Accord d'entreprise "Avenant de révision à l'accord collectif relatif à la mise en place du Comité Social et Economique (CSE) de l'Axe TGV Sud-Est et des Représentants de Proximité au sein de l'Axe TGV Sud-Est" chez SNCF VOYAGEURS

Cet avenant signé entre la direction de SNCF VOYAGEURS et le syndicat CFDT et SOLIDAIRES et UNSA le 2023-01-09 est le résultat de la négociation sur l'exercice du droits syndical, les instances représentatives du personnel et l'expression des salariés.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CFDT et SOLIDAIRES et UNSA

Numero : T06923024481
Date de signature : 2023-01-09
Nature : Avenant
Raison sociale : SNCF VOYAGEURS
Etablissement : 51903758400561

Droit syndical : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur le thème Droit syndical, IRP, expression des salariés Accord relatif à la composition du comité social et économique central de SNCF Voyageurs (2019-12-06) ACCORD COLLECTIF RELATIF A LA MISE EN PLACE DU CSE EPT4 (2019-04-02) ACCORD RELATIF A LA MISE EN PLACE DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE (COMITE) ET DES REPRESENTANTS DE PROXIMITE AU SEIN DE L'AXE TGV ATLANTIQUE (2019-04-02) Avenant n°1 à l'Accord collectif relatif à la mise en place du Comité Social et Economique (CSE) de l'AXE TGV Sud-Est et des Représentants de Proximité au sein de l'AXE TGV Sud-Est (2020-05-14) Avenant à l'accord collectif relatif à la mise en place du Comité Social et Economique et des Représentants de Proximité au sein de TER Grand Est (2021-02-16) Avenant n°2 à l'Accord collectif relatif à la mise en place du Comité Social et Economique (CSE) de l'Axe TGV Sud-Est et des Représentants de Proximité au sein de l'Axe TGV Sud-Est (2020-11-20) AVENANT N° 1 A L'ACCORD RELATIF A LA MISE EN PLACE DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE (COMITE) ET DES REPRESENTANTS DE PROXIMITE AU SEIN DE L'AXE TGV ATLANTIQUE (2021-04-05) AVENANT DU 9 MARS 2021 À L’ACCORD COLLECTIF DU 8 JUILLET 2019 RELATIF À LA MISE EN PLACE DU COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE INTERCITÉS (2021-03-09) Accord collectif relatif à la mise en place du Comité Social et Economique et des Représentants de Proximité au sein de TER Grand Est (2023-01-17) AVENANT DE REVISION A L'ACCORD RELATIF A LA MISE EN PLACE DU CSE AXE TGV EST (2023-01-25) Accord collectif relatif au fonctionnement du comité social et économique du siège voyageurs (2023-01-20)

Conditions du dispositif droit syndical pour les salariés : le texte complet de l'avenant du 2023-01-09

Avenant de révision à l’accord collectif relatif à la mise en place du Comité Social et Economique (CSE) de l’Axe TGV Sud - Est et des Représentants de Proximité au sein de l’Axe TGV Sud- Est



PREAMBULE

Un dialogue social de qualité est l’une des conditions majeures de l’efficacité opérationnelle, sociale et économique du Groupe Public Unifié (GPU).

Au quotidien, c’est aussi par l’efficacité du dialogue social que se renforce la cohésion sociale du Groupe Public Unifié. La structure des instances de représentation du personnel, la pertinence de leur positionnement au niveau adapté, la clarté de leurs attributions, sont à cet égard déterminantes.

Les parties rappellent que le droit syndical, qui n’a pas été modifié par les ordonnances, est également une composante essentielle d’un dialogue social de qualité.

L’objectif de l’accord signé en 2019 était de créer les conditions d’une dynamique positive, en termes de dialogue social, sur le périmètre de l’Axe TGV Sud – Est, en :

- Précisant certaines modalités de fonctionnement du Comité Social et Economique (CSE) de l’Axe TGV Sud – Est ;

- Mettant en place des Représentants de Proximité (RPX), gages d’une représentation du personnel locale avec des représentants dédiés à l’entité concernée.

La première mandature a été l’occasion de voir fonctionner ces nouveaux lieux d’échange paritaires déterminés par les ordonnances Macron de septembre 2017.

Un retour d’expérience, associant représentants du personnel et représentants de l’employeur, a été organisé en fin de mandature pour identifier des propositions d’amélioration du fonctionnement du dialogue social au sein de l’Axe. Ce REX a mis en avant la nécessité de renforcer le dialogue social de proximité, de créer les conditions pour que chaque lieu d’échange paritaire ait des prérogatives qui garantissent au mieux son fonctionnement, et pour que ces lieux d’échange paritaires s’articulent mieux entre eux.

Ce travail ainsi que les échanges préalables à la révision de l’accord ont permis d’aboutir à ce projet d’accord révisé.

Pour des raisons de clarté et de lisibilité, les parties ont décidé de reproduire l’intégralité du contenu de l’accord conclu le 25 février 2019, auquel ont été apportées les modifications que les parties ont convenu ensemble. Sont concernés les articles suivants :

  • Création de l’article 1 : Réaffirmation du rôle du Délégué Syndical

  • Fusion de l’article 3 : modalités de convocation, et accès à l’information du suppléant dans le CSE d’Axe TGV Sud-Est et de l’article 4 : remplacement d’un élu du CSE

  • Modifications des articles :

    • Article 2 : Composition,

    • Article 5 : Base de données économiques, sociales et environnementales,

    • Article 8 : Matériel,

    • Article 11 : les commissions du CSE de l’Axe TGV Sud-Est,

    • Article 15 : Nombre et répartition des représentants de proximité,

    • Article 17 : Attributions des Représentants de Proximité,

    • Article 18 : Fonctionnement,

    • Article 19 : Matériel,

    • Article 23 : Octroi de facilités de circulation,

    • Création d’un article 27 : dépôt et formalités.

