Accord d'entreprise "Accord relatif au fonctionnement du CSE d'Atos International" chez ATOS INTERNATIONAL (Siège)

Cet accord signé entre la direction de ATOS INTERNATIONAL et le syndicat CFTC et CFE-CGC le 2023-07-17 est le résultat de la négociation sur divers points.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CFTC et CFE-CGC

Numero : T09523060078
Date de signature : 2023-07-17
Nature : Accord
Raison sociale : ATOS INTERNATIONAL
Etablissement : 41219097700055 Siège

Autres points : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Autres dispositions Accord relatif à la reconnaissance de l'établissement unique de la Société Atos International (2019-08-26) Accord relatif à la procédure d'information consultation du CSE relative au projet Nexthink (2022-06-14) Accord collectif portant sur le versement d'une prime de partage de la valeur (2023-05-12) Accord portant sur la compensation des surtemps de trajet (2023-03-21) Accord relatif à la gestion sur la période transitoire des Instances Représentatives du Personnel d'Atos International jusqu'aux prochaines élections professionnelles (2023-05-03)

Conditions du dispositif autres points pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2023-07-17

ACCORD RELATIF AU FONCTIONNEMENT DU CSE

D’ATOS INTERNATIONAL

ENTRE LES SOUSSIGNEES :

La société Atos International immatriculée au Registre du Commerce et de Sociétés de Pontoise sous le numéro 412 190 977, dont le siège social est sis River Ouest - 80 quai Voltaire, 95870 BEZONS, représentée par Madame , dûment mandatée à cet effet,

D’UNE PART,

ET :

Les Organisations Syndicales Représentatives sur le périmètre de la négociation, à savoir :

  • La CFTC, représentée par Monsieur  ;

  • La CFE-CGC, représentée par Monsieur  ;

(Ci-après dénommés ensemble « les Organisations Syndicales Représentatives »),

D’AUTRE PART,

(Ci-après collectivement dénommées « les Parties »)

SOMMAIRE

Préambule

Article 1 Le Comité Social et Economique

1.1 Composition

1.2 Fonctionnement

1.3 Composition du bureau

1.4 Convocation aux réunions

1.5 Ordre du jour des réunions

1.6 Documents mis à disposition

1.7 Réunion préparatoire du CSE

1.8 Durée des réunions

1.9 Réunion du CSE

1.10 Procès-verbal des réunions du CSE

1.11 Frais de rédaction des procès-verbaux

1.12 Temps de trajet et Frais de déplacement

1.13 Règlement intérieur

1.14 Visites de l’inspection du travail

Article 2 Les commissions obligatoires

2.1 La Commission économique

2.2 La Commission santé sécurité et contions de travail

Article 3 Autre commission mise en place 

3.1 La Commission emploi et égalité professionnelle

Article 4 Les commissions optionnelles / facultatives

4.1 La commission formation

4.2 La Commission d’information

et d’aide au logement

4.4 La Commission de liaison Représentants

de Proximité

4.5 La Commission des marchés

4.3 La Commission ad hoc

Article 5 Les Représentants de Proximité

5.1 Candidature

5.2 Modalités de désignation

5.3 Attributions

5.4 Fonctionnement

5.5 Remplacement

Article 6 Les moyens des membres du CSE et des Représentants de Proximité

Article 7 Clause d’interdépendance

Article 8 Révision de l’accord

Article 9 Entrée en vigueur de l’accord

Article 10 Dépôt et publicité

Annexe 1


PREAMBULE

Les Parties se sont réunies afin de déterminer le fonctionnement du CSE.

Ainsi, le présent accord définit :

  • La composition, le fonctionnement et les attributions du Comité Social et Economique (« CSE ») ;

  • La composition et le mode de fonctionnement des commissions ;

  • La mise en place de Représentants de Proximité, leur fonctionnement et leurs attributions.

ARTICLE 1 LE COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE

Le Comité Social et Economique a pour mission d’assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l’évolution économique et financière de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production.

L’article L. 2315-24 du Code du travail prévoit que « Le Comité Social et Economique détermine, dans un règlement intérieur, les modalités de son fonctionnement et celles de ses rapports avec les salariés de l’entreprise, pour l’exercice des missions qui lui sont conférées ».

En aucune façon ce document ne remplace le règlement intérieur, il ne fait que déterminer les bases de ce dernier.

Article 1.1 Composition du CSE

Le nombre de Membres du CSE titulaires et de suppléants est défini par les dispositions du Code du Travail.


Article 1.2 Fonctionnement du CSE

Le calendrier prévisionnel des réunions ordinaires est arrêté au plus tard au mois de décembre N-1 pour le 1er semestre et au mois de juin pour le 2ème semestre de l’année N.

Tout changement de date de réunion du CSE s’effectuera à la majorité des Membres du CSE, en accord avec le Président du CSE.

Il est convenu que les managers des membres du CSE et des représentants syndicaux au CSE soient informés du calendrier prévisionnel des réunions du CSE, par la Direction des Ressources Humaines.

Le CSE tiendra 11 réunions ordinaires par an. Sur ce nombre de réunions ordinaires, au moins 4 réunions seront consacrées pour tout ou partie aux sujets relatifs à la sécurité, à la santé et aux conditions de travail remontés par la Commission Santé, Sécurité & Conditions de Travail (CSSCT).

Aux réunions ordinaires pourront s’ajouter des réunions extraordinaires. En complément des dispositions légales, des réunions extraordinaires du Comité Social et Économique pourront se tenir entre deux réunions mensuelles, à l’initiative de son Président ou du Secrétaire du CSE.

La réunion extraordinaire est organisée selon les règles habituelles de convocation et d’élaboration de l’ordre du jour.

