 14 septembre 2023,

Directeur Général

Le délégué syndical CFTC Membre titulaire CFTC

Membre titulaire du CSE Membre titulaire du CSE

Membre titulaire du CSE Membre titulaire du CSE

Préambule :

L’article 3 de la loi n° 2018-217 du 29 mars 2018, relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise modifie en profondeur les règles du dialogue social dans les entreprises. Le Comité Social et Economique (CSE) est une instance unique de représentation du personnel, résultant de la fusion des Délégués du Personnel, du Comité d’Entreprise et du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail.

C’est dans ce contexte qu’une négociation a été engagée avec les partenaires sociaux au sein de la Société, afin de déterminer le cadre de mise en place et les conditions de fonctionnement du CSE, permettant de garantir le droit des salariés à être représentés.

L’objectif du présent accord est de tenir compte de ces nouvelles dispositions en adaptant les instances de la Société pour les rendre plus efficace et les mettre en cohérence avec la réalité de l'organisation de l'entreprise, tout en en s'appuyant sur la négociation et le dialogue social. Ce dernier vient compléter le règlement intérieur du CSE.

Il est convenu que cet avenant annule et remplace dans son intégralité l’accord initial.

Partie 1 – Composition du CSE :

Article 1 – Champ d’application :

Le présent accord est applicable dans l’ensemble des établissements de la société Les Bouchages Delage.

Article 2 – Délégation au CSE :

Le nombre de membres composant la délégation du personnel est fixé dans le protocole d’accord électoral. La délégation du personnel comporte autant de titulaires que de suppléants.

Article 3 – Membres suppléants :

L’article L.2314-1 du Code du travail prévoit que le suppléant assiste aux réunions en l’absence du titulaire.

Chaque titulaire informera les suppléants dès qu’il a connaissance de son absence à une ou plusieurs réunions du CSE ; les membres suppléants remplaceront à tour de rôle les titulaires.

Il conviendra d’informer le Président ou son représentant avant la réunion, du remplacement du titulaire par un suppléant dans la mesure du possible.

Les membres suppléants seront néanmoins destinataires des ordres du jour et de tout document transmis aux membres titulaires.

Article 4 – Bureau du CSE :

Le CSE désigne, parmi ses membres titulaires, un secrétaire et un trésorier. Le secrétaire est notamment chargé d’établir l’ordre du jour des réunions du CSE, conjointement avec l’employeur. Le trésorier a pour mission principale de gérer les comptes du CSE. Les membres du CSE se répartissent les rôles de manière à partager les différentes missions équitablement.

Article 5 – Durée des mandats et limitation du nombre de mandats successifs :

Le protocole d’accord préélectoral prévoit la durée des mandats à 4 ans, et écarte la limitation à 3 mandats successifs pour un même représentant au CSE, comme le permet l’article L2314-33 du Code du travail.

Partie 2 – Fonctionnement du CSE :

Article 6 – Réunions ordinaires :

Le CSE se réunira une fois par mois et tiendra 12 réunions par an. Les 4 autres réunions prévues à l'article L.2315-27 alinéa 1 du Code du travail portant sur les attributions du CSE en matière de santé, sécurité et conditions de travail, se tiendront à raison d'une par trimestre. Le nombre total de réunions sur l’année sera donc porté à 16. Les visites seront réalisées lors des réunions ordinaires.

Un procès-verbal de chaque réunion sera établi par le secrétaire du CSE et transmis à la direction pour information avant l’affichage de ce dernier.

Le CSE sera présidé par l'employeur ou son représentant.

Article 7 – Formation des membres du Comité Social et Economique :

Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, les membres titulaires du CSE élus pour la première fois bénéficieront d’un stage de formation économique d’une durée maximale de 5 jours.

Le financement des formations est réalisé par le CSE.

Le temps de formation est considéré comme du temps de travail effectif et donc payé comme tel.

Article 8 – Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail :

Pour rappel, la mise en place d’une CSSCT n'est pas obligatoire dans les entreprises inférieures à 300 salariés.

Toutefois, le présent accord prévoit la mise en place d’une CSSCT, composée de 4 membres désigné par les membres du CSE.

Les membres de la commission sont désignés par le Comité Social et Economique parmi ses membres, par une résolution adoptée à la majorité des membres présents, pour une durée qui prend fin avec celle du mandat des membres élus du comité.

En cas d’égalité des voix, il sera procédé à un second tour. Priorité sera donnée à la personne la plus âgée en cas d’égalité de voix au second tour.

Les membres de la CSSCT disposent d’une heure de délégation par mois, cumulable sur un trimestre, en plus de leur crédit en tant que membre du CSE.

Le temps passé aux réunions de la CSSCT est rémunéré comme temps de travail effectif et n’est pas déduit du crédit d’heures.

Le CSSCT désigne son secrétaire afin qu’il puisse rédiger l’ordre du jour des réunions avec le Président. Cet ordre du jour est communiqué par le Président aux membres de la CSSCT, aux membres du CSE, à l’inspecteur ou aux contrôleurs du travail et à l’agent des services de prévention des organismes de sécurité sociale au moins 15 jours calendaires avant la réunion, sauf circonstances exceptionnelles.

Le secrétaire établit les comptes rendus des réunions, ainsi que les projets de résolutions à faire adopter en CSE. La CSSCT désigne un rapporteur chargé de restituer, avec le secrétaire de la CSSCT, les travaux de la commission au cours des réunions plénières du CSE. Le Président de la CSSCT sera présent lors de cette restitution en réunion plénière.