Cet accord de révision se substitue en intégralité à l’accord conclu le 25 février 2019.


Article 1 : Réaffirmation du rôle du Délégué Syndical

Les Délégués Syndicaux de l’Axe TGV Sud – Est sont compétents sur le périmètre de l’Axe TGV Sud-Est et les délégués syndicaux locaux sont compétents sur les périmètres des établissements.

Il appartient à chaque Organisation Syndicale Représentative au niveau du périmètre du CSE de l’Axe TGV Sud-Est de les désigner.

Les Délégués Syndicaux représentent leur Organisation Syndicale auprès de l’employeur et peuvent notamment :

- négocier des accords collectifs sur leur périmètre de compétence et les protocoles d’accord préélectoraux.

- déposer une demande d’audience, initier une démarche de concertation immédiate (DCI) ou déposer un préavis de grève.

- participer dans ce cadre aux réunions de concertation et de conciliation qui s’ensuivent.

Les directeurs d’établissement, sans préjudice du fonctionnement des instances représentatives du personnel, favorisent et organisent des échanges avec les Délégués Syndicaux de leur périmètre a minima 2 fois par an. Conformément aux dispositions de l'accord sur l'amélioration du dialogue social et de la prévention des conflits, ils échangent notamment avec les Délégués Syndicaux en amont des projets d’évolution concernant leur périmètre et peuvent engager avec eux une concertation locale.


TITRE 1 : DISPOSITIONS RELATIVES AU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE DE L’AXE TGV SUD - EST

Article 2. Composition 

Le CSE de l’Axe TGV Sud –Est comprend l’employeur et une délégation du personnel élue, dont le nombre est fixé conformément aux dispositions de l’article R.2314-1 du Code du travail compte tenu du nombre de salariés dans l’établissement distinct « Axe TGV Sud – Est ».

Le Comité désigne parmi les membres élus titulaires :

  • un Secrétaire du CSE,

  • un Président des Activités Sociales et Culturelles (ASC),

  • un Trésorier,

  • un Secrétaire en charge de la Santé, Sécurité et Conditions de Travail. A ce titre, il est membre de la Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) du Comité et en assure le secrétariat.

Chaque organisation syndicale représentative au niveau du périmètre du CSE de l’Axe TGV Sud-Est peut désigner un représentant syndical au CSE. Ce représentant syndical assiste aux séances avec voix consultative. Il est choisi parmi les salariés du CSE de l’Axe TGV Sud - Est.

Le représentant syndical désigné en début de mandat, ou en cours de mandat conformément aux dispositions de l’article D2143-4 du Code du Travail, dispose des mêmes documents que les élus selon les mêmes modalités. Il bénéficie à ce titre d’un accès à la BDESE.

Article 3. Réunions régulières 

Le Comité est régulièrement réuni par le Président, à raison de douze fois par an. Au moins quatre réunions par an portent en tout ou partie sur les attributions en matière de santé, sécurité et conditions de travail.

Un calendrier des réunions du CSE et des différentes commissions sera réalisé et partagé au niveau des établissements de production afin d'éviter tout conflit de calendrier et respecter les délais d'acheminement.

Conformément aux dispositions de l’article L.2314-1 du Code du travail, l’élu suppléant ne participe aux réunions du Comité qu’en l’absence de l’élu titulaire.

Les membres du Comité, y compris les représentants syndicaux, sont considérés en service pendant les réunions du comité convoquées par le président ainsi que pendant le temps des trajets effectués pour participer à ces réunions.

Article 4. Remplacement d’un élu du CSE

En cas d’impossibilité du membre titulaire de participer à une réunion, celui-ci en informe la DRH de l’Axe TGV Sud-Est le plus tôt possible et au plus tard 72 heures avant la réunion, afin que celle-ci puisse procéder à la convocation du suppléant concerné.

Lorsque les circonstances de l’absence du titulaire ne permettent pas de respecter le délai précité, celui-ci informe dès que possible la DRH de l’Axe TGV Sud-Est de son absence, laquelle invite le suppléant dans toute la mesure du possible.

L’élu suppléant a accès, via la BDESE, aux mêmes informations que l’élu titulaire. Il reçoit, selon les mêmes modalités que lui, l’ordre du jour ainsi que les lieux et date de la réunion, même s’il n’y participe pas.

Les règles de remplacement d’un élu titulaire prévues par le Code du travail s’appliquent.

Article 5. Base de Données Economiques Sociales et Environnementales

Une Base de Données Economiques Sociales et Environnementales (BDESE) est accessible en permanence à tous les élus, aux représentants syndicaux du CSE Axe TGV Sud - Est sur leur périmètre de compétence ainsi qu’aux membres CSSCT suppléants qui ne seraient pas élus CSE. Elle est également accessible aux délégués syndicaux à raison de deux par organisation syndicale représentative sur le périmètre du CSE.

La BDESE rassemble l’ensemble des informations nécessaires aux consultations et informations récurrentes et ponctuelles que l’employeur met à disposition du CSE.

Ces informations nécessaires aux consultations récurrentes portent sur l’année concernée et les deux années précédentes, dont les dossiers restent consultables dans la BDESE.

La mise à disposition des informations dans la BDESE vaut communication des rapports et informations au comité et aucun des documents mis à disposition dans la BDESE ne fait l’objet d’un envoi sur support papier.