En début de mandat la première réunion ordinaire sera organisée avec la direction, l’ensemble des titulaires, suppléants et représentants syndicaux au CSE pour permettre :

  • Une prise de connaissance de l’organisation ;

  • Une présentation de l’entreprise, de son organisation et de sa stratégie ;

  • L’élection du Bureau du CSE ;

  • L’organisation d’une formation, prise hors quota du congé de formation économique sociale et syndicale et hors des formations obligatoires prévues par la législation en la matière, sera proposée à l’instance (tous les Titulaires et Suppléants) par un organisme référencé, choisi en concertation avec les élus et la Direction et rémunérée par l’entreprise. En outre, dans l’hypothèse d’une évolution législative ou règlementaire importante, une formation supplémentaire sera proposée pour chaque membre du CSE (Titulaire et Suppléant) selon les mêmes principes. La Direction informera les membres des instances de l’organisme de formation sélectionné et des dates de formation.

Siègent aux réunions :

  • La Direction ;

  • Les membres titulaires du CSE. Les suppléants n’y participeront qu’en l’absence des titulaires qu’ils remplaceront ;

  • Le Représentant Syndical au CSE titulaire ou le Représentant Syndical au CSE suppléant en cas d’absence du titulaire de chaque Organisation Syndicale représentative au niveau du CSE ;

Et de façon dérogatoire à ce qui précède, il est convenu les dispositions suivantes de participation aux réunions, par ordre de priorité :

  • 1 Membre du CSE suppléant par syndicat n’ayant que des suppléants au CSE,

  • 1 Membre du CSE suppléant élu par organisation syndicale ayant au plus 4 titulaires élus au CSE d’Atos International ;

  • 2 Membres du CSE suppléants élus par organisation syndicale ayant 5 titulaires et plus élus au CSE d’Atos International. (Ces 2 Membres du CSE suppléants ne s’ajoutent pas au Membre du CSE suppléant prévu au paragraphe ci-dessus).

Lesquels pourront assister aux réunions du CSE d’Atos International, sans voix délibérative. En cas d’absence inopinée d’un membre titulaire, cela permettra en effet de faciliter son remplacement par l’un des membres suppléants qui aura alors la voix délibérative du membre titulaire. Dans cette hypothèse, ces suppléants participeront aux réunions préparatoires en présentiel.

Les parties conviennent que les suppléants qui ne participent pas à la réunion plénière pourront participer aux réunions préparatoires pour faciliter leur connaissance des problématiques en cas de remplacement d’un membre titulaire. Il pourra dans ce cas être proposé aux suppléants un accès par conférence téléphonique à la réunion préparatoire.

Article 1.3 Composition du Bureau

Le Bureau du CSE comporte un secrétaire, un secrétaire adjoint, un trésorier, un trésorier adjoint le cas échéant. Leurs rôles et responsabilités seront définis dans le règlement intérieur du CSE.

Le secrétaire et le trésorier sont élus obligatoirement parmi les membres titulaires du CSE.

Au cas où un membre du bureau cesse de faire partie du CSE en cours de son mandat, ou souhaite être déchargé de ses fonctions, il est procédé à son remplacement dans les mêmes formes.

Article 1.4 Convocation aux réunions

Le Comité Social et Economique est convoqué par son Président au moins trois jours ouvrés avant la tenue de la réunion, sauf urgence ou circonstances exceptionnelles.

La convocation à la réunion peut être adressée aux membres indépendamment de l’ordre du jour, le plus tôt possible avant la communication de l’ordre du jour pour faciliter la présence des élus et leur déplacement au lieu de la réunion ainsi que l’organisation d’un éventuel remplacement.

Le Comité Social et Economique pourra être convoqué à la demande de la majorité de ses membres. Dans ce cas, les questions seront jointes à la demande de convocation et inscrites à l’ordre du jour de la réunion.

Les membres titulaires empêchés s’attacheront à prévenir au plus tôt les membres suppléants du Comité Social et Economique en mesure de les remplacer.

Bien qu’ils ne siègent pas de droit aux réunions du Comité Social et Economique, les suppléants sont également destinataires, à titre informatif, de la convocation et de l’ordre du jour remis aux titulaires afin de gérer au mieux leur éventuel remplacement.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.5 Ordre du jour des réunions

L’envoi de l’ordre du jour ne vaut pas convocation des membres du CSE.

Dans tous les cas, l’ordre du jour est communiqué par courrier électronique aux membres du Comité Social et Economique et aux Représentants syndicaux au CSE avant la tenue de la réunion du CSE, selon les dispositions du règlement intérieur du CSE Atos International ou à défaut selon les dispositions légales et réglementaires applicables. Il est communiqué aux suppléants à titre informatif.

L’ordre du jour est établi conjointement par le Président et le Secrétaire du CSE ou le secrétaire-adjoint du CSE en cas d'absence de ce dernier, et comporte nécessairement les rubriques suivantes :

  • Approbation du PV de la réunion ordinaire/extraordinaire du CSE précédente ;

  • Evolution des effectifs ;

  • Travaux des Commissions, le cas échéant.

Un point sur les questions et les réclamations sociales, remontées par les Représentants de Proximité et les élus du CSE (titulaires ou suppléants) figure à l’ordre du jour de la réunion du CSE.

Les consultations rendues obligatoires par une disposition législative ou réglementaire ou par un accord collectif de travail, sont inscrites de plein droit à l’ordre du jour par le président du CSE ou le secrétaire du CSE.

Lorsque le Comité Social et Economique se réunit à la demande de la majorité de ses membres, les questions jointes à la demande de convocation sont inscrites à l’ordre du jour de la réunion, en concertation avec le Président du CSE.

L’ordre du jour du Comité Social et Economique comporte, au moins chaque trimestre, un point spécifique sur les travaux de la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail.

Les parties s’engagent à ouvrir une négociation collective relative au calendrier concernant les trois blocs de consultation obligatoire (orientations stratégiques, situation économique et financière et la politique sociale) en décembre 2023/janvier 2024.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.6 Documents mis à disposition

La direction transmet ou met à la disposition, dans le cadre de la Base de Données Economiques, Sociales et Environnementales (BDESE), des membres du CSE, titulaires et suppléants, les documents relatifs aux consultations au minimum trois jours avant la réunion ordinaire ou extraordinaire.

