Accord d'entreprise "UN ACCORD DE FONCTIONNEMENT DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE" chez OMEXOM - SDEL CABLES ET AUTOROUTES (Siège)

Cet accord signé entre la direction de OMEXOM - SDEL CABLES ET AUTOROUTES et le syndicat CGT le 2019-12-16 est le résultat de la négociation sur divers points.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CGT

Numero : T03820004623
Date de signature : 2019-12-16
Nature : Accord
Raison sociale : SDEL CABLES ET AUTOROUTES
Etablissement : 44397474600028 Siège

Autres points : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Autres dispositions UN ACCORD SUR LA NEGOCIATION CONCERNANT LA GESTION DES EMPLOIS ET DES PARCOURS PROFESSIONNELS (2017-12-22) UN ACCORD SUR LE DROIT A LA DECONNEXION (2017-12-22) UN ACCORD SUR LA NEGOCIATION SUR LA REMUNERATION, LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE (2017-12-22) UN AVENANT A L'ACCORD ARTT DU 24/11/10 (2017-12-22) UN ACCORD CONCERNANT L'EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ET LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL (2017-12-22) UN ACCORD RELATIF A LA MISE EN PLACE DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE (2019-04-05)

Conditions du dispositif autres points pour les salariés : le texte complet de l'accord du 2019-12-16

accord de fonctionnement du comite social et economique

AU SEIN DE lA SOCIETE SDEL Câbles et autoroutes


Entre

La société SDEL Câbles et Autoroutes

Dont le siège social est situé ZI Abbaye Nord BP 20063 38783 PONT EVEQUE CEDEX

Immatriculée au registre du commerce de Vienne sous le numéro 443974746 représentée par M. agissant en qualité de président

d’une part,

Et

L’organisation syndicale CGT représentatives dans l’entreprise

d’autre part,

Il a été convenu ET ARRETE ce qui suit :

Préambule

En application des ordonnances Macron du 22 septembre 2017, et conformément aux modalités définies dans le protocole d’accord préélectoral signé le 17 mai 2019, le Comité Social et Economique (CSE) de la société SDEL Câbles et Autoroutes a été mis en place le 01 juillet 2019.

Le CSE de la société SDEL Câbles et Autoroutes s’inscrit dans le cadre de l’accord relatif à la mise en place des Comités sociaux et économiques d’entreprise et de leur Commission santé sécurité et conditions de travail (CSSCT) au sein de la Société SDEL Câbles et Autoroutes conclu le 05 avril 2019.

Lors de cette négociation, il est rappelé que la Direction et les partenaires sociaux ont souhaité ouvrir des négociations sur le présent accord dit « de fonctionnement » afin d’adapter les CSE nouvellement institués aux besoins et aux réalités opérationnelles de la société.

Il reprend, en ce qui concerne le fonctionnement du CSE Central, la volonté commune de la Direction et de l’organisation syndicale de promouvoir, par la voie de la négociation et du compromis, le développement du dialogue social et de la concertation dans l’entreprise.

Pour l’ensemble des points non traités dans le cadre desdits accords, s’appliqueront les dispositions légales et règlementaires.


Article 1 : Objet - Champ d’application

Le présent accord a pour objet de définir les modalités de fonctionnement du CSE Central au sein de la société SDEL Câbles et Autoroutes.

A ce titre, il définit un certain nombre de règles que tant les représentants de la Direction que les représentants du personnel s’engagent à respecter dans l’exercice de leurs missions respectives.

Pour rappel, les deux CSE Entreprise sont :

  • L’établissement dit « Entreprise SDEL Câbles et Autoroutes » basé à Estrablin et constitué des deux entités opérationnelles que sont Omexom Vienne et Omexom GPS, auxquelles il convient d’ajouter l’Unité Fonctionnelle,

  • L’établissement dit « Entreprise SDEL Navis » basé à Saint Nazaire.