Si un dysfonctionnement technique de la base de données venait à se produire, un envoi par tous moyens des dossiers de consultation serait réalisé.

Article 6. Recours à expertise 

Le CSE peut recourir à un expert dans les conditions fixées par les articles L.2315-78 et suivants du Code du travail.

Article 7. Traitement des réclamations individuelles et collectives

Une réclamation est formulée dans le but d’obtenir l’application d’un droit déjà acquis ou d’un texte règlementaire existant. Elle est à distinguer d’une revendication qui reste de la prérogative du délégué syndical.

Un outil digitalisé est mis à la disposition de l’ensemble des élus afin de leur permettre de présenter, sur leur périmètre de compétence, les réclamations individuelles et collectives des salariés.

Cet outil est accessible en permanence et alimenté au fur et à mesure. Les parties conviennent qu’une réponse est apportée dans un délai de 10 jours ouvrés à compter du dépôt de la réclamation.

Les élus pourront au moyen de l’outil :

  • Préciser l’entité destinataire de leur réclamation ;

  • Consulter à tout moment l’avancement du traitement de leur réclamation ;

  • Recevoir la réponse apportée par l’employeur dès que celle-ci est validée ;

  • Lire et imprimer l’ensemble des questions qu’ils ont posées et les réponses apportées ;

  • Lire et imprimer l’ensemble des registres de leur périmètre.

Certaines questions peuvent nécessiter un débat en séance plénière du Comité. Dès lors, un point sera inscrit à l’ordre du jour d’un commun accord entre le Président et le Secrétaire du CSE.

Une extraction des réponses apportées par l'employeur sera realisée mensuellement et mise a

disposition dans les differents chantiers de l'entité concernée.

Article 8. Matériel

L’entreprise fournit à tous les élus du Comité Social et Economique ainsi qu’aux représentants syndicaux un ordinateur et un téléphone portable dédiés pour l’exercice de leurs missions, s’ils n’en sont pas déjà dotés à titre professionnel et individuel.

Article 9. Heures de délégation 

Le contingent mensuel d'heures de délégation de chaque élu titulaire du CSE est porté à 32h. Ce crédit d'heures permet d'accomplir les missions en lien avec le mandat et le fonctionnement du CSE.

Compte tenu des missions et des responsabilités particulières attribuées par le Code du Travail et le présent règlement au Secrétaire, au Trésorier, au Président des ASC et au Secrétaire SSCT, et en complément des dispositions prévues au Code du Travail, il est convenu que les titulaires de ces missions sont dégagés de la production par l'employeur (les 32 heures de délégation prévues au présent accord pour les élus titulaires sont comprises dans le dégagement à temps plein).

Les autres membres du bureau bénéficient de 10h de délégation supplémentaire par mois.

Les bénéficiaires de crédit d'heures peuvent utiliser les heures de délégation à leur convenance pendant leurs heures de travail ou en dehors mais, dans le cadre de leur mandat.

Les heures de délégation des élus du CSE, des Membres du Bureau et de la CSSCT et des Représentants de Proximité peuvent être utilisées cumulativement sur l'année civile. Le principe d’annualisation peut également s’appliquer aux Représentants Syndicaux.

La mutualisation des heures de délégation des élus du CSE Titulaires non dégagés à temps plein, des Membres du Bureau, des membres titulaires de la CSSCT, des Représentants de Proximité et des Représentants Syndicaux est également rendue possible entre eux. Elle bénéficie également aux élus suppléants du CSE et membres suppléants de la CSSCT et Représentants de Proximité suppléants.

Toutefois, afin d’assurer la continuité de service et conformément aux principes dans l’accord sur le temps de travail en vigueur au sein de l’entreprise, les règles suivantes continuent à s’appliquer :

  • Le crédit peut être utilisé pour des durées variables mais qui ne peuvent être inférieures à 2 heures.

  • Toutefois pour les agents sédentaires en service posté et les agents roulants dont le remplacement est nécessaire, le crédit doit être utilisé par journée entière de travail,

  • L’information préalable du chef d'établissement doit être réalisée dès que possible et, au plus tard, 24 heures à l'avance (sauf circonstance exceptionnelle dument justifiée).

Article 10. Affichage 

Les dispositions de l’article L.2315-15 du Code du travail en matière d’affichage des informations du CSE, s’appliquent.

Article 11. Les Commissions du CSE de l’Axe TGV Sud-Est

Article 11.1. Les commissions obligatoires en vertu de la Loi

Article 11.1.1 La Commission Santé, Sécurité, et Conditions de Travail (CSSCT)

La Commission SSCT créée au sein du CSE de l’Axe TGV Sud-Est a vocation à assumer les missions légales en matière de SSCT par délégation du CSE.

  • Composition

La CSSCT comprend 11 membres élus dont le Secrétaire SSCT et au moins un représentant de chaque collège.

Les membres titulaires de la commission sont désignés par le CSE parmi ses membres (titulaires ou suppléants) par une résolution adoptée à la majorité des membres présents. Des membres suppléants seront désignés parmi les membres élus du CSE ou parmi les candidats non élus présents sur les listes électorales des dernières élections du CSE, dans la limite du nombre de membres titulaires de la CSSCT, lors de la première séance du comité et pour toute la durée du mandat. Ils pourront siéger en CSSCT en cas d’empêchement des membres titulaires ayant la même appartenance syndicale.

Le Secrétaire SSCT est élu conformément à l’article 4 du Règlement Intérieur du CSE. II fait le lien entre les membres de la commission, du comité et les Représentants de Proximité.