Les documents relatifs aux informations ne nécessitant pas le rendu d’un avis du CSE, sont transmis à ou mis à la disposition de ses membres (titulaires, suppléants et représentants syndicaux au CSE) si possible avant le début de la réunion plénière.

Compte tenu du fait que l’ensemble des membres du CSE sont dotés de moyens informatiques alloués par l’entreprise, soit dans le cadre de leur fonction, soit dans le cadre de leur mandat, l’ensemble des documents afférents au fonctionnement du CSE seront transmis par courrier électronique.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.7 Réunion préparatoire du CSE

En principe, la réunion préparatoire sera d’une demi-journée si la réunion plénière est d’une demi-journée ou plus.

La planification des réunions plénières doit permettre, dans la mesure du possible, la tenue, au plus tard, de la réunion préparatoire la veille après-midi.

Le temps passé en réunions de préparation par les membres titulaires et les représentants syndicaux au CSE afin de préparer les réunions plénières (basé sur une convocation et un ordre du jour établi) est considéré comme du temps de travail effectif, sur la base d’une demi-journée ou une journée en fonction de la complexité des thèmes abordés. La complexité des thèmes abordés est définie d’un commun accord entre le président et le secrétaire du CSE (ou le secrétaire adjoint en cas d’absence du secrétaire), en fonction de l’ordre du jour.

Les réunions préparatoires sont considérées comme du temps de travail effectif et ne s’imputent donc pas sur les heures de délégation pour tous les participants. Il est prévu une réunion préparatoire maximum par réunion plénière.

Les réunions extraordinaires sont également précédées d’une réunion préparatoire dans les mêmes conditions de durée et d’imputation sur le temps de travail effectif.

Le temps de la réunion préparatoire est distinct du temps de trajet pour s'y rendre.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.8 Durée des réunions

Par principe, les réunions du Comité Social et Économique sont programmées sur une demi-journée a minima, voire une journée entière.

Conformément aux dispositions légales, la durée des réunions doit permettre l’épuisement de l’ensemble des points portés à l’ordre du jour.

Ainsi, à défaut de pouvoir épuiser tous les points sur la durée initialement prévue lors de la convocation, la réunion est suspendue, les points restants seront traités lors d’une prochaine reprise de la réunion, préférentiellement le lendemain.

De manière exceptionnelle, les points restant non traités pourront être reportés, sur décision de la majorité des membres et du Président, à l’ordre du jour de la réunion suivante.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.9 Réunion du Comité Social et Economique

En séance du CSE seront traités les points mis à l’ordre du jour.

Des questions et réclamations sociales urgentes, peuvent être remontées lors de la réunion plénière. Elles sont intégrées aux points sur les questions et réclamations sociales. Des réponses leur sont apportées, dans la mesure du possible, en réunion plénière ou, au plus tard, par écrit, cinq jours ouvrés après la tenue de la réunion.

Les réunions ordinaires et extraordinaires plénières sont considérées comme du temps de travail effectif et ne s’imputent donc pas sur les heures de délégation.

Le temps de la réunion est distinct du temps de trajet pour s'y rendre.

Recours à la visioconférence

Le Président du CSE peut décider de recourir sans limitation à la visioconférence à l’occasion de la tenue des réunions du CSE.

Lorsque le comité social et économique est réuni en visioconférence, le dispositif technique mis en œuvre utilise l’infrastructure sécurisé Atos et le logiciel d’entreprise Teams ou tout autre logiciel qui lui succéderait, garantissant ainsi l’identification des membres du comité et leur participation effective, en assurant la retransmission continue et simultanée du son et de l’image des délibérations.

Ces dispositions ne font pas obstacle à la tenue de suspensions de séance.

Les votes éventuels se feront à main levée de manière simultanée.

L’enregistrement de tout ou partie de la séance de visioconférence est strictement interdit.

Le prestataire en charge de la rédaction des procès-verbaux des réunions pourra néanmoins procéder à l’enregistrement sonore, dans le cadre de la rédaction des procès-verbaux. Ces enregistrements seront définitivement supprimés dès la validation des procès-verbaux.

Article 1.10 Procès-Verbal des réunions du Comité Social et Economique

Le Procès-Verbal de la réunion du Comité Social et Economique est établi par le Secrétaire dans un délai maximum de 15 jours calendaires et communiqué à l’ensemble des membres du Comité Social et Economique, y compris les suppléants et les représentants syndicaux au CSE, avant la réunion ordinaire suivante (sauf circonstances exceptionnelles). Le secrétaire s’appuie pour cela sur les notes prises par un rédacteur en séance ou enregistrement audio de la réunion.

Le procès-verbal est également transmis dans un délai maximum de 15 jours calendaires à l’employeur avant la réunion plénière du CSE où il doit être approuvé (sauf circonstances exceptionnelles). L’employeur fait connaitre, avant la réunion de validation du procès-verbal, ses propositions de modifications au Secrétaire du CSE.

Toutefois, la direction et les membres du CSE peuvent demander un extrait de PV dans un délai plus court.

Le procès-verbal, une fois approuvé est sous la responsabilité du secrétaire du CSE (ou d’un membre définit par le règlement intérieur du CSE), qui aura les moyens de le porter à la connaissance des salariés.

Le procès-verbal des réunions du CSE peut, après avoir été adopté, être diffusé dans l’entreprise par le secrétaire du CSE, dans le respect des règles de confidentialité et d’anonymat, selon les modalités prévues dans le règlement intérieur du CSE et les accords d’entreprise.

Les réponses aux questions et réclamations sociales sont consignées dans un document, annexé au procès-verbal. Ce document est envoyé aux membres du CSE afin qu’ils puissent, s’ils le souhaitent, le relayer aux Représentants de Proximité. Le document est également archivé de façon électronique par la direction et consultable par les élus, les Représentants de Proximité et les salariés.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.11 Frais de rédaction des Procès-Verbaux

Le CSE est libre de mandater un prestataire externe soumis à la confidentialité pour la rédaction des procès-verbaux, comptes-rendus et extraits de Procès-Verbaux.