Article 2 : Attributions du CSE Entreprise

Le CSE représente l’ensemble des salariés sur les thématiques prévues par les textes et notamment en matière :

  • D’organisation, de gestion et de marche générale de la société,

  • De réclamations individuelles et collectives relatives aux salaires, de l’application du code du travail, de la convention, des accords d’Entreprise…,

  • De promotion santé, sécurité, amélioration des conditions de travail.

Article 2.1 : Articulation des niveaux de consultations entre le CSE Entreprise et le CSE central

Les parties conviennent que les trois informations consultations récurrentes seront traitées au niveau des CSE Entreprise :

  • Orientations stratégiques de l’entreprise,

  • Situation économique et financière de l’entreprise,

  • Politique sociale de l’entreprise, conditions de travail et emploi.

Ces informations consultations traitées en CSE Entreprise seront abordées à titre informatif en CSE Central.

Les parties conviennent que les informations consultations ponctuelles (Ex. Sujets liés aux conditions de travail, etc…) seront également faites au niveau des CSE Entreprise.

En revanche, les projets importants qui concerneraient la société SDEL Câbles et Autoroutes dans son ensemble, ou qui concerneraient plusieurs entreprises, seront soumis pour information-consultation au CSE Central (Ex. Restructuration, projet important concernant la société en matière économique et financière, etc).

Dans l’hypothèse où la double consultation serait nécessaire (un projet/événement société impliquant des mesures d’adaptation spécifiques à l’une des entreprises), il est convenu que le CSE Entreprise rendra son avis et le communiquera au CSE central au moins 7 jours calendaires avant la réunion de consultation du CSE central, dans les conditions fixées à l’article 2.4 du présent accord.

Article 2.2 : Les informations consultations ponctuelles

Concernant les informations et consultations ponctuelles, listées aux articles L. 2312-8 et L. 2312-37 du Code du travail, les parties conviennent de respecter les procédures propres à chacune d’entre elles.

Ces consultations intervenant à une occasion particulière, elles seront inscrites de plein droit à l’ordre du jour, en fonction de la survenance de l’événement et/ou de l’état d’avancement et de maturité du projet justifiant d’une telle consultation.

En toute hypothèse, un document technique explicitant le projet envisagé ainsi que ses conséquences pour les salariés et la société (ou l’entreprise) sera remis aux élus dans un délai raisonnable, en fonction de l’importance des conséquences de la mise en œuvre du projet, et au plus tard avec la convocation ou l’ordre du jour de la réunion.

Article 2.3 : Les informations consultations récurrentes

2.3.1 : Les orientations stratégiques

La consultation sur les orientations stratégiques a pour objet de recueillir l’avis du CSE Entreprise sur la stratégie mise en œuvre par l’entreprise au regard de sa situation économique et financière, de l’état du marché et de ses objectifs de positionnement, de croissance et de profitabilité.

Cette consultation nécessitant une connaissance précise des enjeux de l’entreprise, elle s’appuie sur :

  • Les données économiques et sociales inscrites dans la base de données économiques et sociales (BDES), telle que définie à l’article 2.6 du présent accord,

  • Les informations contenues dans un document technique remis aux élus par la Direction. Les parties conviennent ensemble que ce document devra à minima comporter :

  • Les stratégies de l'entreprise et leurs conséquences sur l'activité, l'emploi, l'évolution des métiers et des compétences, l'organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l'intérim, à des contrats temporaires et à des stages ainsi que le principe du recours au maillage au sein du groupe VINCI Energies,

  • La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences,

  • Les orientations de la formation professionnelle.

Afin de procéder à cette consultation, les parties conviennent des modalités suivantes :

  • La Direction devra communiquer, à minima par courrier électronique, sur la mise à jour des informations de la BDES sur les volets concernés.

  • La Direction remettra, au moins 8 jours calendaires avant la première réunion d’information-consultation du CSE, le document technique afin que les élus puissent en prendre connaissance avant ladite réunion.

