Accord d'entreprise "Accord relatif à la mise en place du Comité Social et Economique au sein de la société LEMARECHAL CELESTIN" chez LMC - LEMARECHAL CELESTIN (Siège)

Cet accord signé entre la direction de LMC - LEMARECHAL CELESTIN et le syndicat UNSA et CGT-FO et CFE-CGC et CFDT le 2019-09-10 est le résultat de la négociation sur les modalités des élections professionnelles, les mandats des représentants du personnel et l'organisation du vote électronique, l'exercice du droits syndical, les instances représentatives du personnel et l'expression des salariés.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat UNSA et CGT-FO et CFE-CGC et CFDT

Numero : T05019001404
Date de signature : 2019-09-10
Nature : Accord
Raison sociale : LEMARECHAL CELESTIN
Etablissement : 58265029700069 Siège

Droit syndical : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif droit syndical pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2019-09-10

Accord relatif à la mise en place du Comité Social et Economique au sein de la société LEMARECHAL CELESTIN

Entre,

LMC, société au capital de 1 361 710 €, n° URSSAF 50045217000121, n° SIRET 582 650 297 000 69, code APE 4941A, dont le siège social est situé à : ZA d’Armanville – 3, rue des Entrepreneurs – 50700 VALOGNES représentée par ………………………, agissant en qualité de Directeur Général,

D’une part,

Et,

Les Organisations Syndicales respectivement représentées par leur Délégués Syndicaux Centraux :

pour la CFDT ………………………;

pour la CGC- CFE ………………………;

pour FO ………………………;

Pour le SPAEN ……………………….

D’autre part,

SOMMAIRE

ARTICLE 1 - CHAMP D’APPLICATION 5

CHAPITRE 1 – ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES 6

SECTION 1 – PRINCIPES GÉNÉRAUX APPLICABLES AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES 6

ARTICLE 2 – CADRE DE MISE EN PLACE 6

ARTICLE 3 – DURÉE DES MANDATS 6

SECTION 2 – VOTE ÉLECTRONIQUE 6

ARTICLE 4 – PRINCIPES 6

CHAPITRE 2 – DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES RELATIVES AU COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE 7

SECTION 1 – COMITÉ SOCIAL ET ECONOMIQUE D’ENTREPRISE 7

SOUS SECTION 1 – COMPOSITION DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE D’ENTREPRISE ET DE LA CSSCT 7

ARTICLE 5 – COMPOSITION 7

5.1. Composition du comité social et économique 7

5.2. Composition de la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail 7

SOUS SECTION 2 – REUNIONS 8

ARTICLE 6 – REUNIONS 8

6.1. Réunions du comité social et économique 8

6.2. Réunions de la CSSCT 10

SOUS-SECTION 3 – CREDITS D’HEURES 11

ARTICLE 7 – CREDITS D’HEURES 11

7.1. Représentants élus au comité social et économique 12

7.2. Secrétaire, Trésorier et Trésorier adjoint 12

7.3. Membres de la CSSCT 13

7.4. Activités ne s’imputant pas sur le crédit d’heures de délégation des membres titulaires du CSE 13

SOUS SECTION 4 – FONCTIONNEMENT 13

ARTICLE 8 – BUREAU DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE 13

SOUS SECTION 5 – MOYENS 13

ARTICLE 9 – LOCAL DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE 13

ARTICLE 10 – FORMATION 14

SOUS-SECTION 6 – BUDGETS 14

ARTICLE 11 – DOTATION ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES 14

ARTICLE 12 – SUBVENTION DE FONCTIONNEMENT 14

SECTION 2 – ATTRIBUTIONS DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE 15

SOUS-SECTION 1 – Consultations récurrentes annuelles 15

ARTICLE 13 – CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : PRINCIPES 15

13.1 – Orientations stratégiques 15

13.2 – Situation économique et financière 15

13.3 – Politique sociale, conditions de travail et d’emploi 15

ARTICLE 14 – CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : DOCUMENTS A FOURNIR 16

ARTICLE 15 – CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : DELAIS DE MISE A DISPOSITION DES DOCUMENTS 16

ARTICLE 16 – CALENDRIER ANNUEL INDICATIF 16

SOUS-SECTION 2 – CONSULTATIONS PONCTUELLES 16

ARTICLE 17 – PRINCIPES 16

ARTICLE 18 – DELAIS 16

SOUS-SECTION 3 – ATTRIBUTIONS EN MATIERE DE SANTE, SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL 17

ARTICLE 19 - MISSIONS DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE 17

ARTICLE 20 - MISSIONS DE LA CSSCT D’ETABLISSEMENT 17

SOUS-SECTION 4 – COMMISSION(S) FACULTATIVE(S) ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES 17

ARTICLE 24 – POSSIBILITE DE CREATION DE DEUX COMMISSIONS ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES 17

ARTICLE 25 – ATTRIBUTIONS DES COMMISSIONS ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES 18

ARTICLE 26 - FONCTIONNEMENT DES COMMISSIONS ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES 18

CHAPITRE 3 – DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES RELATIVES AUX REPRÉSENTANTS DE PROXIMITE 19

ARTICLE 27 – MISE EN PLACE DES REPRESENTANTS DE PROXIMITE 19

ARTICLE 28 – DESIGNATION ET STATUT 19

ARTICLE 29 –MISSIONS ET LIEN AVEC LE CSE 20

ARTICLE 30 –CREDIT D’HEURES 20

CHAPITRE 4 – DISPOSITIONS FINALES 21

ARTICLE 31 – DUREE DE L’ACCORD 21

ARTICLE 32 – SUIVI DE L’ACCORD ET CLAUSE DE RENDEZ-VOUS 21

ARTICLE 33 – SUBSTITUTION AUX ACCORDS ET USAGES ANTERIEURS 21

ARTICLE 34 – REVISION DE L’ACCORD 21

ARTICLE 35 – DENONCIATION DE L’ACCORD 21

ARTICLE 36 – PUBLICITE ET DEPOT DE L’ACCORD 22

ANNEXE 1 - CAHIER DES CHARGES VOTE ELECTRONIQUE 24

Description détaillée du fonctionnement de VOXALY (prestataire retenu pour les élections professionnelles de janvier 2019) 24

1.1. Anonymat 24

1.2. Confidentialité et chiffrement 25

1.3. Intégrité 25

1.4. Disponibilité 26

1.5. Authentification 26

ANNEXE 2 - TABLEAU DE SUIVI CSSCT 28

ANNEXE 3 - CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : SYNTHESE DONNEES SOCIALES 28

ANNEXE 4 – RECAPITULATIF DES HEURES DE DELEGATIONS………………..29


PREAMBULE

Le dialogue social contribue à la performance de l’Entreprise et de ses salariés.