Le CSE peut mandater ce prestataire pour enregistrer les réunions ordinaires ou extraordinaires.

Les coûts afférents à la prestation sont pris sur le budget du CSE.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.12 Temps de trajet et Frais de déplacement

Le temps de trajet pour se rendre aux réunions sur convocations de la direction ou aux réunions de préparation sont assimilés à du temps de travail effectif et ne sont pas déduits des heures de délégations.

Les frais de déplacement pour se rendre aux réunions sont pris en charge par l’entreprise conformément aux règles en vigueur dans l’entreprise.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 1.13 Règlement intérieur

Le CSE détermine dans son règlement intérieur, les modalités de son fonctionnement et celles de ses rapports avec les salariés de l’entreprise, pour l’exercice des missions qui lui sont conférées.

Le règlement intérieur du CSE est mis en place au maximum dans les quatre mois après la mise en place du CSE.

La direction favorise la mise en place de ce règlement intérieur en attribuant, durant cette période de quatre mois, quatre demi-journées aux membres titulaires du CSE afin de se réunir. Dans la mesure du possible, ces demi-journées sont accolées à d’autres réunions afin de limiter les frais de déplacement des élus.

Ces demi-journées sont assimilées à du temps de travail effectif et ne sont pas déduites des heures de délégation.

Article 1.14 Visites de l’inspection du travail

Lors des visites de l’agent de contrôle de l’inspection du travail, les membres de la délégation du personnel au CSE sont informés de sa présence par l’employeur et peuvent présenter leurs observations.

L’agent de contrôle de l’inspection du travail se fait accompagner par un ou deux membres du CSE, si celui-ci le souhaite, et par toutes personnes qu’il juge utile.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.


ARTICLE 2 LES COMMISSIONS OBLIGATOIRES

Les parties s’accordent sur la mise en place de deux commissions obligatoires :

  • La commission économique

  • Et la commission santé sécurité et conditions de travail.

Le président de chaque commission obligatoire doit être un membre titulaire de l’instance concernée, à l’exception la commission santé et sécurité des conditions de travail dont la présidence est assurée par la direction.

Au début de chaque mandature, une formation commune, prise hors quota du congé de formation économique sociale et syndicale et hors des formations obligatoires prévues par la législation en la matière, sera proposée aux membres de la commission par un organisme référencé, choisi en concertation avec les élus et la Direction et rémunéré par l’entreprise.

Article 2.1 La Commission économique

Une Commission économique est créée au niveau du CSE.

Cette Commission économique est composée de membres du CSE, dont un Président qui sera désigné lors de la première réunion du CSE parmi les Membres Titulaires.

La Commission économique peut se faire assister par l’expert-comptable désigné par le CSE.

Elle peut demander à entendre tout cadre supérieur ou dirigeant de l'entreprise après accord de l'employeur, ceux-ci étant soumis à l’obligation de discrétion et de secret professionnel.

La Commission économique se réunit au moins deux fois par an.

La Commission économique a pour mission de préparer les délibérations du CSE dans les domaines qui relèvent de sa compétence pour les consultations récurrentes portant sur :

  • Les orientations stratégiques de l’Entreprise (à l’exception des orientations stratégiques en matière de formation),

  • La situation économique et financière de l’Entreprise.

Article 2.2 La Commission santé sécurité et conditions de travail

Une Commission santé sécurité et conditions de travail (CSSCT) est créée au niveau du CSE.

Article 2.2.1 Composition de la Commission santé sécurité et conditions de travail (CSSCT)

Cette commission constituée au niveau du CSE est composée de membres du CSE.

Le Représentant Syndical (RS) du CSE ou le RS Suppléant du CSE en cas d’absence du titulaire sera également convié.

La Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) est donc composée :

  • D’un Secrétaire ;

  • D’un Secrétaire Adjoint ;

  • De membres titulaires ;

  • Et de membres suppléants.

La Commission SSCT pourra inviter un Représentant de Proximité à participer aux travaux portant sur un sujet spécifique concernant le périmètre de ces Représentants de Proximité si aucun membre de la commission SSCT n’appartient à ce périmètre.

Assistent aux réunions de la CSSCT :

  • Les membres de la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) ; 

  • le médecin du travail ;

  • La Direction.

Sont invités aux réunions de la CSSCT :

  • L’Intervenant en Prévention des Risques Professionnels ;

  • L’inspection du travail ;

  • Les services de prévention des organismes de Sécurité Sociale.

La CSSCT peut demander à entendre tout cadre supérieur ou dirigeant de l'entreprise après accord de l'employeur, ceux-ci étant soumis à l’obligation de discrétion et de secret professionnel.

Ces membres de la CSSCT sont désignés pour une durée qui prend fin avec celle des mandats des membres du Comité Social et Economique.

La Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail créée au niveau du CSE se réunit au moins quatre fois par an, sur convocation de son Président, dans la mesure du possible avant une réunion plénière du CSE.

Cet article pourra être complété ou amendé dans le règlement intérieur du CSE.

Article 2.2.2 Attributions déléguées par le CSE à la CSSCT

Le CSE délègue à la CSSCT les attributions suivantes, classées en trois domaines :

  • Préparation des réunions du CSE :

  • Instruction du dossier et/ou projet et préparation des aspects techniques des avis que doit rendre le CSE quand il est consulté sur des projets ayant un impact sur la Santé / Conditions de travail / Sécurité/ Hygiène des salariés ;

  • Elaboration de recommandations / observations par écrit sur les questions de santé, sécurité et conditions de travail pour procéder à une analyse en vue d'une présentation en séance plénière au CSE ;

  • Communication à la Direction des propositions relatives à l’élaboration du DUERP en prenant en compte notamment les observations des Représentants de Proximité.