  • L’information consultation relative aux orientations stratégiques sera réalisée 1 fois par an.

2.3.2 : La situation économique et financière de l’entreprise

La consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise a pour objet de recueillir l’avis du CSE Entreprise la politique économique et la gestion financière de l’entreprise.

Cette consultation nécessitant une connaissance précise, elle s’appuie sur :

  • Les données économiques et sociales inscrites dans la base de données économiques et sociales (BDES), telle que définie à l’article 2.6 du présent accord,

  • Les informations contenues dans un document technique remis aux élus par la Direction. Les parties conviennent ensemble que ce document devra à minima comporter :

  • La situation économique et financière de l'entreprise,

  • La politique de recherche et de développement technologique de l'entreprise.

  • Intéressement, participation

  • Consultation annuelle sur l’abattement de 10% FP sera rattachée à celle-ci.

Afin de procéder à cette consultation, les parties conviennent des modalités suivantes :

  • La Direction devra communiquer, a minima par courrier électronique, sur la mise à jour des informations de la BDES sur les volets concernés.

  • La Direction remettra, au moins 8 jours calendaires avant la première réunion d’information-consultation du CSE, le document technique afin que les élus puissent en prendre connaissance avant ladite réunion.

  • L’information consultation relative aux orientations stratégiques sera réalisée 1 fois par an.

2.3.3 : La politique sociale de l’entreprise, conditions de travail et emploi

La consultation sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi de l’entreprise a pour objet de recueillir l’avis du CSE Entreprise sur l’évolution de l’emploi, les qualifications et les formations, les conditions de travail et son aménagement.

Cette consultation nécessitant une connaissance précise, elle s’appuie sur :

  • Les données économiques et sociales inscrites dans la base de données économiques et sociales (BDES), telle que définie à l’article 2.6 du présent accord,

  • Les informations contenues dans un document technique remis aux élus par la Direction. Les parties conviennent ensemble que ce document devra à minima comporter :

  • Évolution de l’emploi, les qualifications, le programme pluriannuel de formation, les actions formation envisagées,

  • Information sur la DOETH,

  • Durée du travail, les congés et l’aménagement du temps de travail, 

  • Alternance,

  • Conditions d’accueil en stage,

  • Conditions de mise en œuvre des contrats et périodes de professionnalisation,

  • Egalité professionnelle entre les hommes et les femmes et la qualité de vie au travail,

  • Bilan sur la situation générale et les actions de prévention en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail,

  • Consultation annuelle sur la mise à disposition des salariés dans le groupe VINCI Energies sera rattachée à celle-ci.

Afin de procéder à cette consultation, les parties conviennent des modalités suivantes :

  • La Direction devra communiquer, à minima par courrier électronique, sur la mise à jour des informations de la BDES sur les volets concernés.

  • La Direction remettra, au moins 8 jours calendaires avant la première réunion d’information-consultation du CSE, le document technique afin que les élus puissent en prendre connaissance avant ladite réunion.

  • L’information consultation relative aux orientations stratégiques sera réalisée 1 fois par an.

Article 2.4 : Compétences du CSE Central

Comme convenu dans l’accord relatif à la mise en place du CSE au sein de la société signé le 05/04/2019, les compétences du CSE Central sont les suivantes :

  • Gestion des activités sociales et culturelles de l’ensemble de la société SDEL Câbles et Autoroutes,

  • Suivi des accords signés au niveau de la société et réception des réclamations individuelles et collectives relatives à l’application de ces accords,

  • BDES au niveau société,

  • Consultations récurrentes et ponctuelles au niveau société.

Article 2.5 : Délais de consultations

Quelle que soit la consultation, les délais de consultations applicables sont ceux fixés par les articles R2312.5 et R2312-6 du code du travail.

