Accord d'entreprise "Accord collectif d'entreprise sur l'égalité professionnelle femmes/hommes" chez DECELECT (Siège)

Cet accord signé entre la direction de DECELECT et les représentants des salariés le 2022-02-24 est le résultat de la négociation sur la diversité au travail et la non discrimination au travail, l'égalité professionnelle, la qualité de vie au travail et l'équilibre pro perso, l'égalité salariale hommes femmes.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et les représentants des salariés

Numero : T00222002263
Date de signature : 2022-02-24
Nature : Accord
Raison sociale : DECELECT
Etablissement : 49343041700029 Siège

Égalité HF : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif égalité HF pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2022-02-24

ACCORD COLLECTIF D’ENTREPRISE

SUR L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE FEMMES/ HOMMES

Entre :

L'employeur

La société x dont le siège social est à Soissons (02), et la société LOGILAN dont le siège social est à Soissons (02), représentée l’une et l’autre par x

D'une part,

Et,

L’organisation syndicale C.F.D.T représentée par son/sa délégué.e syndical.e, x

D’autre part,

Article 1 – PRÉAMBULE

Le présent accord est conclu en application des articles L. 2242-1 et suivants du Code du travail, relatifs à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail.

Le présent accord vise à corriger les déséquilibres dans les pratiques de l’entreprise, sources d’écarts de situation entre les femmes et les hommes.

Données propres à l’entreprise

  • Il est rappelé qu’un certain nombre d’actions ont déjà été menées par l’entreprise à savoir :

    • possibilité de s’absenter 2 heures pour la rentrée scolaire, cette absence est rémunérée,

    • bénéficier de 3 jours pour enfant malade par an rémunéré,

    • possibilité de cumuler des heures de travail pour pouvoir prendre du temps pour les rencontres parents-prof ou les rendez-vous médicaux par exemple,

    • accueil de stagiaires de collège à l’école d’ingénieur,

    • participation à la semaine de l’industrie

    • diffusion du livret sur la parentalité rédigée par FETE,

  • Au 31 décembre 2021, l’entreprise compte 70 salariés en CDI 33 femmes et 37 hommes, soit respectivement 45% et 56%. L’entreprise est considérée comme mixte.


Au niveau de la branche

  • Taux de féminisation dans la branche : données par sexe.

  • D’après l’état des lieux réalisés par l’observatoire de la métallurgie en 2019 : « L’état actuel de la situation dans la Branche révèle une faible présence des femmes dans les métiers de la métallurgie où 21 % des effectifs sont des femmes, tous métiers et qualifications confondus. Le défi à relever réside dans une féminisation du secteur d’activité de la métallurgie historiquement très masculin. Animées par la volonté de féminiser la profession et d’aider les entreprises à répondre à leurs obligations légales en matière d’égalité professionnelle femmes/hommes, la Branche de la métallurgie et ses UIMM territoriales développent depuis plusieurs années une politique d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Cet engagement a été formalisé dans deux accords visant à la mise en œuvre d’actions favorisant la mixité professionnelle, l’évolution de carrière des femmes, la conciliation vie professionnelle et vie familiale. L’accord national du 8 avril 2014 relatif à l’égalité professionnelle et à la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes se situe dans la continuité des efforts d’amélioration de la politique en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et dans le souci de fournir davantage d’outils aux entreprises adhérentes pour les aider à :

    • Améliorer la proportion de femmes dans leurs effectifs,

    • Favoriser l’évolution de carrière de ces femmes.

Or, malgré cette politique pro active en faveur de l’égalité et pour la promotion des métiers de la métallurgie auprès des femmes et des jeunes filles, le pourcentage de femmes présentes dans la métallurgie stagne.1 »

  • Rappel des engagements pris au niveau de la branche.

La branche de la métallurgie s’est engagée « de poursuivre leurs efforts aux fins d'attirer une part plus importante de femmes dans les entreprises de la branche, en les sensibilisant sur les possibilités d'accès à l'ensemble des métiers de la branche, et, d'autre part, de développer la politique de la branche pour favoriser l'évolution de carrière des femmes, de façon à leur offrir l'opportunité d'accéder à des postes de mêmes niveaux de rémunération et avec les mêmes possibilités d'évolution professionnelle que ceux des hommes. »2

LES DOMAINES RETENUS

Les partenaires sociaux ont choisi les domaines d’action suivants :

A partir des constats obtenus par le rapport de situation comparée réalisé avec les données de l’année N-1, les parties s’engagent à se fixer des objectifs de progression dans les domaines suivants :

  • Rémunération effective

  • L’embauche

  • Les conditions de travail

L’atteinte de ces objectifs s’effectue au moyen d’actions concrètes et chiffrées, dont la nature, l’étendue et le délai de réalisation font également partie du présent accord.