  • Prévention et Protection de la santé et sécurité :

  • Synthèse des accidents de travail/maladies professionnelles de leur périmètre ;

  • Réalisation des enquêtes et synthèse des enquêtes issues des Représentants de Proximité ;

  • Destinataire des rapports annuels du médecin du travail ;

  • Examen des points de blocages / sujets remontés par la Commission de liaison RP du CSE concernant la santé et la sécurité ;

  • Amélioration des conditions de travail :

  • Proposition d'amélioration en matière de risques professionnels sur des sujets transverses portant sur l'ensemble de l'entreprise (ex : PAPRIPACT) ;

  • Faciliter l'accès des femmes à tous les emplois et répondre aux problèmes liés à la maternité et à la paternité ;

  • Adaptation et aménagement des postes de travail afin de faciliter l'accès des personnes en situation de handicap à tous les emplois et favoriser leur maintien dans l'emploi au cours de leur vie professionnelle ;

  • Proposer des actions d'amélioration de qualité de vie au travail. Prévention de toute forme de harcèlement et de discrimination.

Un procès-verbal spécifique de la réunion du CSE consacré à l’examen du rapport annuel sur la situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail ainsi qu’au programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail sera établi.

Les modalités spécifiques de fonctionnement de la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail sont définies par le Règlement Intérieur du Comité Social et Economique.

Article 2.2.3 Président

La commission est présidée par un représentant de l’employeur, ou par l'un de ses représentants dûment mandatés. Il peut se faire assister éventuellement de deux personnes appartenant obligatoirement au personnel de l'entreprise.

Les principales missions du Président de la CSSCT sont les suivantes :

  • Fixer la date et l’ordre du jour de la première réunion de la CSSCT qui suit la désignation de ses membres par le CSE, dans l'attente de la désignation du secrétaire ;

  • Etablir l'ordre du jour des réunions de la CSSCT conjointement avec le secrétaire dans les conditions prévues par le règlement intérieur du CSE ;

  • Convoquer les membres de la CSSCT aux réunions ordinaires et extraordinaires ;

  • Présider les réunions et notamment, organiser les débats, veiller à la bonne tenue des réunions, et assurer l'examen de tous les points à l'ordre du jour ;

  • Participer ou déléguer un de ses représentants dûment mandaté aux inspections et enquêtes dans les conditions prévues par le règlement intérieur du CSE ;

  • Communiquer à la CSSCT toute information concernant l'hygiène, la sécurité et l'amélioration des conditions de travail du personnel et notamment les observations émanant de l'inspecteur du Travail, du Médecin du Travail et des agents du service de prévention des organismes de sécurité sociale.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 2.2.4 Secrétaire

Dès le début de son activité et si possible lors de la première réunion qui suit sa mise en place, la commission CSSCT désigne un secrétaire et un secrétaire adjoint, parmi les membres désignés par le CSE.

En cas de départ définitif du secrétaire ou du secrétaire adjoint en cours de mandat, il est procédé à leur remplacement dans les mêmes formes.

En cas d'absence ou d'empêchement temporaire du secrétaire, son remplacement est assuré par le secrétaire adjoint.

Si à l'occasion d'une réunion, le secrétaire et le secrétaire adjoint sont simultanément absents, la commission désigne un secrétaire de séance parmi les membres de la commission, à la majorité des suffrages valablement exprimés des membres de ladite commission.

Le secrétaire est notamment chargé :

  • D'élaborer, conjointement avec le Président, l'ordre du jour des réunions de la CSSCT dans les conditions prévues par le règlement intérieur du CSE ;

  • De rédiger les procès-verbaux de réunions de la CSSCT dans les conditions prévues par le règlement intérieur du CSE et de veiller à ce qu'aucune information présentée comme confidentielle n’y figure ;

  • De s'occuper de la correspondance de la CSSCT ;

  • De s'occuper de la conservation des archives de la CSSCT ;

En outre, il est donné mandat au secrétaire pour accomplir au nom de la commission tous les actes de gestion courante.

Le secrétaire adjoint assiste le secrétaire dans l'exécution de ses missions.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 2.2.5 Lien entre le CSE et la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail

La CSSCT prépare les travaux du CSE relatifs à la Santé, à la Sécurité et aux Conditions de Travail. Dans ce cadre, elle peut mener des enquêtes et rédiger des rapports pour aider le CSE à la prise de décision telle que désigner un expert ou rendre un avis dans le cadre d’une consultation.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.

Article 2.2.6 Déplacement des membres de la CSSCT

Les membres du CSSCT disposent, dans le cadre de leurs attributions, d’une liberté de déplacement à l'intérieur de l'entreprise durant les heures d'ouverture sous réserve de respecter les consignes de sécurité et de ne pas apporter de gêne à l'accomplissement du travail des salariés.

Ils peuvent également se déplacer en dehors de l'entreprise pour l'exercice de leurs missions et notamment sur les sites du groupe Atos où des salariés de l’entreprise assurent l’accomplissement quotidien de leur travail.

Cet article pourra être complété dans le règlement intérieur du CSE.


ARTICLE 3 autre Commission MISE EN PLACE

Article 3.1 La Commission emploi et égalité professionnelle

Les parties s’accordent sur la mise en place de la commission Emploi et égalité professionnelle, qui sera créé au niveau du CSE d’Entreprise.

Cette Commission emploi et égalité professionnelle constituée au niveau du CSE d’Entreprise est composée de trois membres du CSE dont un Président qui sera désigné lors de la première réunion du CSE parmi les Membres Titulaires.

Cette Commission a notamment pour mission de préparer les délibérations du CSE d’Entreprise relatives à la consultation récurrente sur la politique sociale de l’entreprise, dans les domaines qui relèvent de sa compétence, à savoir l’évolution de l’emploi, les qualifications, l’égalité professionnelle et les bilans et rapports légaux.

La Commission emploi et égalité professionnelle se réunira au moins deux fois par an.