Par conséquent, pour rendre un avis éclairé, les élus disposent des délais d’examen suivants :

  • 1 mois à compter de la transmission des informations,

  • 2 mois en cas d’intervention d’un expert,

  • 3 mois en cas d’intervention d’une ou plusieurs expertises dans le cadre de consultation se déroulant à la fois au niveau du CSE central et d’un ou plusieurs CSE d’entreprise.

A l’expiration de ces délais, faute d’avis rendu, le CSE est réputé avoir été consulté et avoir rendu un avis négatif.

Les parties conviennent que le CSE peut rendre un avis en cours de réunion, ou dans des délais inférieurs à ceux précédemment indiqués, lorsque la consultation résulte d’un évènement sans impact majeur sur l’organisation de l’entreprise ou du travail. Cela suppose que le chef d’entreprise ait communiqué au préalable l’ensemble des informations utiles aux élus pour que ces derniers soient en mesure de se prononcer.

Conformément aux dispositions légales, le délai de consultation du CSE court à compter :

  • Soit de la communication par le chef d’entreprise des informations nécessaires à la consultation (Ex. Document technique),

  • Soit de l’information par le chef d’entreprise de leur mise à disposition dans la BDES.

Article 2.6 : Remise des informations

Les procédures relatives à la remise d’informations en amont d’une consultation sont précisées dans les articles ci-dessus.

Au-delà des éléments nécessitant une consultation, la Direction s’engage à remettre aux élus, lors de chaque réunion de CSE Entreprise, les informations suivantes :

  • Un point sur la situation économique et financière de l’entreprise : activité en cours et à venir, situation et exécution des chantiers, chiffre d’affaires, carnet de commandes, affaires en étude / acquises / perdues, 

  • L’évolution de l’emploi et des effectifs par type de contrat, 

  • Un point sur la sécurité.

Article 2.7 : La Base de Données Economique et Sociale (BDES)

Conformément aux dispositions de l’article L.2312-21 du Code du travail, les parties ont décidé de définir, entre elles, des règles propres à l’organisation et à l’utilisation de la BDES.

2.7.1 : Mode d’emploi

La BDES est constituée comme suit :

  • 1 classeur société à Estrablin et à Saint-Nazaire

  • 1 classeur entreprise Omexom Vienne à Estrablin

  • 1 classeur entreprise Omexom GPS à Estrablin

  • 1 classeur entreprise SDEL NAVIS à Saint Nazaire

Une BDES simplifiée sera mise en place au niveau de la société, elle reprendra les éléments suivants :

  • Le chiffres d’affaires de la société, le résultat de la société, l’effectif et la pyramide des âges de la société

  • Egalité professionnelle entre les hommes et les femmes

  • Activités sociales.

Celles-ci sont accessibles à l’ensemble des membres élus du CSE (titulaires comme suppléants), ainsi qu’aux délégués syndicaux et représentants syndicaux au CSE.

Pour l’ensemble des éléments identifiés comme confidentiels par la Direction, les représentants bénéficiant d’un accès à la BDES sont tenus à une obligation de discrétion quant aux données inscrites.

La BDES est constituée sur papier et disponible dans le bureau du Responsable Administratif et Comptable à toute heure d’ouverture des bureaux d’Estrablin et du Chef d’Entreprise à toute heure d’ouverture des bureaux de Saint-Nazaire.

Conformément aux dispositions légales, la mise à jour des données dans la BDES vaut communication aux élus. A chaque actualisation, l’employeur en informera les représentants du personnel, à minima par courrier électronique.

Sauf disposition contraire du présent accord (Ex. consultations récurrentes), ces informations sont mises à jour 1 fois par an, au plus tard au 31 mars de l’année n+1.

2.7.2 : Contenu

La BDES contient l’ensemble des informations identifiées, par les parties au présent accord, comme utiles pour la réalisation des 3 informations-consultations récurrentes.