La commission est présidée par le Directeur Qualité Sécurité de I'Axe TGV Sud-Est ou son représentant ayant reçu délégation de pouvoir. II peut se faire assister par des assesseurs. Ensemble, ils ne peuvent pas être en nombre supérieur à celui des membres de la CSSCT.

La commission se réunit au moins huit fois par an à l'initiative de l'employeur. Elle peut également être réunie à la demande motivée de deux membres élus de la CSSCT sur des sujets relevant exclusivement de la SSCT et par délégation du CSE.

Sont membres de droit et donc invités obligatoirement aux réunions de la commission :

  • Le médecin du travail

  • Le préventeur

  • L'agent de contrôle de l'inspection du travail

  • Les agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale, le cas échéant

Les membres de la CSSCT transmettent au Secrétaire les points qu'ils souhaitent porter à l'ordre du jour. Ce dernier les transmet au Président qui est en charge d'adresser, quinze jours avant la réunion, les invitations aux membres de la CSSCT par courriel sur leur boite mail professionnelle. L'invitation précise l'horaire, la date, le lieu de la réunion, ainsi que la liste des sujets à aborder. Les éventuels documents sont transmis a minima sept jours avant. Cette invitation est également transmise aux personnes invitées. Les questions posées par les délégations au Secrétaire pour l'élaboration de l'ordre du jour feront l'objet d'un projet de réponse écrite transmis, dans la mesure du possible, en amont de la réunion pour faciliter les échanges en séance. Cette garantie ne pourra s’appliquer aux questions complémentaires intervenant après l’élaboration de l’ordre du jour.

Afin de mener à bien l'ensemble de ses missions et jouer son rôle, la CSSCT reçoit de l'employeur toutes les informations qui lui sont nécessaires, dans les conditions reprises au Code du travail et avant tout débat sur le sujet.

Le compte rendu de la réunion est réalisé par le Secrétaire SSCT dans les 15 jours qui suivent la réunion à partir de la retranscription de la sténotypie et/ou de l'enregistrement le cas échéant. Le

Président et les membres de la CSSCT peuvent y apporter des annotations dans un délai de 8 jours après la transmission.

Le compte rendu sera annexé au procès-verbal de la réunion suivante du Comité consacrée en tout ou partie à la Santé, Sécurité et Conditions Travail.

  • Missions

La CSSCT est chargée d’attributions générales en matière de santé sécurité et conditions de travail dont le CSE dispose. Ces attributions ont été définies afin d’assurer une pleine coordination entre la CSSCT, le CSE et les RPX. Elles recouvrent les missions suivantes déléguées par le CSE :

  1. La CSSCT est compétente pour préparer les délibérations du CSE en matière de Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d'Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT). Le projet de PAPRIPACT partagé en CSSCT aura fait l’objet d’échanges préalables avec les représentants de proximité.

  2. La CSSCT est compétente pour l’analyse des risques génériques qui ont un impact sur les situations de travail des salariés présents sur un ou plusieurs établissements.

  3. La CSSCT est compétente pour l’analyse de projets transverses, définis dans le cadre d’un programme annuel de travail, qui ont un impact sur les situations de travail des salariés présents sur plusieurs établissements. Par cette analyse, les membres peuvent apporter une contribution à la mise en œuvre effective des projets, des outils ou processus.

  4. La CSSCT est compétente pour l’analyse de l’accidentologie sur la base des indicateurs prévus au bilan SST présenté à chaque réunion.

  5. La CSSCT est compétente pour l’analyse de la sûreté sur la base des indicateurs prévus au bilan sûreté présenté à chaque réunion.

  6. La CSSCT est compétente en matière de politique sociale et d’inclusion (handicap, employabilité et discrimination) pour proposer des actions d’amélioration sur la base des bilans présentés annuellement.

Les analyses des situations de travail concernant plusieurs établissements pourront se traduire par des recommandations qui seront relayées aux périmètres concernés.

Les réunions de la CSSCT n’ont pas pour objet le traitement des situations individuelles, qui relève de la compétence dévolue aux RPX, hormis pour la gestion des droits d’alerte.

Des sous commissions thématiques seront organisées sur la base du programme annuel de travail, sur la base d’un mandat de travail qui aura été préalablement élaboré en CSCCT. Ces sous-commissions pourront formaliser des recommandations à destination de la CSSCT. Pour des sujets requérant une expertise particulière, la sous-commission pourra faire appel à une personne qualifiée.

La CSSCT se voit également confier des missions en matière de gestion des droits d’alerte. L’exercice des droits d’alerte, intéressant la santé et la sécurité, par un membre élu du CSE donne lieu à une information des membres de la CSSCT par l’élu ayant déposé le droit d’alerte. Ces droits d’alerte sont traités conformément aux dispositions du code du travail. Des dispositions spécifiques sont prévues concernant le droit d’alerte en cas de danger grave et imminent et le droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes.

  • Droit d'alerte en cas de danger grave et imminent (article L.2312-60 du Code du travail)

Lorsqu'un élu du CSE constate l'existence d'un danger grave et imminent, notamment par l'intermédiaire d'un salarié, il en alerte immédiatement le DET concerné ou son représentant ainsi que les membres de la CSSCT. L'avis de l'élu est consigné sur un registre spécial. Le DET informe le Président du CSE et le Président de la CSSCT.

Une enquête est immédiatement réalisée par le DET ou son représentant avec l'élu du CSE qui a signalé le danger. Cet élu peut confier la réalisation de l'enquête à un autre élu du CSE ou le cas échéant à un représentant de proximité du périmètre concerné, dont il aura transmis le nom à l'employeur. Le représentant de la direction prend les dispositions nécessaires pour faire cesser le danger.