A ce titre, les parties réaffirment les principes suivants :

  • l’activité syndicale et la représentation du personnel relèvent du fonctionnement normal de l’Entreprise ;

  • le dialogue entre les partenaires sociaux contribue à la prise en compte des intérêts de l’ensemble des salariés de l’Entreprise et par là même au développement de la responsabilité sociale de l’Entreprise ;

  • des moyens permettant aux Organisations Syndicales et aux représentants du personnel d’exercer leur rôle au sein de l’Entreprise doivent être définis et mis en place ;

  • une volonté forte d’exercer un dialogue social innovant.

  • Le travail effectué par les élus tout au long de leur mandat doit être valorisé à juste titre dans leur parcours professionnels de la même façon que le reste de la reconnaissance de leur métier principal au sein de l’entreprise. Pour cela il sera mis en place un entretien de prise de fonction. En parallèle, le rôle d’élu sera valorisé notamment dans les entretiens annuels et pourra faire l’objet d’un commentaire d’évaluation de la part de la Direction ou de la Direction RH. Ceci afin de valoriser les compétences acquises durant l’exercice de leur mandat d’élu.

CADRE DU DIALOGUE SOCIAL

Les réformes législatives successives ont amené les parties à repenser le cadre et les moyens du dialogue social au sein de l’Entreprise dans une optique de simplification, d’efficacité et de progrès.

Le dialogue social s’appuie sur deux piliers :

  • le comité social et économique qui représente le personnel auprès de l’Entreprise pour les sujets économiques, sociaux et sur la santé, la sécurité et les conditions de travail

  • les organisations syndicales qui, au travers de leurs représentants, défendent les intérêts du personnel, notamment par la voie de la concertation et de la négociation.

Le présent accord remplace les stipulations des accords LMC relatives aux anciennes instances représentatives du personnel qui, en tout état de cause, cessent de produire effet à compter de la date du premier tour des élections des membres de la délégation du personnel du comité social et économique. Il se substitue par ailleurs aux usages et engagements unilatéraux ayant le même objet.

La société LMC applique l’accord de Groupe du 28 juillet 2017 relatif au droit syndical et au développement du dialogue social

ARTICLE 1 - CHAMP D’APPLICATION

Relève du présent accord, l’ensemble des salariés de LMC et spécifiquement ceux détenant, au niveau de l’Entreprise et/ou de l’établissement, un mandat de représentation du personnel (titulaires et suppléants) et/ou un mandat de représentation syndicale (délégués syndicaux centraux, délégués syndicaux, représentants syndicaux et représentants de section syndicale).

CHAPITRE 1 – ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

SECTION 1 – PRINCIPES GÉNÉRAUX APPLICABLES AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

ARTICLE 2 – CADRE DE MISE EN PLACE

A titre indicatif, à la date de signature du présent accord, le nombre d’établissements au sein LMC est de 2 :

- VALOGNES (dit « Palova »)

- CODOLET (dit « Paloma »)

Ces établissements n’ont pas la qualité d’établissements distincts.

Ainsi, les parties conviennent qu’un comité social et économique unique sera mis en place au niveau de l’entreprise, comprenant ces deux sites.

ARTICLE 3 – DURÉE DES MANDATS

La durée des mandats des représentants élus des comités sociaux et économiques est fixée à 4 ans.

SECTION 2 – VOTE ÉLECTRONIQUE

ARTICLE 4 – PRINCIPES

Les parties au présent accord conviennent que l’organisation du scrutin sera effectuée via des moyens électroniques dans les conditions légales et dans les conditions figurant dans le cahier des charges annexé au présent accord (Annexe 1)

Les modalités du vote seront mentionnées dans un protocole préélectoral avant chaque élection.

CHAPITRE 2 – DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES RELATIVES AU COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE

SECTION 1 – COMITÉ SOCIAL ET ECONOMIQUE D’ENTREPRISE

SOUS SECTION 1 – COMPOSITION DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE D’ENTREPRISE ET DES CSSCT

ARTICLE 5 – COMPOSITION

5.1. Composition du comité social et économique

La composition de la délégation du personnel au comité social et économique est régie par les dispositions légales, soit 8 membres titulaires et 8 membres suppléants.

Le comité social et économique désigne parmi ses membres titulaires un Secrétaire, un Secrétaire-Adjoint, un Trésorier et un Trésorier-Adjoint en visant à positionner à la fois à Codolet à Valognes des Secrétaire et Secrétaire Adjoint et Trésorier et Trésorier Adjoint de façon à garantir une représentation équilibrée des différents sites et à garantir l’application dans chaque site des règles et objectifs décidés par le CSE.

Afin d’assurer la meilleure représentation possible des intérêts des salariés des différents sites, l’objectif est de parvenir à ce qu’au moins :

  • 3 membres du CSE soient issus du site de VALOGNES,

  • 3 membres du CSE soient issus du site de CODOLET,

Si l’objectif de représentation n’est pas atteint, des représentants de proximité seraient mis en place dans les conditions fixées par le Chapitre 3 du présent accord.

5.2. Composition des Commissions Santé, Sécurité et Conditions de Travail

Même s’ils ne constituent pas des établissements distincts au sens de la réglementation, il est institué, au sein du comité social et économique, deux Commissions Santé, Sécurité et Conditions de Travail (ci-après CSSCT) :

  • l’une sera compétente pour le site de VALOGNES ;

  • l’autre sera compétente pour le site de CODOLET.

Membres de droit

Chacune des CSSCT comprend :

  • L’employeur, le chef d’établissement le cas échéant ou son représentant, Président de la CSSCT ;

  • une délégation du personnel composée de 3 membres.

Les membres de la délégation du personnel sont désignés parmi les membres titulaires ou suppléants du comité social et économique en procédant à une attribution préalable du ou des sièges réservés à la catégorie des Ingénieurs et Cadres.

Ces désignations sont confirmées par une résolution du comité social et économique.

Chacune des CSSCT désigne parmi ses membres un Secrétaire.

SOUS SECTION 2 – REUNIONS

ARTICLE 6 – REUNIONS

6.1. Réunions du comité social et économique

Convocation et ordre du jour

L’ordre du jour des réunions du comité social et économique est établi dans les conditions suivantes.

La convocation et l’ordre du jour sont transmis par la Direction aux représentants titulaires et aux suppléants ainsi qu’aux représentants syndicaux selon les délais légaux en vigueur, soit à date de rédaction de l’accord, dans un délai minimum de 7 jours calendaires avant la réunion.

Les documents établis en vue d’une consultation sont transmis par la Direction aux représentants titulaires et aux suppléants ainsi qu’aux représentants syndicaux dans le même délai ; ceux établis pour information sont, dans la mesure du possible, transmis avant la réunion préparatoire.