Les parties conviennent entre elles que les données chiffrées dans la BDES sont communiquées pour :

  • L’année précédente,

  • L’année en cours,

  • L’année à venir.

Outre ces éléments, les parties conviennent ensemble, pour l’organisation de la BDES, de l’architecture et du contenu suivants :

  • L'investissement social

  • L'investissement matériel et immatériel

  • L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein de l'entreprise

  • Les fonds propres

  • L'endettement

  • L'ensemble des éléments de la rémunération des salariés et dirigeants

  • Les activités sociales et culturelles

  • La rémunération des financeurs

  • Les flux financiers à destination de l'entreprise

Article 3 : Les réunions du CSE

Article 3.1 : Réunions CSE Entreprise

Article 3.1.1 : Réunions ordinaires

Les membres de la délégation du personnel au CSE Entreprise sont reçus collectivement par le chef d’entreprise ou son supérieur hiérarchique (si le Chef d’Entreprise est absent) selon la périodicité suivante : 11 réunions minima par an. Lors de l’élaboration commune de l’ordre du jour, le président et le secrétaire pourront décider d’un commun accord que la réunion du mois en cours n’aura pas lieu faute de point à aborder. Toutefois, une réunion se tiendra au minimum tous les deux mois.

Recours à la visioconférence : l’organisation des réunions par visioconférence est possible. Cette information sera précisée lors de la convocation.

Parmi ces réunions ordinaires, 4 réunions par an porteront sur les attributions du comité en matière de santé, sécurité et conditions de travail.

Les parties conviennent que ces réunions seront fixées à raison de 1 réunion par trimestre.

Conformément aux dispositions de l’accord relatif à la mise en place du CSE, les parties conviennent que la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) sera réunie par l’employeur avant chaque réunion de CSE (le même jour) censée aborder les questions propres à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail.

Dans ce cadre, l’employeur convoque les membres de la Commission et leur remet les documents utiles pour procéder aux travaux relevant de sa compétence.

Au début de chaque nouvelle année, un calendrier prévisionnel annuel des réunions CSE et CSSCT est établi entre la Direction et les représentants élus du personnel.

Conformément à l’article L.2315-27 du code du travail, le calendrier des réunions CSE portant sur les sujets relatifs à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail, et des réunions CSSCT sera transmis à l’inspection du travail, au médecin du travail, aux agents de services de prévention des organismes de sécurité sociale et au représentant de l’OPPBTP. Le respect de ce calendrier et la tenue de ces réunions leur seront confirmés, par le chef d’entreprise, au moins 15 jours calendaires avant la réunion.

Article 3.1.2 : Réunions extraordinaires

Entre deux réunions ordinaires, et en application de l’article L.2315-27 du code du travail, une réunion du CSE entreprise peut être tenue dans les cas suivants :

  • A la demande du Président,

  • A la demande de la majorité des membres du CSE Entreprise,

  • A la demande motivée de deux élus sur les sujets relevant de la santé, de la sécurité ou des conditions de travail,

  • A la suite de tout accident grave ou ayant pu entrainer des conséquences graves,

  • A la suite d’un évènement grave lié à l’activité de l’entreprise, ayant porté atteinte ou ayant pu porter atteinte à la santé publique ou à l’environnement.

Article 3.2 : Réunions CSE Central

Article 3.2.1 : Réunions ordinaires

Les membres de la délégation du personnel au CSE Central sont reçus collectivement par le Président de la société ou par un représentant auquel il aura remis un pouvoir de délégation selon la périodicité suivante : 2 réunions par an (une par semestre).

Recours à la visioconférence : l’organisation des réunions par visioconférence est possible. Cette information sera précisée lors de la convocation.

Au début de chaque nouvelle année, un calendrier prévisionnel annuel de ces réunions est établi entre la Direction et les représentants élus du personnel.