ARTICLE 4 Les Commissions optionnelles/ facultatives

Il n’est pas prévu dans le présent accord les commissions suivantes, les sujets afférents à ces commissions seront traités lors de consultation :

  • Commission formation

  • Commission d’information et d’aide au logement

  • Commission des marchés

  • Commission ad hoc

  • Commission liaison RP

Pour faciliter sa gestion, à tout moment, le Comité Social et Economique pourra mettre en place l’une de ces commissions lors d’un vote en CSE à la majorité des présents.

Pour chaque nouvelle commission créée, le CSE devra définir :

  • La composition de cette commission

  • La désignation des membres de cette commission

  • Les attributions de cette commission

  • La périodicité des réunions

  • Les heures délégation supplémentaire affecté à cette activité pour le bureau si nécessaire

En l’absence de ces commissions les sujets y afférent devront être traité sous forme de consultation au minimum une fois par an.

Article 4.1 La Commission formation

Une Commission formation pourra être créée au niveau du CSE.

La Commission formation constituée au niveau du CSE serait composée de 3 de ces membres.

La Commission formation a pour mission de :

  • Préparer les délibérations du Comité dans les domaines qui relèvent de sa compétence pour les consultations récurrentes sur les orientations stratégiques (volet formation) et la politique sociale de l’entreprise en matière de formation professionnelle et d’emploi des jeunes (stages, alternance) ;

  • Étudier les moyens permettant de favoriser l’expression des salariés en matière de formation et de participer à leur information en ce domaine ;

  • Étudier les problèmes spécifiques concernant l’emploi et le travail des jeunes et des travailleurs handicapés.

La Commission formation pourra se réunir au moins deux fois par an.

En l’absence de commission formation, l’ensemble de ces sujets devront être traités en consultation.

Article 4.2 La Commission d’information et d’aide au logement

Une Commission d’information et d’aide au logement pourra être créée au niveau du CSE d’Entreprise.

Cette Commission d’information et d’aide au logement constituée au niveau du CSE serait composée de membres du CSE.

Cette Commission a notamment pour mission de :

  • Rechercher les possibilités d’offres de logements correspondant aux besoins du personnel ;

  • Informer les salariés sur leurs conditions d’accès à la propriété ou à la location d’un logement et les assister dans les démarches ;

  • Aider les salariés souhaitant acquérir ou louer un logement au titre de la participation des employeurs à l’effort de construction ou investir les fonds provenant des droits constitués en application des dispositions relatives à l’intéressement, à la participation et à l’épargne salariale ;

  • Préparer les délibérations du CSE relatives à la consultation récurrente sur la politique sociale de l’entreprise, dans le domaine du logement.

La Commission d’information et d’aide au logement pourra se réunir au moins deux fois par an.

En l’absence de commission d’information et d’aide au logement, l’ensemble de ces sujets devront être traités en consultation.

Article 4.3 La Commission ad hoc

Une Commission ad hoc pourra être créée de façon ponctuelle au niveau du CSE.

Cette Commission ad hoc créée au niveau du CSE serait composée d’au plus 4 membres, tout salarié répondant aux conditions d’éligibilité pourra présenter sa candidature.

Elle a pour objet de se réunir pour travailler sur des projets / sujets spécifiques qui font notamment l’objet d’une information consultation au niveau du Groupe ou du CSE.

Article 4.4 La Commission de liaison Représentant de Proximité (RP)

Une Commission de liaison RP pourra être créée au niveau du CSE.

Cette Commission a pour missions :

  • D’établir un lien privilégié entre les RP et les membres du CSE ;

  • De proposer au secrétaire de l’instance de suivre des sujets en séance plénière ou de réorienter les demandes auprès des présidents des Commissions (dont la Commission SSCT).

Les membres de cette Commission sont désignés parmi les membres titulaires ou suppléants du CSE d’Entreprise.

Cette Commission de liaison RP constituée au niveau du CSE serait composée de 3 de ces membres.

Article 4.5 La Commission des marchés

Une Commission des marchés pourra être créée au niveau du CSE.

Cette commission des marchés constituée au niveau du CSE sera composée de 3 de ces membres désignés par le CSE parmi les membres titulaires, hors membres du Bureau.

La Commission des marchés :

  • Rend compte au CSE des choix de fournisseurs et de prestataires de celui-ci au moins une fois par an, selon les modalités déterminées par le règlement intérieur du CSE ;

  • Établit un rapport d’activité annuel joint en annexe au rapport d’activité et de gestion du CSE.


ARTICLE 5
Les Représentants de proximité (rp)

 

La mise en œuvre des Représentants de Proximité (RP) a pour vocation principale de favoriser la représentation locale des salariés qui travaillent en province, en dehors du siège social.

Le nombre de Représentants de Proximité est établi à quatre, dont deux issus obligatoirement de l’un des sites localisés en province en dehors du siège social.

Article 5.1 Candidature des Représentants de Proximité

Pour être désigné Représentant de Proximité, le candidat doit être salarié de l’entreprise et avoir au moins un an d’ancienneté au sein du Groupe Atos à la date de sa désignation.

Deux Représentants de Proximité exercent obligatoirement leur activité quotidienne sur un site géographique en province.

Les organisations syndicales s’efforceront d’avoir une représentation équilibrée de la parité homme / femme en conformité avec sa répartition des effectifs « salariés » au sein de l’établissement dans la composition des listes proposées au CSE.

Article 5.2 Modalités de désignation des Représentants de Proximité

La désignation des Représentants de Proximité se fait au niveau du CSE après délibération de l’instance lors d’une réunion plénière suivant la réunion constitutive de l’instance (vote de la majorité des présents) dans les conditions définies ci-dessous.

Les représentants de Proximité sont désignés dans les trois mois qui suivent les élections des Membres du CSE et leurs mandats se terminent avec ceux des Membres du CSE.