Lorsque des sujets relatifs à la santé, la sécurité et les conditions de travail sont à l’ordre du jour, sont également convoqués, pour la partie de la réunion consacrée à ces sujets :

  • le ou les médecins du travail de l'établissement ou leurs représentants,

  • le responsable sécurité de l'établissement,

  • le responsable de la protection contre les rayonnements,

  • l'inspecteur du travail,

  • l'agent du service de prévention de la CARSAT.

L’ordre du jour type d’une réunion du comité social et économique est le suivant :

  • Approbation des procès-verbaux en cours,

  • Informations récurrentes, centrales et/ou locales, incluant les informations du Président,

  • Santé, sécurité et conditions de travail (une fois par trimestre),

  • Informations et consultations ponctuelles (réorganisation…),

  • Questions diverses présentées par le Secrétaire (communiquées au minimum 2 jours calendaires avant diffusion de l’ordre du jour),

  • Compte rendu des commissions du comité.

Il mentionne les horaires prévisionnels d’examen des points à l’ordre du jour.

Il est rappelé que les suppléants, même s’ils ne participent pas aux séances (sauf absences de titulaire) sont destinataires des ordres du jour.

Invités

Le comité social et économique peut, en accord avec le Président, faire appel à titre consultatif et occasionnel, au concours de toute personne de l’entreprise qu'il juge qualifiée, en raison de ses compétences en fonction de l’ordre du jour.

Réunions

Le nombre de réunions ordinaires comité social et économique est fixé à 6 par an. Le nombre de réunions extraordinaires n’est pas limité.

Seuls les représentants titulaires, les représentants syndicaux et les suppléants remplaçant un titulaire absent participent à la réunion.

Les secrétaires des CSSCT s’ils ne sont pas membres titulaires du CSE sont invités aux réunions au cours desquelles sont abordées les sujets ayant trait aux domaines de compétences que le CSE aura délégués aux CSSCT.

L’employeur ou son représentant peut se faire assister par trois salariés de l’entreprise ayant voix consultative lors des réunions.

Les réunions sont présidées par l’employeur ou son représentant ayant délégation. L’employeur peut se faire représenter pour tout ou partie de la réunion.

Les parties s’accordent à considérer que les réunions doivent être d’une durée raisonnable, permettant de traiter les sujets à l’ordre du jour sans pour autant reproduire l’intégralité des échanges ayant eu lieu dans le cadre des commissions.

Dans le cas où les sujets ne seraient pas terminés d’être traités, la séance pourra être ajournée par accord entre les parties. Une nouvelle date sera alors déterminée pour traiter jusqu’à leur terme les sujets inscrits à l’ordre du jour, ce le plus tôt possible dans un délai raisonnable.

Recours à la Visio-conférence

Il peut être décidé de recourir à la visioconférence pour 3 réunions du CSE maximum par année civile. Le choix des réunions concernées est à la discrétion du président. Au-delà de ce quota annuel, le recours à la visioconférence pourra être autorisé par accord entre l’employeur et les membres élus de la délégation du personnel au CSE.

L'information des représentants du personnel sur les modalités de tenue de la réunion se fera, dans la mesure du possible, dans un délai raisonnable (idéalement au cours de la séance précédente) et, au plus tard lors de l’élaboration de l'ordre du jour avec le Secrétaire.

Réunions préparatoires

Les membres titulaires et suppléants du comité social et économique peuvent tenir, entre l’envoi de la convocation et de l’ordre du jour et le jour précédant la réunion du comité, une réunion préparatoire. Etant donné l’éloignement géographique des membres positionnés sur des sites différents, il pourra être fait appel à la visio-conférence.

Les membres titulaires et suppléants bénéficient d’un crédit de 2 heures par réunion CSE pour y participer.

Les représentants de proximité, s’ils existent, bénéficient également d’un crédit de 2 heures par réunion CSE pour y participer.

Remplacement des représentants titulaires absents

En cas d’absence, le représentant titulaire en informe le Secrétaire et le Président. La désignation du suppléant se fait selon les dispositions légales.

Procès-verbal de réunion

Un projet de procès-verbal de réunion reprenant l’essentiel des échanges ainsi que les déclarations des organisations syndicales est établi sous l’autorité du Secrétaire et transmis à l’employeur dans un délai maximum d’un mois.

Afin de permettre aux salariés de se tenir informés rapidement après la tenue des séances, les parties conviennent qu’une communication sous la responsabilité du secrétaire pourra être établie, sous réserve que celle-ci soit validée au préalable par la direction. Cette communication devra être synthétique et ne pas se substituer au procès-verbal de réunion.

6.2. Réunions des CSSCT

Convocation et ordre du jour

Pour rappel, même s’ils ne constituent pas des établissements distincts au sens de la réglementation, il est institué, au sein du comité social et économique, deux Commissions Santé, Sécurité et Conditions de Travail (ci-après CSSCT) :

  • l’une sera compétente pour le site de VALOGNES,

  • l’autre sera compétente pour le site de CODOLET.

L’ordre du jour des réunions de chacune de ces CSSCT est établi conjointement par le Secrétaire et le Président de la CSSCT et arrêté par ce dernier.

La convocation et l’ordre du jour sont adressés par la Direction aux représentants du personnel à la CSSCT selon les délais légaux en vigueur, soit à date de rédaction de l’accord, dans un délai minimum de 7 jours calendaires avant la réunion.

Sont invités, outre les membres de la CSSCT :

  • un représentant de la fonction ressources humaines de l’établissement concerné ;

  • le responsable sécurité de l’établissement concerné ;

  • le ou les médecins du travail de l’entreprise ou leurs représentants ;

  • l'inspecteur du travail ;

  • l'agent du service de prévention de la CARSAT.

Invités

Chaque CSSCT peut, en accord avec le Président, faire appel à titre consultatif et occasionnel, au concours de toute personne de l’entreprise qu'elle juge qualifiée, en raison de ses compétences en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, et en fonction de l'ordre du jour.

Les Représentants Syndicaux peuvent assister à l’une ou l’autre des réunions CSSCT.

Réunions

Les réunions des CSSCT sont présidées par l’employeur ou son représentant.

L’employeur ou son représentant peut se faire assister, dans les conditions légales, par des salariés de l’entreprise lors des réunions de la CSSCT.

Chaque CSSCT se réunit une fois par trimestre.

La CSSCT peut, en cas d’urgence, tenir des réunions exceptionnelles sur accord entre le Président et le Secrétaire de la CSSCT et/ou le Secrétaire du comité social et économique.

Les inspections d’installations par la CSSCT sont définies (dates, lieu) au minimum un mois à l’avance, sur la base d’un planning prévisionnel établi en début d’année. Leur nombre sera corrélé au nombre de réunions du CSE au cours desquelles doivent être abordées les questions SST donc à minima 4 fois par an.

Remplacement des représentants absents

En cas d’absence d’un représentant à la CSSCT, son remplacement est assuré un membre du CSE appartenant à la même organisation syndicale.