En cas de divergence sur la réalité du danger ou la façon de le faire cesser, la CSSCT est réunie dans un délai n'excédant pas vingt-quatre heures.

Sont convoqués à cette réunion, présidée par le Président de la CSSCT ou son représentant :

  • l'élu qui a déposé le droit d'alerte,

  • l'élu ou le représentant de proximité qui a réalisé l'enquête,

  • le représentant de la direction qui a procédé à l'enquête,

  • les membres de la CSSCT.

Sont également invités par l'employeur à assister à la réunion le Préventeur et l'Inspection du Travail. A l'issue de la réunion, à défaut d'accord entre l'employeur et la majorité des représentants du personnel présents sur les mesures à prendre et leurs conditions d'exécution, l'lnspecteur du Travail est saisi directement par l'employeur.

Le registre relatif au droit d'alerte est situé au Pôle Relations Sociales de I' Axe TGV Sud-Est, 116 Cours Lafayette - 69003 - LYON. II est par ailleurs accessible à toute heure et sans condition par voie digitale via les ordinateurs remis à chaque membre de la CSSCT.

En complément, un archivage est également réalisé sur l'outil digital, et le registre du droit d'alerte dématérialisé sera consultable au siège de chaque établissement et de chaque UO.

  • Droit d'alerte en cas d'atteinte aux droits des personnes (article L.2312-59 Code du travail)

Lorsqu'un élu du CSE constate, notamment par l'intermédiaire d'un travailleur, qu'il existe une atteinte aux droits des personnes, à leur santé physique et mentale ou aux libertés individuelles dans l'entreprise qui ne serait pas justifiée par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnée au but recherché, il en saisit immédiatement le DET concerné ou son représentant. II avise les membres de la CSSCT et le DET informe le Président du CSE.

Une enquête est immédiatement réalisée par un représentant de la direction ayant autorité, moyens et compétence, avec l'élu du CSE qui a signalé le danger. L’élu peut confier la réalisation de l’enquête à un représentant de proximité du périmètre concerné dont il aura transmis le nom à l’employeur.

Le représentant de la direction prend les dispositions nécessaires pour remédier à cette situation.

  • Visites Locales de Site (inspections trimestrielles)

L’Instance Locale d’Etablissement décide de la visite locale de site à effectuer par un représentant de proximité. Dès lors qu'elle concerne plusieurs établissements de production ou entités assimilées, la visite est décidée par la CSSCT. Ces visites sont réalisées conformément aux dispositions de l'article L.2312-13 du Code du travail. A l’issue de la visite, un compte rendu est réalisé et transmis aux membres de la CSSCT et RPX du périmètre concerné.

Les documents relatifs aux visites locales de sites sont insérés dans l'outil digital pour l'information de l'ensemble des membres du CSE.

L'employeur prend en charge, pour 2 représentants du personnel, le temps de la visite de 4 inspections par an et par établissement. Le temps de visite sera assimilé à du temps de travail effectif. L’acheminement pour se rendre et repartir des lieux de visite sera pris en compte conformément aux textes réglementaires régissant l’utilisation du personnel.

  • Les moyens

Afin de permettre aux membres de la CSSCT d'effectuer les missions déléguées par le CSE, il est attribué un crédit d'heures supplémentaires de 24 heures par mois à chacun des membres titulaires.

Le temps passé aux réunions de la CSSCT est rémunéré comme du temps de travail effectif. Ce temps n'est pas déduit des heures de délégation prévues. Les membres de la CSSCT bénéficient d'allocations de déplacement selon les dispositions règlementaires SNCF en vigueur et notamment dans les conditions fixées par la Directive GRH 0131.

Un affichage spécifique SSCT est mis en place dans chaque unité opérationnelle ou unité de production.

La liste des membres de la CSSCT (nom, adresse et numéro de téléphone professionnel) est affichée sur tous les sites de son périmètre de compétence.

Cette liste nominative comprend également le nom, l'adresse et le numéro de téléphone :

  • De l'inspecteur du travail ;

  • Du médecin de l'établissement.

  • Fonctionnement de la CSSCT

Les membres de la CSSCT ont accès aux locaux mis à disposition des élus du CSE.

Dans tous les cas, les réunions ont lieu dans un local approprié et adapté conformément au code du travail.

En tant qu'élus du CSE, les membres de la CSSCT sont dotés à titre individuel d’ordinateurs disposant d'une connexion Intranet et Internet leur permettant d'avoir accès :

  • A l'ensemble de la règlementation nationale,

  • Au document unique de l’évaluation des risques,

  • Aux référentiels locaux relatifs aux SSCT,

  • A la dernière édition du Code du travail à jour via le site Legifrance,

  • A la dernière édition du Code de la Sécurité Sociale via le site Legifrance.

Sauf s’ils en sont déjà dotés à titre professionnel et individuel, un téléphone portable sera mis à disposition de chacun des membres de la CSSCT.

L'employeur permet également à tous les membres d'assurer leurs tournées et enquêtes dans les meilleures conditions d'hygiène et de sécurité en fournissant, pour ceux qui n'en sont pas déjà dotés, des EPI, des chaussures de sécurité et un gilet réfléchissant.

  • Organisation

Sous réserve d'accord du Président de l'Instance, la CSSCT peut faire appel à titre consultatif et occasionnel au concours de toute personne du Groupe Public Unifié qui lui paraitrait qualifiée.