Article 3.2.2 : Réunions extraordinaires

Entre deux réunions ordinaires, et en application de l’article L.2315-27 du code du travail, une réunion du CSE Central peut être tenue dans les cas suivants :

  • A la demande du Président,

  • A la demande de la majorité des membres du CSE Central.

Article 3.3 : Convocations et ordres du jour

La convocation que ce soit pour le CSE Entreprise ou le CSE Central sera adressée au moins 8 jours calendaires avant la réunion aux membres de la délégation du personnel concerné.

L’ordre du jour que ce soit pour le CSE Entreprise ou le CSE Central sera établi au moins 3 jours calendaires avant la réunion et envoyé aux membres de la délégation du personnel concerné.

Pour rappel, les suppléants n’assistent aux réunions qu’en l’absence du titulaire.

A titre informatif, les membres suppléants recevront les convocations et les ordres du jour pour chaque réunion.

Article 3.4 : Compte-rendu

Les parties conviennent de l’importance du compte-rendu de réunion dans la mesure où ce dernier permet :

  • Aux salariés de prendre connaissance des échanges entre l’employeur et les élus, le compte-rendu devant les retracer fidèlement,

  • D’indiquer le sens de l’avis rendu, lorsque le CSE est saisi en vue d’une consultation.

Les comptes-rendus des réunions du CSE sont établis par le secrétaire.

Ils sont transmis à l’employeur par le secrétaire du CSE au plus tard dans un délai de 15 jours ouvrables maximum suivants la réunion à laquelle ils se rapportent.

L’approbation du compte-rendu aura lieu en séance.

Toutefois, lorsque l’importance ou la sensibilité du projet le justifie, les parties conviennent que l’employeur pourra demander à ce qu’un extrait du compte-rendu soit rédigé et adopté en cours de séance, cet extrait devant nécessairement faire apparaître l’avis rendu par les élus consultés pour l’occasion.

De plus, en ce qui concerne les comptes-rendus des réunions du CSE Central et de la CSSCT, ceux-ci seront conjointement approuvés par courrier électronique entre le secrétaire et l'employeur compte tenu des longues périodicités entre chaque réunion. Cela permettra de pouvoir les diffuser plus rapidement et ainsi, maintenir un dialogue social efficace.

Article 4 - Les moyens du CSE

Article 4.1 : Utilisation des heures de délégation CSE Entreprise

Chaque membre titulaire dispose d’un crédit d'heures mensuel fixé à 10 heures pour l’exercice de ses missions.

Les membres du CSE Entreprise peuvent se répartir les heures de délégation y compris avec les suppléants. Les heures de délégation peuvent être reportées d’un mois sur l’autre dans la limite de 12 mois.

Au cours d’un même mois, il n’est pas possible d’utiliser plus d’une fois et demi le crédit d’heures prévu.

Article 4.2 : Utilisation des heures de délégation CSSCT

Chaque membre de la délégation CSSCT dispose d’un crédit d’heures fixé à 2 heures par mois pour l’exercice de ses missions conformément à l’accord de mise en place signé le 05 avril 2019.

Les membres de la délégation CSSCT peuvent se répartir les heures de délégation. Les heures de délégation peuvent être reportées d’un mois sur l’autre dans la limite de 12 mois.

Au cours d’un même mois, il n’est pas possible d’utiliser plus d’une fois et demi le crédit d’heures prévu.

Article 4.3 : Utilisation des heures de délégation CSE Central

Chaque membre titulaire du CSE Central dispose d’un crédit d’heures fixé à 4 heures par an pour l’exercice de ses missions conformément à l’accord de mise en place signé le 05 avril 2019.

Les membres du CSE Central peuvent se répartir les heures de délégation y compris avec les suppléants. Les heures de délégation peuvent être reportées d’un mois sur l’autre dans la limite de 12 mois.

Au cours d’un même mois, il n’est pas possible d’utiliser plus d’une fois et demi le crédit d’heures prévu.