A l’issue des élections professionnelles et préalablement au vote des membres titulaires du CSE désignant les Représentant de Proximité, chaque organisation syndicale présente chez Atos International établira et adressera à l’instance sa liste définitive de représentants. Une revue des postes laissés vacants par les organisations syndicales sera faite 3 fois par an en CSE (février, juin et octobre) afin de désigner les nouveaux Représentants de Proximité.

Un référent pourra être désigné afin de faciliter le fonctionnement de l’instance. Celui-ci sera désigné à la majorité des présents parmi les membres RP à la première réunion de l’instance RP.

Le mandat de Représentant de Proximité prend effet le jour de leur désignation et prend fin lors de la désignation par le CSE des nouveaux Représentants de Proximité au début de la mandature suivante.

Les Représentants de Proximité bénéficient de la protection prévue par l’article L2411-1 dès que leur candidature est portée à la connaissance de l’employeur. 

Cas particulier : A titre exceptionnel, les organisations syndicales peuvent soumettre une demande au CSE pour mettre fin à une désignation. Une nouvelle désignation sera organisée conformément à l’article 4.5 « remplacement d’un RP ».

Article 5.3 Attributions des Représentants de Proximité

Les Représentants de Proximité du CSE exercent leurs attributions pour tous les salariés de l’Entreprise de leur périmètre géographique.

Le CSE ou la Commission SSCT peuvent déléguer aux Représentants de Proximité, s’ils existent, les missions suivantes :

  • Assurer l’accompagnement au quotidien des salariés dans le cadre de leurs questions, difficultés ou attentes individuelles et collectives.

  • Participer aux inspections et les visites de sites dans le cadre des missions relatives à la santé, la sécurité, l’hygiène et les conditions de travail concernant les salariés du site ;

  • Etudier les propositions de reclassement en cas d’inaptitude et transmettre leurs recommandations au CSE dans un délai maximum de 5 jours ouvrés. Le CSE donnera son avis sur la base des éléments instruits par les Représentants de Proximité ;

  • Suivre les accidents du travail de leur périmètre géographique ;

  • Proposer au Responsable RH d’Atos International et/ou au chef d’établissement du site concerné :

    • Des améliorations dans l’organisation du travail du site (exemple : suivi déménagement au niveau local ;

    • le contenu des programmes d'amélioration à la sécurité et les mesures adoptées à la suite de l'analyse d'un accident de travail ;

    • la prévention et les actions visant à faire cesser les situations de harcèlement ou de risques psycho-sociaux ;

    • des améliorations concernant le plan de prévention ;

    • Des observations concernant le DUERP ;

  • Participer aux enquêtes :

    • A la suite des alertes visées aux articles L.2312-59 du code du travail (atteintes relatives aux droits des personnes) et L.2312-60 du code du travail (alerte en cas de danger grave et imminent) ;

    • Pour l’examen de projet(s) local/locaux ayant un impact important sur la santé, la sécurité et les conditions de travail, les Représentants de Proximité contribuent à l’instruction du projet sur leur périmètre ;

Procédure d’alerte :

En cas d’exercice du droit d’alerte (droit d’alerte en cas d’atteinte au droit des personnes), le Représentant de Proximité saisit le Responsable RH et le chef d’établissement ou son représentant et en informe conjointement le président de la commission SSCT.

Le responsable RH et le chef d’établissement ou son représentant vérifient et déclenchent la procédure conformément à la règlementation en vigueur.

  • Peuvent suivre localement les éléments ou évènements significatifs ;

  • Peuvent être le relai local du CSE ;

  • Contribuer à la remontée ou descente d'informations entre les salariés et les membres du CSE.

Le référent RP exerce notamment les attributions suivantes :

  • Remonter à la Commission de liaison RP du CSE ou à la Commission SSCT les points de blocages ;

  • Être l’interface privilégiée avec la Direction (ex : planifier une réunion extraordinaire, point de contact pour donner des informations, …) ;

  • Assurer la liaison avec le CSE.

Article 5.4 Fonctionnement

Une réunion plénière a lieu au moins une fois tous les trois mois en présentiel à Bezons ou par conférence téléphonique. Les RP sont reçus par un membre de la Direction des Ressources Humaines à leur demande pour des dossiers individuels ou collectifs entre deux réunions.

Le calendrier prévisionnel des réunions est arrêté au plus tard au mois de décembre N-1 pour le 1er semestre et au mois de juin pour le 2ème semestre de l’année N.

A ces réunions assisteront :

  • Le responsable RH d’Atos International ;

  • Les Représentants de Proximité

  • Un membre du CSE.

Sur les sujets portant sur le domaine de la santé, sécurité, hygiène et conditions de travail, l'instance pourra se faire assister par :

  • Le médecin du travail ;

  • L’infirmier (e) ;

  • L’Intervenant en Prévention des Risques Professionnels ;

  • Le cas échéant, le responsable sécurité.

Huit jours ouvrés avant chaque réunion, le référent RP transmet l’intégralité des questions de l’instance au Responsable Ressources Humaines d’Atos International. En cas de désaccord sur la liste des points à traiter lors de la réunion, seuls les points relevant des attributions des Représentants de Proximité visées ci-dessus seront abordés.

L’invitation et l’agenda de la réunion seront communiqués trois jours avant la réunion.

La Direction établit un relevé d’informations, d’actions, de décisions prises au cours de la réunion et des réponses aux questions collectives dans les 8 jours ouvrés suivant la réunion.

Outre cette réunion, la Direction peut réunir les Représentants de Proximité de son périmètre, physiquement ou par conférence téléphonique, pour communiquer notamment de l’information.

Sur proposition des Représentants de Proximité, une réunion extraordinaire pourra être organisée pour répondre à une situation exceptionnelle. En cas de difficultés, le référent ou l’instance RP remontera le point de blocage à la Direction des Ressources Humaines.