Article 11.1.2 Les autres commissions obligatoires

Les autres commissions obligatoires (formation, information et aide au logement, égalité professionnelles, marchés) sont mises en place dans le cadre du Règlement intérieur du CSE de l’Axe TGV Sud-Est. Le président de ces commissions est désigné parmi les membres élus du CSE. Les autres membres de ces commissions (exceptée la commission des marchés composée des seuls élus titulaires) peuvent être choisis parmi les élus ou les salariés appartenant au périmètre du CSE.

Article 11.2 Commissions instituées en vertu du présent accord 

Article 11.2.1 Commission « activités sociales et culturelles » sous réserve d’absence de dispositions fixées par un accord « national » portant sur le même objet :

Cette commission permet de préparer les décisions du CSE en matière de gestion des activités sociales et culturelles.

Elle comprend 11 membres dont un Président. La présidence de cette commission est assurée par un élu du CSE. Les autres membres peuvent être choisis parmi les salariés appartenant au périmètre du CSE.

Article 11.2.2 Commission économique et environnementale

Cette commission a vocation à préparer les délibérations du Comité sur les dossiers inscrits à l’ordre du jour qui sont en lien avec l’organisation et la marche générale de l’entreprise sur le périmètre du Comité.

Elle comprend 11 membres désignés par le Comité parmi les membres élus du comité ou parmi les agents relevant du périmètre du CSE.

La présidence de cette commission est assurée par un élu du Comité.

Dans le cas où l’employeur serait à l’initiative de la réunion de la commission, les heures passées en séance seront prises en charge par le service. L’employeur prendra notamment à sa charge une réunion par an qui portera en tout ou partie sur les sujets relatifs à l’Emploi.

Article 11.2.3 Commissions encadrement

La commission « Encadrement » comprend 9 membres dont un Président. La présidence de cette commission est assurée par un élu du CSE. Les autres membres sont désignés par le Comité parmi les membres élus du comité ou parmi les agents relevant du périmètre du CSE.

Article 11.2.4 Commissions Techniques Roulements 

Il est prévu des commissions techniques roulements au sein des Etablissements de Services Voyageurs de l’Axe TGV Sud Est, ainsi qu’au sein de l’établissement Traction TGV Sud – Est, afin de préparer le changement de service annuel et ses conséquences sur les roulements des personnels roulants.

Ces commissions sont installées comme suit :

  • Une par Unité Opérationnelle Trains pour chacun des ESV TGV,

  • Une par Unité de Production Traction pour l’établissement Traction TGV Sud – Est,

Ces commissions techniques sont réunies à l’initiative de l’employeur et sont composées d’un président, représentant de l’employeur, qui pourra se faire assister d’experts de son établissement et de l’Axe TGV Sud- Est et d’un minimum de 5 membres proposés par les Organisations Syndicales. La représentativité de chaque commission est issue du résultat des dernières élections du CSE sur les métiers concernés au niveau du périmètre des unités de production. Les membres de ces commissions doivent être issus de l’unité concernée. Ils sont prioritairement choisis parmi les élus du CSE, ou parmi les représentants de proximité ou les salariés au titre de leurs compétences dans l’exercice.

Le temps passé en réunion par les membres de ces commissions est considéré comme du temps de travail effectif.

Article 12. Moyens des commissions du CSE de l’Axe TGV Sud-Est (hors Commission SSCT, roulements et ASC) 

Pour faciliter le fonctionnement des réunions des commissions des CSE d’établissement (hors CSSCT, commission roulements et ASC), il est accordé un crédit global annuel de 1.800 heures destiné à couvrir le temps passé aux réunions de ces commissions.

Ces heures de délégation sont mises à la disposition du secrétaire du CSE de l’Axe TGV Sud-Est, sous forme de bons de délégation valorisés et millésimés, au début de chaque année.

Article 13. Consultations récurrentes

Le CSE sera consulté une fois par an sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'emploi sur les thèmes relatifs à :

  • la prévention en matière de santé et de sécurité ;

  • le bilan social ;

  • l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;

  • l'évolution de l'emploi et des classes ;

  • la formation professionnelle ; les actions de prévention et de formation envisagées par l'employeur, l'apprentissage, les conditions d'accueil en stage

Article 14. Modalités de consultation

Pour toute consultation du CSE pour laquelle la loi n'a pas fixé de délai spécifique, celui-ci rend son avis dans les délais prévus à l’article R.2312-6 et dans les conditions prévues par l'article R.2312-5 du

Code du Travail.

TITRE 2 : REPRESENTATION DE PROXIMITE AU NIVEAU DES ETABLISSEMENTS

Article 15. Nombre et répartition des Représentants de Proximité 

Des représentants de proximité sont mis en place au niveau des Etablissements de production et de l’Etablissement Direction Axe TGV Sud – Est.

Le nombre de représentants de proximité est calculé en tenant compte de l’effectif électoral ayant permis de déterminer le nombre d’élus du CSE de l’Axe TGV Sud – Est.

Pour tenir compte de l’effectif, des métiers et du périmètre géographique de chaque établissement, les parties conviennent que le nombre global de représentants de proximité est porté à 54, répartis comme tel :

  • Etablissement Traction TGV Sud – Est : 10

  • ESV TGV PSE : 8

  • ESV TGV Rhône – Alpes : 8

  • ESV TGV Languedoc Roussillon : 5

  • ESV TGV PACA : 7

  • TSEE : 9

  • TC TGV LYON : 5

  • Direction Axe TGV Sud – Est : 2

Ce nombre de représentants de proximité est complété par la présence d’un élu CSE par établissement issu de l’établissement de production concerné.