Compte rendu et tableau de suivi des actions

A l’issue de chaque réunion, un compte rendu à destination du comité social et économique d’établissement annexant le tableau de suivi des actions décidées au cours de la réunion de la CSSCT sont établis par le Secrétaire en lien avec le Président ou son représentant ; ce tableau, alimenté au long cours par le département HSE dont un représentant est invité à la CSSCT, mentionne la nature des actions, leurs objectifs, leur délai de réalisation et la personne en charge (cf. modèle en Annexe  2).

SOUS-SECTION 3 – CREDITS D’HEURES

ARTICLE 7 – CREDITS D’HEURES

Un crédit d’heures est accordé, dans les conditions ci-dessous, aux membres du comité social économique et des commissions en vue de l’exercice de leurs fonctions.

L'organisation du travail doit permettre l'exercice effectif des fonctions représentatives tout en respectant la bonne marche du service.

Les heures de délégation sont, par principe, prises pendant les horaires de travail du salarié et rémunérées à échéance normale.

Afin de permettre à la hiérarchie d’organiser le travail et d’assurer ainsi la bonne marche du service, le salarié s’absentant de son poste de travail dans le cadre de ses fonctions représentatives (crédit d’heures, réunions, déplacements) en informe préalablement sa hiérarchie, si possible  dans des délais raisonnables compatibles avec l’exercice du mandat.

7.1. Représentants élus au comité social et économique

Crédit d’heures

Les représentants du personnel titulaires du comité social économique disposent, pour exercer leurs fonctions, d’un crédit d’heures mensuel dans les conditions légales (articles L 2315-7, R 2314-1 et L 4523-7-1 du Code du Travail).

Annualisation

Ce temps peut être utilisé cumulativement dans la limite de douze mois. Cette règle ne peut conduire un membre à disposer, dans le mois, de plus d’une fois et demi le crédit d'heures de délégation dont il bénéficie.

Pour l’utilisation des heures ainsi cumulées, le représentant informe l’employeur au plus tard 8 jours avant la date prévue de leur utilisation.

Mutualisation

La répartition des heures entre les membres de la délégation du personnel du comité social et économique ne peut conduire l'un d'eux à disposer, dans le mois, de plus d’une fois et demi le crédit d'heures de délégation dont bénéficie un membre titulaire en application de l’alinéa 1 ci-dessus.

Dans le cas d’une mutualisation d’heures ; le membre titulaire de la délégation du personnel du comité social et économique cédant ses heures informe l'employeur du nombre d'heures de délégation cédées chaque mois au plus tard 8 jours avant la date prévue pour leur utilisation par un autre élu. L'information de l'employeur se fait par un document écrit précisant leurs identités mutuelles (élu cédant des heures et élu bénéficiant des heures cédées) ainsi que le nombre d'heures mutualisées pour chacun d'eux.

En fin de mois un récapitulatif est fait et le département RH suit le crédit d’heure mensuel et annuel des représentants en fonction de leurs différentes missions.

7.2. Secrétaire, Secrétaire adjoint, Trésorier et Trésorier adjoint

Le Secrétaire ainsi que le Trésorier et le Trésorier adjoint du Comité Social et Economique disposent chacun, pour l'exercice de leurs fonctions, d'un crédit d'heures mensuel complémentaire non mutualisable et non reportable de :

  • Secrétaire : 4 heures ou ½ journée

  • Secrétaire adjoint : 4 heures ou ½ journée

  • Trésorier : 4 heures ou ½ journée

  • Trésorier adjoint : 4 heures ou ½ journée

7.3. Membres de la CSSCT

Les membres de la CSSCT, désignés parmi les membres du CSE, disposent, chacun pour l'exercice de leurs fonctions, d'un crédit d'heures mensuel personnel non mutualisable, fonction de l’effectif de l’entreprise, égal à 4h ou ½ journée.

7.4. Activités ne s’imputant pas sur le crédit d’heures de délégation des membres titulaires du CSE

Certaines activités du comité social et économique, également payées comme du temps de travail effectif par l’employeur ne s’imputent par sur le crédit d’heures de délégation dont disposent les membres titulaires ou les suppléants bénéficiant d’une mutualisation d’heures ou étant membres d’une des commissions leur faisant bénéficier d’heures de délégations spécifiques. Il s’agit du temps passé :

  • aux réunions du comité social et économique,

  • aux réunions de la commission santé, sécurité et conditions de travail,

  • aux réunions des autres commissions, dans la limite d'une durée annuelle globale de 30 heures,

  • aux enquêtes menées après un accident du travail grave ou des incidents répétés ayant révélé un risque grave ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave,

  • à la recherche de mesures préventives dans toute situation d'urgence et de gravité, notamment lors de la mise en œuvre de la procédure de danger grave et imminent,

  • à la formation en santé, sécurité et conditions de travail et à la formation économique des membres du comité social et économique,

  • au temps passé aux visites/inspections d’installation dans la limite de 4 heures par visite.

SOUS SECTION 4 – FONCTIONNEMENT

ARTICLE 8 – BUREAU DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE

Le fonctionnement du bureau du comité social et économique est fixé par le règlement intérieur du comité.

SOUS SECTION 5 – MOYENS

ARTICLE 9 – LOCAUX DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE

Le chef d’entreprise met à la disposition du comité social et économique un local aménagé pour chacun des sites de Codolet et de Valognes et le matériel nécessaire à l’exercice de ses fonctions.

Le comité social et économique peut, dans les locaux mis à sa disposition :

  • organiser des réunions d’information interne du personnel, portant notamment sur des problèmes d’actualité en dehors du temps de travail des participants,

  • inviter des personnalités extérieures, syndicales ou autres.

En fonction des disponibilités, la Direction pourra mettre à disposition du comité social et économique d’entreprise une salle adaptée au nombre de participants, si besoin avec visioconférence vu l’éloignement géographique de l’ensemble des membres.

ARTICLE 10 – FORMATION

Formation économique

Les membres titulaires du comité social économique bénéficient de la formation économique initiale renouvelable dans les conditions légales. Les élus pourront choisir l’organisme de leur choix sous réserve que le budget soit raisonnable et avec validation préalable à l’inscription de la Direction.

LMC prend à sa charge le coût de ces formations et les frais associés dans le cadre des règles applicables au sein de l’Entreprise.

Formation santé, sécurité et conditions de travail

Les membres titulaires et suppléants du comité social et économique bénéficient, dans les conditions légales, d’une formation dans le domaine de la santé, sécurité et conditions de travail.

LMC prend à sa charge le coût de ces formations et les frais associés dans le cadre des règles applicables dans l’Entreprise.

SOUS-SECTION 6 – BUDGETS

Les modalités de répartition de la subvention globale entre chacun des établissements de l’entreprise feront l’objet d’une délibération entre les membres du comité social et économique d’entreprise

ARTICLE 11 – DOTATION ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES

La Société verse au comité social et économique une dotation annuelle destinée aux activités sociales et culturelles, pour le personnel régi par les dispositions du présent accord.