Article 4.4 : Utilisation des heures de délégation CSE Entreprise / CSSCT / CSE Central

Si la Direction reconnait que les missions des représentants du personnel exigent d’eux une certaine disponibilité, l’entreprise doit, de son côté, être en mesure de prendre les dispositions nécessaires pour assurer une bonne continuité du service.

Dans ce cadre, les parties conviennent que tout représentant (élu ou syndical, titulaire ou suppléant) disposant d’un crédit d’heures de délégation qui souhaite s’absenter pour l’exercice de son mandat doit en informer, préalablement et dès que possible, sa hiérarchie. Dans la mesure du possible, le bon d’information de délégation sera utilisé.

Les parties rappellent également que, pour les mêmes raisons, il devra être fait une application stricte des dispositions légales et règlementaires, notamment concernant l’information de l’employeur, en cas de :

  • Répartition des heures de délégation entre élus,

  • Dérogation au caractère mensuel du crédit d’heures.

Un bon de délégation reprenant les éléments liés à la mutualisation ou à la dérogation au caractère mensuel du crédit d’heures sera rédigé et validé au préalable.

Le temps passé en réunion (CSE Entreprise, CSSCT et CSE Central) à l’initiative de l’employeur est rémunéré comme temps de travail et n'est jamais déduit des heures de délégation prévues pour les membres.

Article 4.5 : Formation des élus

Compte tenu du champ important des attributions exercées par le CSE, les parties au présent accord conviennent de la nécessité de former les élus à leur rôle afin d’inscrire leur action au service d’un dialogue social de qualité.

Dans ce cadre, il est fait application des dispositions légales et réglementaires :

  • Au début de leur mandat (la 1ère année), les membres titulaires peuvent bénéficier d’une formation économique. Cette formation, réalisée par un organisme agréé, sera prise en charge par le CSE au titre de son budget de fonctionnement.

  • Au début de leur mandat, les membres de la CSSCT bénéficient d’une formation relative à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail de 3 jours.

Le temps passé pour ces formations est considéré comme du temps de travail effectif et rémunéré comme tel.

Article 4.6 : Budgets

4.6.1 - Budget de fonctionnement

Conformément à l’article L.2315-61 du code du travail, le CSE se verra attribuer chaque année une subvention de fonctionnement d’un montant annuel équivalent à 0,226 % de la masse salariale brute de la société.

La notion de masse salariale s’entend comme la masse salariale brute constituée par l’ensemble des gains et rémunérations soumis à cotisations de Sécurité Sociale (article L 242-1 du Code de la Sécurité Sociale) à l’exception des indemnités versées à l’occasion de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée.

Le versement par l’employeur s’effectuera selon les modalités suivantes : virement trimestriel

La direction préconise l’ouverture de deux comptes séparés par CSE Entreprise et dans ce cas, la répartition du montant par CSE Entreprise s’effectuera en fonction de la masse salariale propre à chaque entreprise.

4.6.2 - Budget des activités sociales et culturelles (ASC)

La détermination du taux et du montant global de la contribution des ASC est effectuée au niveau de la société. Pour rappel, le taux alloué au budget des ASC pour la société SDEL Câbles et Autoroutes est de 1,697 % de la masse salariale brute majoré de 0,75 % de la masse salariale rétrocédée à l’APAS.

La notion de masse salariale s’entend comme la masse salariale brute constituée par l’ensemble des gains et rémunérations soumis à cotisations de Sécurité Sociale (article L 242-1 du Code de la Sécurité Sociale) à l’exception des indemnités versées à l’occasion de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée.

Le versement au CSE d’entreprise s’effectuera selon les modalités suivantes : virement trimestriel

En application de l’accord sur la mise en place des CSE du 05 avril 2019, la gestion des activités sociales et culturelles sera gérée au niveau société. De ce fait, le versement s’effectuera sur un compte œuvres sociales société.