La répartition des mandats de représentants de proximité entre les organisations syndicales est ensuite opérée au prorata des suffrages titulaires et suppléants obtenus par chacune d’elles lors de l’élection la plus récente des membres des CSE dans le périmètre concerné (application de la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne). Il en est de même pour la répartition de l’élu CSE siégeant dans l’instance locale.

Les organisations syndicales pourront désigner, si elles l’estiment nécessaire, un membre RPX suppléant pour chaque établissement où elles sont représentées. Ce membre pourra siéger dans l’instance locale pour garantir la représentation de l’organisation syndicale dont il est issu, en cas d’absence de tous les représentants de proximité titulaires de cette organisation syndicale à la réunion de la dite instance.

Article 16. Modalités de désignation 

Les représentants de proximité sont proposés par les organisations syndicales parmi les membres élus du CSE appartenant à l’établissement de production concerné ou parmi les agents relevant de ce même établissement de production. Cette disposition s'applique également à l'Etablissement

Direction d'Axe TGV Sud-Est.

Le CSE de l'Axe TGV Sud - Est valide en réunion plénière cette désignation par un vote à la majorité des présents.

Les fonctions d'un Représentant de Proximité prennent fin en cas de :

  • Décès, démission des fonctions, résiliation du contrat de travail,

  • Affectation définitive dans une unité opérationnelle d'un autre établissement de production ou assimilé.

Les parties conviennent qu'en cas de vacance, il est procédé à une nouvelle désignation selon les modalités prévues ci-dessus.

Article 17. Attributions des représentants de proximité 

Les représentants de proximité ont vocation à réaliser, au sein du périmètre de l'Axe TGV Sud - Est, des missions pour lesquelles la proximité est un gage de meilleure efficacité, notamment en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.

Les représentants de proximité sont les interlocuteurs privilégiés du directeur de l'établissement sur les sujets d'ordre local. lls sont à ce titre notamment compétents pour:

  1. Examiner les roulements de service, tableaux de service et tableaux de roulements des personnels de leur périmètre de mise en place, et leurs adaptations, sur lesquels ils sont périodiquement informés par la direction de l'établissement de production ;

  2. Examiner au besoin les dossiers d'informations simples, spécifiques à leur établissement et relatifs à l'organisation du travail ;

  3. Examiner au besoin les projets de référentiels spécifiques à leur établissement et relatifs à la Sante, Sécurité et Conditions de Travail ;

  4. Emettre des avis sur les propositions de reclassement des salariés déclarés en situation d'inaptitude par le médecin du travail, conformément aux articles L.1226-2 et L.1226-10 du Code du travail ;

  5. Emettre des observations sur le projet de PAPRIPACT et prioriser les actions à retenir pour l’année à venir. Ce projet sera ensuite partagé avec la CSSCT, conformément aux dispositions de l’article 11.1.1 du présent accord ;

  6. Contribuer à l’évaluation des risques professionnels conformément aux articles L2313-7 et L4121-3 en préparation de la consultation du CSE ;

  7. Participer aux enquêtes après accidents du travail graves ou incidents répétés ayant révélé sur leur établissement un risque grave, ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave ;

  8. Réaliser, au sein de leur établissement, les visites locales de sites relatives à des questions d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail (article L.2312-13 du Code du travail) ;

  9. Participer aux inspections communes préalables à l'exécution d’opérations réalisées par des entreprises extérieures ;

  10. Participer, à la demande de l'élu du CSE, à l'enquête qui fait suite à un droit d'alerte que cet élu a déposé en cas d'atteinte aux droits des personnes ou en cas de danger grave et imminent sur son établissement, dans les conditions prévues aux articles L. 2312-59 et L. 2312-60 du Code du travail ;

  11. Présenter à l'employeur les réclamations individuelles et collectives de ces salariés, relatives à l'application de la règlementation du travail. lls utilisent à cet effet l'application numérique dédiée par l'employeur pour y inscrire les réclamations et y consulter les réponses apportées par la Direction. lls sont par conséquent habilités à l'outil sur leur périmètre de compétence.

Par ailleurs, les représentants de proximité disposent d’une faculté d’initiative dans le champ de la santé, de la sécurité et des conditions de travail prévu à l’article L2312-9 du Code du Travail (risques professionnels, facilitation de l’accès des femmes à tous les emplois et actions de prévention harcèlement moral, sexuel et agissements sexistes) et en matière de renseignement de rapport d’accident ou de quasi-accident.


Article 18. Fonctionnement 

Le Directeur d’établissement ou son représentant réunit, au moins six fois par an, les représentants de proximité dans le cadre d’Instance Locale d’Etablissement (ILE) afin d’examiner les sujets relatifs à la sécurité, à la santé et aux conditions de travail des salariés de leur périmètre, ainsi qu’au fonctionnement de l’établissement concerné. Ces réunions sont décomptées en temps de travail effectif. L’acheminement pour se rendre et repartir de ces réunions sera pris en compte conformément aux textes réglementaires régissant l’utilisation du personnel.

Un ordre du jour est établi par le Directeur ou son représentant au moins 8 jours à l’avance. Les documents relatifs à l’ordre du jour seront transmis aux RPX au plus tard 5 jours avant la réunion. Ceux-ci seront intégrés sur la plateforme dédiée.

Les principaux points abordés lors de ces réunions feront l’objet d’un compte rendu rédigé, avant la prochaine réunion de l’Instance Locale, par le Directeur d’Etablissement ou son représentant et mis à disposition des représentants de proximité et des élus. Ceux-ci auront la possibilité d’annoter ce compte rendu.