La dotation activités sociales et culturelles est calculée sur la base de la masse salariale brute (brut soumis aux cotisations de Sécurité Sociale) de chaque établissement. 

La dotation globale ne peut en aucun cas être inférieure à 1,4 % de la masse salariale annuelle brute de l’année n-1. Cette dotation sera portée à 1,5% en cas de signature du protocole d’accord pré-électoral validant le recours au vote électronique et fera l’objet d’un avenant au présent accord.

Cette dotation est versée en quatre fois, à chaque fin de trimestre de l’année.

ARTICLE 12 – SUBVENTION DE FONCTIONNEMENT

Le comité social et économique dispose d'une subvention de fonctionnement d'un montant annuel équivalent à 0,20 % de la masse salariale brute de l’établissement (brut soumis aux cotisations de Sécurité Sociale).

Cette dotation est versée en quatre fois, à chaque fin de trimestre de l’année.

.

SECTION 2 – ATTRIBUTIONS DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE

SOUS-SECTION 1 – Consultations récurrentes annuelles

ARTICLE 13 – CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : PRINCIPES

Il est rappelé que les dispositions légales prévoient trois temps de consultation :

  • Les orientations stratégiques de l’entreprise,

  • La situation économique et financière de l’entreprise,

  • La politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et d’emploi.

13.1 – Orientations stratégiques

Pour mémoire, comme il était stipulé au sein de l’accord relatif aux modalités de consultation sur les orientations stratégiques et aux modalités de mise en place de la base de données économiques et sociales au sein du groupe, le Comité de Groupe était consulté sur les orientations stratégiques du Groupe.

Le comité social et économique de LMC est, quant à lui, chaque année informé des orientations stratégiques ou leurs actualisations définies au niveau du Groupe.

Le comité économique et social de LMC reste informé et consulté sur les conséquences de ces orientations stratégiques.

13.2 – Situation économique et financière

Le comité social et économique de LMC est informé et consulté chaque année sur la situation économique et financière de l’entreprise.

Le comité social et économique est également informé et consulté sur :

  • La politique de recherche et de développement technologique de l’entreprise, y compris l’utilisation du crédit d’impôt pour les dépenses de recherche,

  • L’utilisation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi

13.3 – Politique sociale, conditions de travail et d’emploi

Le comité social et économique de LMC est informé et consulté chaque année sur la politique sociale, les conditions de travail et l'emploi dans l’Entreprise.

Cette consultation porte sur l'évolution de l'emploi, les qualifications, le programme pluriannuel de formation, les actions de formation envisagées par l'employeur, l'apprentissage, les conditions d'accueil en stage, les actions de prévention en matière de santé et de sécurité, les conditions de travail, les congés et l'aménagement du temps de travail, la durée du travail, l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les modalités d'exercice du droit d'expression des salariés dans les entreprises non couvertes par un accord sur l'égalité professionnelle et la qualité de vie au travail contenant des dispositions sur ce droit.

ARTICLE 14 – CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : DOCUMENTS A FOURNIR

L’accord relatif aux modalités de consultation sur les orientations stratégiques et aux modalités de mise en place de la base de données économiques et sociales au sein du groupe a créé une base de données économique et sociale.

La publication des informations dans la BDES vaut communication au comité social et économique des informations, rapports et bilans transmis de manière récurrente auxdits Comités.

Les informations publiées figurent dans l’accord BDES relatif aux modalités de consultation sur les orientations stratégiques et aux modalités de mise en place de la BDES au sein du groupe ou tout autre accord ayant le même objet s’y substituant.

ARTICLE 15 – CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : DELAIS DE MISE A DISPOSITION DES DOCUMENTS

Les éléments publiés dans la BDES et les documents transmis sont mis à disposition des représentants du personnel au plus tard 15 jours avant la réunion consacrée à leur examen.

La publication des éléments dans la BDES vaut communication aux représentants du personnel.

ARTICLE 16 – CALENDRIER ANNUEL INDICATIF

Le calendrier annuel indicatif des informations et/ou consultations récurrentes des comités sociaux et économiques de LMC est communiqué aux membres du CSE lors de la 1ère réunion de l’année N.

SOUS-SECTION 2 – CONSULTATIONS PONCTUELLES

ARTICLE 17 – PRINCIPES

Conformément aux dispositions légales, le comité social et économique est informé et consulté sur les questions intéressant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise, en particulier sur tous les projets ayant trait à ces questions.

Lors d’une procédure d’information et de consultation les documents doivent être communiqués dans un délai minimum de 7 jours calendaires précédant la réunion d’information, permettant au comité de rendre son avis.

Lorsque la CSSCT est saisie par le comité social et économique, ses observations et conclusions sont transmises au comité 3 jours calendaires avant la réunion de ce dernier.

ARTICLE 18 – DELAIS

Le délai de consultation du comité social et économique court à compter de la communication par l’employeur des informations prévues par le code du travail pour la consultation ou de l’information par l’employeur de leur mise à disposition dans la base de données économiques et sociales dans les conditions légales.

Le comité social et économique est réputé avoir été consulté et avoir rendu un avis négatif à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la communication des informations prévues pour la consultation.

En cas d’intervention d’un expert, ce délai est porté à deux mois.

SOUS-SECTION 3 – ATTRIBUTIONS EN MATIERE DE SANTE, SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL

ARTICLE 19 - MISSIONS DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE

En matière de santé, sécurité et conditions de travail, le comité social et économique conserve les pouvoirs suivants qu’il ne peut déléguer à la CSSCT :

  • avis dans le cadre de la politique sociale, les conditions de travail et d’emploi,

  • avis sur les aspects santé, sécurité et conditions de travail des projets soumis au CSE,

  • désignation d’expert,

ARTICLE 20 - MISSIONS DE LA CSSCT DE SITE

La CSSCT exerce, pour délégation du comité social et économique d’entreprise, les missions suivantes :

  • examen des documents soumis au comité social et économique en matière de santé, sécurité et conditions de travail (document unique d’évaluation des risques, rapport annuel sur la santé, la sécurité et les conditions de travail, programme annuel de prévention des risques professionnels, fiche entreprise, rapport annuel du médecin du travail),

  • analyse, sous l’angle de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, des projets qui lui sont soumis, 

  • analyse des risques professionnels (en particulier dosimétrie), 

  • visites/inspections d’installations, 

  • enquêtes en matière d’accident du travail et de maladie professionnelle,

Cette délégation fait l’objet d’une délibération du comité social et économique.

Après chaque réunion de la CSSCT, le Secrétaire de la CSSCT transmet un compte rendu des activités et des travaux de la commission au comité social et économique ; cette synthèse est envoyée au Président et aux membres du comité social et économique au moins 7 jours avant la réunion du comité social et économique.