4.6.3 - Transfert des reliquats de budgets

Les parties rappellent que les ressources du CSE doivent être utilisées, pour l’année du versement, conformément à leur objet.

Pour autant, le CSE peut décider par une délibération à la majorité des membres présents de transférer une partie du reliquat de budget des ASC vers le budget de fonctionnement et une partie du reliquat du budget de fonctionnement vers le budget ASC dans les conditions légales en vigueur.

Le montant du transfert est limité à 10 % de l’excédent.

Article 4.7 : Recours à un expert

Dans le cadre des attributions, notamment consultatives, qui sont les siennes, le CSE peut faire appel aux services d’un expert dans les conditions déterminées par le Code du travail.

Les parties décident ainsi de faire une pleine application des dispositions légales concernant :

  • Les cas de recours à l’expert,

  • Les modalités de financement de cet expert.

En revanche, les parties ont convenu de définir ensemble quelques modalités d’application pour faciliter l’intervention de l’expert et rendre sa mission utile pour les membres du CSE. Dans ce cadre, il est précisé que :

  • L’expert est nécessairement désigné lors de la première réunion d’information-consultation du CSE,

  • Le rapport de l’expert est nécessairement rendu 15 jours avant l’expiration du délai de consultation du CSE, tel que prévu au présent accord,

  • Le CSE rédigera systématiquement un cahier des charges, notifié à l’employeur, pour cadrer strictement la mission qu’il confie à l’expert et que ce dernier ne pourra dépasser,

  • Dans les 10 jours suivant sa désignation, l’expert devra communiquer au CSE et au chef d’entreprise le coût prévisionnel, l’étendue et la durée de son expertise, dans le respect des prescriptions déterminées dans le cahier des charges.

Par ailleurs les parties au présent accord précisent que, pour éviter les doublons et frais inutiles, en cas de consultation multiple, c’est-à-dire à la fois d’un ou plusieurs CSE Entreprise et/ou du CSE central, l’expert pourra être désigné par le seul CSE central et disposera des prérogatives et informations suffisantes pour couvrir l’ensemble des établissements de la société.

Article 5 - Dispositions finales

Article 5.1 : Durée de l'accord

Le présent accord est conclu pour la durée du mandat des élus au Comité Social et Economique de la société.

Le présent accord pourra faire l'objet, à compter d'un délai d'application de 6 mois, d'une révision dans les conditions légales.

Toute demande de révision devra être portée à la connaissance des autres parties, par lettre recommandée avec accusé de réception ; elle devra comporter l'indication des points à réviser et des propositions formulées en remplacement.

Article 5.2 : Suivi de l’accord / Clause de rendez-vous

Un suivi de l’accord est réalisé si besoin par la Société et l’organisation syndicale signataire à la demande de l’une d’entre elles.

En cas de modification substantielle des textes régissant les matières traitées par le présent accord, les parties signataires s’engagent à se rencontrer dans un délai de deux mois suivant la demande de l’une des parties signataires en vue d’entamer des négociations relatives à l’adaptation du présent accord.

Article 5.3 : Communication de l’accord

Le texte du présent avenant modificatif à l’accord pour l’exercice 2020, une fois signé, sera déposé dans la BDES afin d’être mis à la disposition des représentants du personnel et sera notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans la société à ce jour. Il sera également diffusé à l’ensemble des salariés par voie d’affichage.

Article 5.4 : Dépôt de l’accord

Le présent accord sera déposé en ligne à la Direccte (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) par la Direction de la société sur www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr. Seront téléchargées :

  • La version intégrale du texte (version signée des parties)

  • La version anonymisée en format.docx

Un exemplaire original sera, en outre, déposé au Secrétariat-Greffe du Conseil des Prud’hommes de Vienne.

A Estrablin, le 16 décembre 2019

Fait en 3 exemplaires

Pour la société SDEL Câbles et Autoroutes Pour le syndicat CGT

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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