Dans le cadre de dossiers faisant l’objet d’une présentation en CSSCT ou CSE, un rapporteur issu des membres de l’instance locale réalisera une synthèse de leur analyse et de leurs propositions pour permettre un débat éclairé du comité.

Les représentants de proximité bénéficient de la protection prévue à l’article L.2411-1 du Code du travail.

Ils sont tenus au secret professionnel pour toutes les questions relatives aux procédés de fabrication. En outre, ils sont tenus à une obligation de discrétion à l'égard des informations revêtant un caractère confidentiel et présentées comme telles par l'employeur. Ils bénéficient d’une liberté de circulation sur leur périmètre de compétence.

Un crédit d’heures de 32 heures par mois est accordé à chaque représentant de proximité titulaire et à l’élu CSE siégeant dans l’instance.

Article 19. Matériel 

L’entreprise fournit aux représentants de proximité titulaire des ordinateurs et un téléphone portable dédiés à l’exercice de leur mission, s’ils n’en sont pas déjà dotés en vertu d’un autre mandat ou à titre professionnel et individuel.

Article 20. Formation

Les Représentants de Proximité pourront bénéficier de la formation Santé, Sécurité et Conditions de Travail prévue pour les membres élus du CSE.

Dans le cadre de leur participation éventuelle aux Cellules de Maintien dans l'Emploi (CME) relevant de leur périmètre, ils pourront également être inscrits autant que de besoin aux formations « gérer l'inaptitude et le maintien dans l'emploi ».

TITRE 3 : ELEMENTS CONVENTIONNELS IMPACTES PAR LE CSE :

Article 21. Congé de formation économique, sociale, syndicale et environnementale

Le salarié bénéficiant d’un congé de formation économique sociale syndicale et environnementale, a droit au maintien total de sa rémunération, conformément à l’article L.2145-6 du Code du travail.

Les modalités d’attribution du congé de formation économique, sociale, syndicale et environnementale conventionnel au sein du Groupe Public Unifié, reprises au chapitre 3 de l’accord GRH00256, restent applicables et inchangées.

L’accord collectif sur les modalités d’attribution et de rémunération du congé de formation économique, sociale, syndicale et environnementale, signé le 8 mars 2016, est applicable au CSE.

Article 22. Moyens de communication modernisés 

En complément des moyens accordés dans les articles 8 et 19 du présent accord, les moyens informatiques et de communication, déterminés par l’Accord collectif du 14 novembre 2017 relatif aux moyens de communication modernisés mis à la disposition des organisations syndicales, du Comité Central et des Comités d’Etablissement du Groupe Public Unifié, sont maintenus pour les CSE d’Etablissements et le CSE Central du GPU dans les mêmes conditions que pour le Comité Central et les Comités d’Etablissement du Groupe Public Unifié.

Article 23. Octroi de facilités de circulation 

Les dispositions de l’accord du 11 janvier 1996 relatif au droit syndical et à la représentation du personnel dans les établissements concernant les facilités de circulation sont applicables aux membres des CSE (chapitre concernant les facilités de circulation particulières accordées au titre du point 5 de cet accord).

A ce titre, les membres du CSE (titulaires, suppléants, RS) ainsi que les RPX et les membres CSSCT suppléants non élus disposent d’une carte 18 A valable dans la classe du bénéficiaire sur le périmètre géographique du mandat, sans réservation obligatoire.

TITRE 4 : DISPOSITIONS FINALES

Article 24. Commission de suivi 

Le suivi de l’accord est assuré par une commission composée de la Direction de l’Axe TGV Sud – Est et des organisations syndicales représentatives signataires. Cette commission se réunit au moins une fois par an.

Article 25. Entrée en vigueur et durée de l’accord 

Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.

Il entrera en vigueur à la date du 25 février 2019 modifié par voie d’avenant révisé le 09 janvier 2023.

Article 26. Révision et dénonciation 

Les parties peuvent à tout moment engager la procédure de révision de l’accord.

En outre, conformément à l’article L.2261-7-1 du Code du travail, toute organisation syndicale représentative au niveau de l’Axe TGV Sud-Est pourra, à l’issu du cycle électoral au cours duquel l’accord a été conclu, demander la révision de cet accord.

Le présent accord peut également être dénoncé dans les conditions prévues aux articles L.2222-6, L.2261-9 et suivants du Code du travail.

Dans le cas où un accord collectif serait conclu au niveau du GPU ou de SNCF-VOYAGEURS postérieurement à la signature du présent accord, les dispositions de cet accord de groupe ou d’entreprise se substitueront aux stipulations du présent accord portant sur le même objet.

Article 27. Dépôt et formalités

Conformément à l’article DD2231-4 du code du travail, le présent accord sera déposé auprès de la Direction Régionale de l’Economie de l’Emploi du Travail et des Solidarités via la plateforme de téléprocédure du ministère du travail. Un exemplaire original sera également déposé auprès du greffe du conseil de prud’hommes de Lyon. Un exemplaire est remis à chacune des parties signataires.

Fait à Lyon, le 09 janvier 2023

La direction SNCF VOYAGEURS

Direction AXE TGV Sud-Est

Campus INCITY

116 Cours Lafayette – CS 13511

69489 LYON Cedex 03

SNCF

Fédération Nationale des Travailleurs,

Cadres et Techniciens des Chemins de fer Français

(C.G.T)

Fédération des Syndicats de Travailleurs du rail Solidaires, Unitaires et Démocratiques

[Union Syndicale Solidaires – SUD Rail]

(SUD –Rail)

Union Nationale des Syndicats Autonomes Ferroviaire

(UNSA – Ferroviaire)

Fédération des Cheminots C.F.D.T

(CFDT)

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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