SOUS-SECTION 4 – COMMISSION(S) FACULTATIVE(S) ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES

ARTICLE 24 – CREATION DE DEUX COMMISSIONS ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES

Afin d’assurer une adéquation des activités sociales et culturelles du comité social économique aux besoins des différents sites d’implantation, il est convenu que le CSE confiera la gestion à deux commissions activités sociales et culturelles locales.

La création des commissions activités sociales et culturelles locales permettra en outre d’assurer une continuité des pratiques et modes de gestion, compte tenu de l’ancien cadre d’implantation des instances de représentation du personnel.

Deux commissions activités sociales et culturelles peuvent ainsi être créées sur résolution du CSE :

  • une commission activités sociales et culturelles au niveau du site de VALOGNES ;

  • une commission activités sociales et culturelles au niveau du site de CODOLET.

La ventilation du budget des activités sociales et culturelles se fera au prorata des effectifs des établissements sur la masse globale de l’entreprise.

ARTICLE 25 – ATTRIBUTIONS DES COMMISSIONS ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES

Chaque commission activités sociales et culturelles locale assure la gestion des activités sociales et culturelles établies dans l’entreprise prioritairement au bénéfice des salariés, de leur famille et des stagiaires, quel qu’en soit leur mode de financement, ceci au moyen de la contribution annuelle versée par l’employeur.

Au cours de l’une des réunions du premier trimestre de l’année civile du Comité social  et économique:

  • chaque commission présente le programme annuel des activités sociales et culturelles applicable au site auquel elle est rattachée, qu’elle a préparé, et le soumet à la délibération du Comité social et économique ; toute modification du programme en cours d’année est soumise à la validation du CSE.

  • chaque commission présente et soumet à la délibération du Comité social et économique le rapport annuel de gestion des activités sociales et culturelles pour l’année N-1 qu’elle a préparé.

Un programme pluriannuel pourra être envisagé, les modalités seront définies dans le Règlement intérieur du CSE.

ARTICLE 26 - FONCTIONNEMENT DES COMMISSIONS ACTIVITES SOCIALES ET CULTURELLES

Nombre de membres

Chaque commission activités sociales et culturelles est composée a minima d’un membre élu du comité social et économique désigné pour participer à cette commission. A maxima, la commission activité sociale et culturelle est composée de 4 personnes. Des salariés non élus du CSE peuvent en faire partie.

Les salariés non élus membres de la commission activités sociales et culturelles ne sont pas des salariés protégés.

Les salariés non élus membres de la commission activités sociales et culturelle ainsi que les salariés suppléants membres du comité social et économique et de la commission bénéficient d'un crédit d'heures mensuel personnel non mutualisable, égal à 2h ou ¼ journée.

 

Présidence

Idéalement et afin d’assurer la meilleure représentation possible des deux sites, le trésorier du comité social et économique et le trésorier adjoint du comité social et économique sont les présidents de l’une et l’autre des commissions ASC si le CSE fait le choix de deux commissions locales.

Le trésorier et le trésorier adjoint tiennent conjointement la comptabilité du CSE. Ils consolident chacun dépenses et revenus des activités et salariés relevant de leurs sites et présentent à échéance régulière des comptes de manière consolidée.

Afin de faciliter la présentation annuelle des comptes, une présentation intermédiaire pourra être faite par le trésorier et le trésorier adjoint lors des commissions ASC et présentées si nécessaire en CSE.

Un règlement intérieur précisera les modalités d’attribution et de fonctionnement de ces commissions. Il précisera également les responsabilités du trésorier et du trésorier adjoint quant à la gestion de ces deux commissions.

CHAPITRE 3 – DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES RELATIVES AUX REPRÉSENTANTS DE PROXIMITE

ARTICLE 27 – MISE EN PLACE DES REPRESENTANTS DE PROXIMITE

Les parties ayant souhaité mettre en place un CSE d’entreprise unique, avec pour objectif d’assurer la meilleure représentation de l’ensemble des salariés de la société, s’engagent dans la mesure du possible et pour assurer une représentation du personnel équilibrée au niveau géographique, à présenter des candidats issus de chacun des deux établissements de Valognes et Codolet.

Pour autant, les parties conviennent de la possibilité de recourir à la mise en place de représentants de proximité si les 2 sites de Valognes et de Codolet ne sont pas représentés lors des élections professionnelles élisant le CSE.

Si le CSE ne compte pas de membre élu issu d’un des sites de l’entreprise, alors deux représentants de proximité seront désignés sur le site en question. Si le CSE ne compte qu’un membre élu issu d’un des sites de l’entreprise, alors un représentant de proximité sera désigné sur le site en question.

ARTICLE 28 – DESIGNATION ET STATUT

Désignation des représentants de proximité

Les représentants de proximité sont désignés parmi les salariés du site concerné.

La désignation intervient par délibération du comité social et économique sur proposition des représentants syndicaux au comité ou du secrétaire du CSE ou en cas de carence un appel à candidature sera fait par le CSE. Leur mandat prendra fin en même temps que celui des membres du CSE.

Protection des représentants de proximité

Les représentants de proximité bénéficient de la protection légale offerte par le code du travail aux représentants du personnel.

Ils bénéficient du même droit d’accès aux locaux que les membres du CSE.

ARTICLE 29 –MISSIONS ET LIEN AVEC LE CSE

Missions des représentants de proximité

Les représentants de proximité ont pour mission d’assurer la continuité de la représentation des salariés sur le site sur lequel ils sont désignés, en lien avec le CSE.

Ils doivent :

  • Assurer une gestion des problématiques quotidiennes des salariés du site,

  • Prévenir, identifier, signaler et traiter avec le management de proximité et/ou les représentants de la fonction Ressources Humaines les situations liées aux conditions d’emploi et de travail qui le nécessiteraient,

  • Remonter les informations et problématiques rencontrées sur site qui nécessitent d’être traitées par le CSE, selon les modalités définies dans le règlement intérieur du CSE,

  • Assurer un relai sur le site concerné des prérogatives de la CSSCT mise en place au sein de l’entreprise, selon les modalités définies dans le règlement intérieur du CSE s’agissant des dispositions relatives à cette commission.

Ils ne participent pas systématiquement aux réunions du comité social et économique  ou aux différentes commissions mais peuvent y être invités selon les sujets à l’ordre du jour. Ils participent aux réunions préparatoires dans les conditions fixées à l’article 6.1 du présent accord.

ARTICLE 30 –CREDIT D’HEURES

Les représentants de proximité bénéficient d’un crédit d’heures individuel de 6 heures par mois.

La participation des représentants de proximité aux réunions préparatoires du comité social et économique donnent droit à 2h de délégation supplémentaire par réunion CSE dans les conditions rappelées à l’article 6.1 du présent accord.