Article 5.5 Remplacement d’un Représentant de Proximité

Quand un siège devient vacant en cours de mandature, le CSE désignera un nouveau Représentant de Proximité dans un délai maximum de deux mois suivant la date du départ, selon les modalités prévues à l’article 3.2

Article 6 Les moyens des membres du CSE et des représentants de proximité

Les moyens alloués aux Membres du CSE et Représentants de Proximité y compris les crédits d’heures sont précisés dans l’accord sur les moyens des instances représentatives du personnel au sein de l’Entreprise.

En outre, pour l’accomplissement de leurs mandats, les Représentants de Proximité peuvent :

  • Se déplacer librement dans le périmètre de leur désignation et ponctuellement à l’extérieur de l’entreprise.

  • Utiliser librement leurs heures de délégation. Dans la mesure du possible, ils informent au préalable leur hiérarchie qui ne peut s’opposer à leur absence.

  • Prendre tous contacts dans l’entreprise nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

  • Prendre en charge des frais de déplacement liés à l’exercice de leur mandat de RP en fonction du site géographique concerné, dans le respect des règles du Groupe Atos de remboursement des frais professionnels.

Pour chaque nouvelle mandature ou nouveau membre, les Représentants de Proximité peuvent bénéficier d’une formation en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail (hors quota du congé de formation économique sociale et syndicale et hors des formations obligatoires prévues par la législation en la matière), tel que prévu par l’article L.2315-18 pour les élus du CSE d’Entreprise et dans les mêmes conditions à savoir : prise en charge des frais de formation et des éventuels frais de déplacements et de séjours qui y sont liés.

Par ailleurs, dans l’hypothèse d’une évolution législative ou règlementaire importante, une formation sera proposée à l’instance dans les mêmes conditions définies ci-dessus. Cette dernière formation sera choisie en concertation avec les élus du CSE et la Direction.

Les RP ont accès au registre d’accidents bénins du site.

Un téléphone mobile avec accès à sa messagerie est mis à disposition des référents RP.

ARTICLE 7 CLAUSE D’INTERDEPENDANCE

Sont interdépendants les accords portant sur :

  • La reconnaissance de l’établissement unique d’Atos International ;

  • L’organisation et le fonctionnement du CSE ;

  • Les moyens des Instances Représentatives du Personnel ;

Dans l’hypothèse où l’accord groupe sur les moyens des IRP cesserait de produire ses effets avant même que le présent accord arrive lui-même à son terme, l’employeur s’engage à proposer la négociation et la conclusion aux organisations syndicales, d’un accord collectif d’entreprise reprenant les mêmes avantages que ceux figurant dans l’accord groupe ayant pris fin.

L’accord d’entreprise ainsi proposé serait un accord à durée déterminée dont le terme coïnciderait avec celui du présent accord.

ARTICLE 8 REVISION DE L’ACCORD

Le présent accord pourra, le cas échéant, être révisé en cours d’exécution par avenant, dans le respect des dispositions de l’article L. 2261-7-1 du Code du travail.

L’une ou l’autre des Parties signataires peut demander la révision de l’accord par courrier recommandé avec accusé de réception en respectant un préavis de trois mois selon les dispositions de l’article L. 2261-9 du Code du travail.

Ce courrier devra indiquer les points concernés par la demande de révision et devra être accompagné de propositions écrites de substitution. Dans un délai maximal de deux mois à compter de la demande de révision, les parties doivent se rencontrer pour examiner les conditions de conclusion d’un éventuel avenant de révision.

Article 9 ENTREE EN VIGUEUR ET DUREE DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée.

Le précédent accord relatif au fonctionnement du CSE d’Atos International France conclu le 26 août 2019 arrivera à son terme avec la fin de la mandature en cours. Le présent accord lui succède et entre en vigueur à compter du début des mandats des Membres du CSE en 2023 et cessera de produire tout effet à la fin de la mandature ainsi initiée.

ARTICLE 10 DEPOT ET PUBLICITE

Le présent accord, une fois signé, fera l'objet d’une publicité au sein de l’Entreprise.

Le présent accord sera déposé de façon dématérialisée à partir d’une plateforme de téléprocédure (www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr) dédiée à la Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) et un exemplaire auprès du greffe du Conseil de prud'hommes compétent. Version anonymisée.

Les formalités de dépôt seront opérées par la Direction des Ressources Humaines

Le présent accord sera également porté à la connaissance des salariés sur le site intranet SharePoint.

Fait à Bezons, le 17 juillet 2023

La Direction représentée par Madame

La CFTC représentée par Monsieur

La CFE-CGC représentée par Monsieur


ANNEXE  1 : Synthèse des heures de délégation

Les heures de réunions préparatoires ne s’imputent pas sur les crédits d’heures.

Instances Mandats Titulaires ou suppléants
CSE Membre titulaire 28H mensuelles
Membre suppléant 16H mensuelles
Secrétaire Membre CSE Titulaire +20 H mensuelles
Secrétaire Adjoint Membre CSE Titulaire +15 H mensuelles
Trésorier Membre CSE Titulaire +20 H mensuelles
Trésorier adjoint Membre CSE Titulaire / Membre CSE Suppléant +15H mensuelles
RS CSE 20H mensuelles
RS CSE suppléant 10H mensuelles
Réunion préparatoire 1/2 journée
Commission Economique Membre Maximum de 4 Membres du CSE 40 H annuelles pour la commission
Président Membre du CSE Titulaire 3,5H réunion prépa.
Commission Emploi et égalité professionnelle Membre 3 Membres CSE titulaires 30 H annuelles pour la commission

Commission SSCT

 

 

 

 

Membre Mini de 3 Membres CSE titulaires +10H mensuelles
Secrétaire Membre CSE Titulaire (idéal : secrétaire CSE ou son adjoint) +7H mensuelles
Invité RS CSE ou son suppléant Réunion préparatoire ne s'impute pas à son crédit
 1 RP par sujet non représenté par le CSE  
Réunion préparatoire  
Représentant de Proximité Membre Pas de cumul avec membres CSE 25H mensuelles si mandat unique
Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

Un problème sur une page ? contactez-nous : contact@droits-salaries.com