Conformément à l'article L. 2315-38 du code du travail, la CSSCT se voit confier, par délégation du CSE les attributions concernant la santé, la sécurité des salariés et à l’amélioration de leurs conditions de travail à l’exception du recours à l’expertise qui ne peut être exercé que par les membres titulaires du CSE.

Elle prend en charge notamment les missions suivantes :

- Promouvoir la santé, la sécurité et l’amélioration des conditions de travail dans l’entreprise ;

- Réaliser des enquêtes en matière d’accident du travail ou de maladies professionnelles ou à caractère professionnel ;

- Effectuer des analyses des risques professionnels auxquels les travailleurs peuvent être exposés ;

- Susciter toute initiative en matière de SSCT, en proposant notamment des actions de prévention du harcèlement moral, du harcèlement sexuel et des agissements sexistes ;

- Faciliter l’accès des femmes à tous les emplois, à la résolution des problèmes liés à la maternité, l’adaptation et à l’aménagement des postes de travail afin de faciliter l’accès et le maintien des personnes handicapées à tous les emplois au cours de leur vie professionnelle ;

- Accompagner l’agent de contrôle de l’inspection du travail lors de visites sur site.

En outre, et conformément à l’article L.2315-27, la CSSCT est réunie :

- à la suite de tout accident ayant entraîné ou ayant pu entraîner des conséquences graves ;

- ainsi qu’en cas d’évènement grave lié à l’activité de l’entreprise, ayant porté atteinte ou ayant pu porter atteinte à la santé publique ou à l’environnement.

L’agent de contrôle de l’inspection du travail et les agents des services de prévention des organes de sécurité sociale seront invités aux réunions, conformément aux dispositions de l'article L.2314-3, II du Code du travail. Participeront également à cette commission, le médecin du travail et l’animateur sécurité environnement.

Par délégation de pouvoir, les réunions de CSSCT seront présidées par le Responsable Industriel et de Production.

Article 9 – Formation des membres de la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail :

Les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail bénéficieront de la formation nécessaire à l’exercice de leurs missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.

Cette formation sera organisée sur 5 jours.

La demande est faite par les membres de la CSSCT. Le financement des formations est réalisé par l’employeur.

Article 10 – Les moyens du Comité Social et Economique :

10.1- Matériel bureautique

L’employeur met à disposition du CSE un local aménagé et le matériel nécessaire à l’exercice de ses fonctions. Les représentants du CSE doivent avoir libre accès à leurs locaux dès lors que l’utilisation en est faite conformément à leurs missions.

10.2- Affichage par le CSE à l’intention du personnel

Article L2315-15 - Les membres de la délégation du personnel du CSE peuvent faire afficher les renseignements qu'ils ont pour rôle de porter à la connaissance du personnel sur des emplacements obligatoirement prévus et destinés aux communications syndicales. A cet effet, le CSE dispose de panneau dans des lieux accessibles aux salariés pour diffuser les informations et documents qu’ils ont pour rôle de porter à la connaissance du personnel.

10.3- Crédit d’heures :

Le crédit d'heures octroyé aux membres titulaires du CSE est fixé selon le cadre légal en vigueur.

10.4- Budget du Comité Social et Economique :

Afin de pouvoir remplir ses fonctions, le Comité Social et Economique de l’entreprise est doté d’un budget qui peut être réévalué.

Article 11 – Organisation de la BDESE :

La BDESE est organisée conformément aux articles L.2315-36 et R.2312-8 et suivants du Code du travail. Elle est mise en place au sein de la société, et comporte les informations nécessaires aux membres pour l’exercice de leur mandat. Elle est mise à jour systématiquement avant chaque consultation sur la thématique concernée.

Les élus titulaires et suppléants ont accès à la base uniquement en consultation sans sortir les éléments à l’extérieur de l’entreprise.

Article 12 – Obligation et discrétion :

Les membres du CSE sont tenus à une obligation de discrétion à l’égard des informations revêtant un caractère confidentiel, présentées comme telles par l’employeur, suivant la législation en vigueur. Le caractère confidentiel d’une information est défini de manière explicite par le Président qui mentionne la durée de cette exigence de confidentialité.

Dès lors que les informations présentées comme confidentielles seront évoquées par l’entreprise ou ses représentants dans les médias ou dans les réunions collectives d’information des salariés (réunions de service, etc.), la confidentialité ne pourra plus être opposée.

Article 13 – Prise d’effet - Durée d’application – Reconduction :

Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.

Le présent accord prend effet à compter du jour de sa signature, soit le 14 septembre 2023.

Article 14 - Dénonciation :

Il pourra être dénoncé par l’une ou l’autre des parties signataires ou adhérentes, sous réserve d’un préavis de 3 mois, et selon les modalités des articles L.2261-9 et suivants du Code du travail.

Article 15 - Révision de l’accord :

Le présent accord pourra être révisé conformément aux dispositions des articles L.2261-7-1, L.2222-5 et L.2261-8 du Code du travail.

Article 16 - Dépôt de l’accord :

Le présent accord sera affiché aux tableaux officiels de l’entreprise et sera tenu à la disposition du personnel de l’entreprise.

Il sera établi en quatre exemplaires et déposé à la DREETS de la Charente et au Greffe du Conseil des Prud’hommes d’Angoulême selon les formes en vigueur.

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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