Les entretiens organisés à l’initiative de la Direction sont du temps de travail effectif et payés comme tel.

Ce crédit ne peut être mutualisé ni reporté d’un mois sur l’autre.

Ils peuvent recevoir des délégations d’heures d’un élu du CSE dans les mêmes conditions que celles prévues pour les mutualisations entre membres du CSE. .

CHAPITRE 4 – DISPOSITIONS FINALES

ARTICLE 31 – DUREE DE L’ACCORD

Le présent accord entre en vigueur à compter du premier tour des élections de la délégation du personnel au comité social et économique.

Il est conclu pour une durée indéterminée.

ARTICLE 32 – SUIVI DE L’ACCORD ET CLAUSE DE RENDEZ-VOUS

 

Les parties sont convenues, en application de l’article L.2222-5-1 du Code du travail, que la Direction et les Organisations Syndicales représentatives au niveau de l’entreprise se réuniront, si au moins une des parties le demande, pour faire le point sur la mise en œuvre et le suivi du présent accord

  • premier semestre 2020

  • premier semestre 2021

Participeront à ces réunions :

  • 2 représentants par Organisation Syndicale signataire ;

  • La Direction de LMC.

ARTICLE 33 – SUBSTITUTION AUX ACCORDS ET USAGES ANTERIEURS

Les parties conviennent que le présent accord se substitue à toutes dispositions concernant les anciennes instances représentatives du personnel, ceci quel que soit leur support (accord collectifs, usages, engagement unilatéraux …). Il se substitue aux dispositions ayant le même objet, quel que soit leur support (accords collectifs, usages, engagements unilatéraux).

Toutefois il ne met pas fin aux autres accords internes concernant l’ensemble des salariés, signés antérieurement à la mise en place du CSE.

ARTICLE 34 – REVISION DE L’ACCORD

Le présent accord pourra être révisé selon les modalités des articles L. 2261-7-1 et suivants du Code du travail et sous réserve du respect d’un délai de préavis de 3 mois. Cette demande de révision pourra être engagée par écrit par la partie intéressée.

Les parties prenantes seront alors réunies par la Direction dans un délai raisonnable.

ARTICLE 35 – DENONCIATION DE L’ACCORD

Le présent accord peut être dénoncé par les parties signataires selon les modalités et effets prévus par les articles L.2261-9 et suivants du Code du travail.

En cas de dénonciation par la Direction, les parties s’engagent à faire tous leurs efforts pour aboutir à un nouvel accord dans les meilleurs délais.

ARTICLE 36 – PUBLICITE ET DEPOT DE L’ACCORD

Le texte du présent accord sera notifié par courrier électronique à chacune des Organisations syndicales représentatives.

Conformément au Code du travail, le texte du présent accord sera déposé auprès de la Direction Régionale de la Concurrence, de la Consommation du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE) compétente en ligne sur la plateforme de télé-procédure : www.teleaccords.travail-emploi.gouv.f, accompagné de l’ensemble des pièces nécessaires à la validité dudit dépôt sous format PDF.

Le texte du présent accord sera également versé sur la base de données nationale des accords collectifs conformément aux obligations légales.

Un exemplaire original sera par ailleurs remis au Secrétariat du Greffe du Conseil des Prud’hommes compétent.

Fait à Valognes, en 8 exemplaires originaux, le mardi 10 septembre 2019

Pour les Organisations Syndicales, Pour la Société LMC,

……………………… ………………………

DSC – CFDT Directeur Général

………………………

DSC – CGC-CFE

………………………

DSC – FO

………………………

DSC - UNSA/ SPAEN

ANNEXE 1 - CAHIER DES CHARGES VOTE ELECTRONIQUE

Description détaillée du fonctionnement de VOXALY (prestataire retenu pour les élections professionnelles de janvier 2019)

  1. Les exigences de sécurité pour le vote

La sécurité du scrutin est un enjeu majeur pour la réussite des élections. Nous présentons ci-dessous notre approche des différentes problématiques et les solutions appliquées.

  1. Anonymat

    1. L’anonymat lors des échanges Internet avec l’électeur

Sur la base de la liste électorale consolidée, le prestataire devra attribuer à chaque électeur un code d’accès unique.

Le prestataire génère un code d’accès pour chaque électeur, qui sert d’identifiant unique lors de l’authentification sur les services de vote. Ces codes d’accès sont générés de façon non prédictible.

Le mot de passe est généré par l’électeur suite à son identification ou adressé par courrier à son domicile (hypothèse d’un envoi papier des modalités de connexion.

Au niveau de l’authentification sur les services de vote, un mécanisme est mis en place pour éviter de deviner les mots de passe, en bloquant toute tentative de recherches multiples.

Sur le site Internet, le nom et toutes autres informations nominatives, ne sont jamais affichés.

L’anonymat des votes et la confidentialité : séparation des informations nominatives du bulletin

L’urne recueillant les suffrages et la liste d’émargement sont deux espaces totalement distincts. Il s’agit de deux espaces de stockage sans aucun lien ni relation entre les deux.

Lorsque l’électeur confirme son vote, l’ensemble du traitement est réalisé selon un mécanisme assurant une intégrité parfaite entre la tenue de la liste d’émargement et l’insertion dans l’urne.

De plus, ce traitement garantit l’intégrité du scrutin lors des accès simultanés. Il impose un ordonnancement séquentiel, empêchant, par exemple, un électeur de voter deux fois simultanément.

La préservation de l’anonymat

Comme indiqué ci-dessus, chaque bulletin inséré dans l’urne ne comprend aucune référence (référence nominative ou référence technique) avec l’électeur. Par absence de référence, nous entendons aucun nom, aucune adresse, mais aussi aucun identifiant, ni même aucune empreinte d’un éventuel identifiant qui permettrait, par des traitements croisés ou de jointure, de pouvoir retrouver ultérieurement l’électeur. Le bulletin est totalement anonyme, même après la clôture. De plus, lorsque les bulletins sont extraits de l’urne, ils sont mélangés afin d’éviter toute tentative de rapprochement chronologique avec les émargements. L’anonymat est toujours préservé, même après le dépouillement et l’usage des clés de déchiffrement.

Confidentialité et chiffrement

Pour garantir la confidentialité, VOXALY chiffre le bulletin tout au long de son parcours, du poste de travail jusqu’à l’urne, sans aucun interruption. Le bulletin n'est ainsi jamais « déchiffré » sur le serveur applicatif.

Deux niveaux de chiffrement sont mis en place :

  • le chiffrement sur le poste de travail, via une implémentation locale en JavaScript, est assurée afin de protéger le contenu du suffrage, durant son transport puis durant son stockage dans l’urne jusqu’au dépouillement,

  • la totalité des échanges entre le navigateur de l’électeur et le serveur de vote se font selon le protocole HTTPS/TLS ou SSL.