ARTICLE 2 - PREMIER DOMAINE : LA REMUNERATION EFFECTIVE

Objectifs de progression Actions Indicateurs chiffrés
S’assurer de l’égalité de rémunération à l’embauche et tout au long de la carrière quel que soit le sexe, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale Déterminer lors du recrutement d’un salarié à un poste donné et tout au long de sa carrière, le niveau de la rémunération de base afférente à ce poste avant la diffusion de l’offre et la progression de cette rémunération

100% des offres rédigées en ce sens

Suivi des écarts de rémunération F/H pour un même travail ou un travail de valeur égale

Neutraliser l’impact de la parentalité sur la rémunération effective des salarié(e)s. Il est précisé que la parentalité c’est l'ensemble des façons d'être et de vivre le fait d'être parent Payer le complément de salaire et les primes non liées au travail comme par exemple la prime de vacances dans le cadre du congé paternité et accueil d’un enfant

Nombre de jours de congés, paternité et accueil d’un enfant, rémunérés.

Montant des compléments de salaires et des primes non liées au travail versés

ARTICLE 3 – DEUXIÈME DOMAINE : L’EMBAUCHE

Objectifs de progression Actions Indicateurs chiffrés
Veiller à la neutralité de la procédure de recrutement dans l’entreprise Rédiger dans chaque annonce d’emploi, un paragraphe réaffirmant les valeurs de l’entreprise et notamment son engagement en matière d’égalité professionnelle F/H et de mixité. Nombre d’annonces d’emploi ayant intégrées ce paragraphe.
Susciter les candidatures internes et externes du genre sous-représenté sur les postes où il est sous-représenté Mise en place d’un plan de communication auprès des salariés sur les différents métiers de l’entreprise et notamment ceux sur lesquels la proportion homme/femme est déséquilibrée. Nombre d’actions de communication réalisées.

ARTICLE 4 – TROISIÈME DOMAINE : LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Objectifs de progression Actions Indicateurs chiffrés
Améliorer les conditions de travail de postes nécessitant des manutentions manuelles de charges Effectuer des études de faisabilité d’automatisation ou d’aménagement par la mise en place d’outil d’aide à la manutention et des investissements ou aides qui en découlent Nombre d’études déployées et de mises en place déployées, par poste au sein de l’entreprise.
Susciter une meilleure interaction entre le salarié et les services de santé au travail dans l’évaluation des contraintes des postes de l’entreprise Mise en place d’un plan de communication à destination de l’ensemble des salarié(e)s présentant les nouvelles spécificités d’organisation des actions de la médecine du travail.

Nombre d’actions de communication réalisées au cours de l’année

Suivi de l’évaluation des contraintes

ARTICLE 6 – DECONNEXION et UTILISATION DES OUTILS NUMERIQUES

Définir les modalités du plein exercice par les salariés de son droit à la déconnexion et la mise en place par l’entreprise de dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale.

ARTICLE 7 – SUIVI DU PRÉSENT ACCORD

Le suivi de l’accord sera effectué par les signataires.

Le CSE sera informé annuellement du suivi et des indicateurs.

Les signataires ont pour attributions :

- de veiller à la bonne application du présent accord ;

- de régler les difficultés qui surviendraient lors de la mise en œuvre du présent accord ;

- d’arbitrer les questions d’interprétation et les litiges qui lui seront soumis dans le cadre de la mise en œuvre du présent accord ;

- de vérifier la réalisation effective des actions par le biais des indicateurs ci-dessus indiqués.

Les parties signataires s’engagent à suivre la réalisation du présent accord tous les ans au moyen d’indicateurs de suivi.

ARTICLE 8– DURÉE DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 4 ans.

ARTICLE 9 – DATE D’ENTRÉE EN VIGUEUR

Le présent accord entrera en vigueur le lendemain de son dépôt à la DREETS. Il cessera par conséquent de s’appliquer le 31 décembre 2026. En application de l’article L. 2222-4 du Code du travail, à l’échéance de ce terme, il ne continuera pas à produire ses effets comme un accord à durée indéterminée.

ARTICLE 10 – PUBLICITÉ

Le présent accord sera déposé sous forme dématérialisée sur le site www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr et sous format papier au conseil des prud’hommes.

L’entreprise affichera cet accord dans ses locaux et informera l’ensemble des personnels de son existence et de ses possibilités de consultations (lieux, exemplaires disponibles…)

ARTICLE 11 – RÉVISION

Le présent accord pourra être révisé, à tout moment, pendant la période d’application par accord entre les parties.

Toute demande de révision, totale ou partielle, devra être effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception adressée aux autres parties signataires. Elle doit être accompagnée d’une proposition nouvelle sur les points à réviser.

La discussion de la demande de révision doit s’engager dans les 3 mois suivants la présentation de celle-ci. Toute modification fera l’objet d’un avenant conclu dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires.

Fait le 24 février 2022, en 3 exemplaires Signatures

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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