De plus, afin de renforcer la confidentialité, toutes les étapes intermédiaires de construction du bulletin sont réalisées en local sur le poste de l’électeur, sans aucun échange avec le serveur.

Ainsi, le chiffrement du bulletin commence dès que l’utilisateur clique sur le bouton JE VOTE, donc dès son émission. Ces mécanismes garantissent qu’il est impossible de connaître le résultat du scrutin, sans intervention des possesseurs des clés de déchiffrement.

Cette architecture permet de répondre ainsi parfaitement aux exigences de la CNIL sur le chiffrement de bout en bout sans interruption décrite dans sa dernière recommandation n° 2010-371 du 21 octobre 2010.

Intégrité

Par intégrité, il faut entendre : « S’assurer que la saisie faite par le votant sera fidèlement retranscrite lors du dépouillement final ».

L’application assure l’intégrité des votes :

  • après avoir exprimé son choix, l’électeur ne peut pas voter à nouveau pour la même élection,

  • un électeur ne pas peut voter aux élections auxquelles il n’est pas inscrit,

  • une tierce personne, non inscrite, ne peut pas voter.

La solution mise en œuvre est conçue pour garantir :

  • aucune altération lors de la saisie du vote Internet, via l’utilisation de HTTPS,

  • aucune altération entre la saisie et le dépouillement final, via le chiffrement des bulletins.

    1. Disponibilité

Les services de vote par Internet est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Afin de garantir la meilleure disponibilité, l’ensemble des équipements matériels est redondé.

Le délai de rétablissement du service après une panne est garanti contractuellement par l’hébergeur de la plate-forme VOXALY.

En fonction des limites définies (nombre de connexions simultanées), le système est capable de surveiller son propre trafic entrant et de le limiter, afin de garantir des temps de réponse optimums et éviter des engorgements.

La disponibilité est mesurée et testée régulièrement pendant toute la période de vote sans perturber et ni altérer la sincérité des suffrages.

Enfin, afin de permettre aux instances de contrôle de surveiller elles-mêmes le bon fonctionnement de bout en bout les traitements applicatifs et cela tout en respectant la plus stricte régularité et sincérité du scrutin, VOXALY met à disposition des comptes ECOLE (identifiants et mots de passe attribués à des fins de test).

Authentification

Sur la base de la liste électorale consolidée, nous attribuons à chaque électeur un identifiant unique et un code d’accès unique.

Dans le cas où le code d’accès ne peut être fourni par l’entreprise le code d’accès est généré de telle façon qu’il soit impossible de deviner l’identifiant d’une personne, à partir d’un autre identifiant connu.

Le mot de passe est généré par l’électeur suite à son identification ou adressé par courrier à son domicile (hypothèse d’un envoi papier des modalités de connexion)

Au niveau de l’authentification sur les services de vote, un mécanisme est mis en place pour éviter de deviner les mots de passe, en bloquant toute tentative de recherches multiples.

  1. Le scellement du système et des données

Le scellement a pour but de s’assurer de la stabilité dans le temps des différents éléments et dans le cas contraire, de détecter immanquablement toute modification, quelle qu’en soit la forme ou la justification et avertir les personnes concernées.

Ces différents éléments sont surveillés en comparant leurs empreintes courantes par rapport à un jeu d’empreintes de référence, stocké sur un support stable et non modifiable.

Chaque traitement de surveillance donne lieu à une trace. En cas de différence, une alerte est remontée auprès de la supervision.

Le journal des traitements est associé à l'archive finale réalisée lors de la fermeture du vote.

  1. L’expertise

Depuis le décret du 25 avril 2007 et les dernières recommandations CNIL n° 2010-371 du 21 octobre 2010, la plate-forme de vote VOXALY est régulièrement expertisée par des sociétés spécialisées et indépendantes, à la demande de nouveaux clients.

Ces expertises ont toutes mis en évidence l’adéquation des solutions VOXALY avec les exigences requises en matière de vote électronique, sécurité, confidentialité, anonymat et intégrité des scrutins.

  1. Déclaration CNIL

Les principes fondateurs, les fonctionnalités, l’architecture fonctionnelle, applicative et technique du système de vote ont déjà été présentées à la CNIL à la division des affaires économiques.

VOXALY a des échanges réguliers avec la CNIL afin que ses applications et leurs évolutions soient toujours en conformité avec les recommandations.
ANNEXE 2 - TABLEAU DE SUIVI CSSCT

ANNEXE 3 - CONSULTATIONS RECURRENTES ANNUELLES : SYNTHESE DONNEES SOCIALES

(Entreprise)

  1. Eléments de contexte

  2. Effectifs :

  • Effectifs (catégories A+B+C) au 31/12 de l’année N-1

    • Répartition par Etablissement et société

    • Répartition par contrat et par genre

    • Répartition par catégorie professionnelle

    • Pyramide d’âge et ancienneté

  • Salarié en situation de handicap (embauches, taux d’emploi)

  • Mouvements des effectifs : Bridge des effectifs N-2 /N-1 (cat. A+B+C)  et détails des  entrées et sorties

  • Absence

  • Alternance et apprentissage

  1. Formation :

  • Masse Salariale consacrée à la formation

  • Nombre d’heures de formation dont règlementaires

  1. Rémunération :

  • Salaire minimum, moyen et maximum par catégorie

  • Utilisation budget égalité professionnelle

  • Abondement, intéressement

  • Augmentations générales et individuelles

  1. Temps de travail :

  • Aménagement du temps de travail (temps plein et temps partiel)

  1. Dialogue Social :

  • Accords conclus

  • Nombre de réunions avec IRP

ANNEXE 4 – RECAPITULATIF DES HEURES DE DELEGATIONS

heures de délégation heures de réunions préparatoires
élu titulaire CSE Application du nombre d'heures légales.
A titre indicatif, à la date de signature de l'accord, pour un effectif compris entre 150 et 174 salariés : 21h / mois pour 8 titulaires soit 168h.
2h / réunion CSE
élu suppléant CSE - 2h / réunion CSE
secrétaire du CSE 4h / mois  
secrétaire adjoint du CSE 4h / mois  
trésorier du CSE 4h / mois  
trésorier adjoint du CSE 4h/ mois  
élu membre CSSCT 4h / mois  
élu ou salarié non élu membre Commission ASC 2h / mois  
représentant de proximité (si désigné) 6h/ mois 2h / réunion CSE
Délégué Syndical Application du nombre d'heures légales.
A titre indicatif, à la date de signature de l'accord, pour un effectif compris entre 151 et 499 salariés : - 18 h / mois
 

Il est rappelé que le crédit d’heures de délégation des membres élus titulaires du CSE et mutualisable et reportable sous conditions.

Les crédits d’heures de délégation accordés au titre des autres missions ne sont ni mutualisables ni reportables.

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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