Accord d'entreprise "Avenant n°2 relatif à la reconduction des mesures covid 19 liées à la crise sanitaire" chez ROXEL FRANCE (Siège)

Cet avenant signé entre la direction de ROXEL FRANCE et le syndicat CFE-CGC et CGT le 2021-04-06 est le résultat de la négociation sur les autres dispositifs d'aménagement du temps de travail, le télétravail ou home office, divers points.

Périmètre d'application de la convention signée entre l'entreprise et le syndicat CFE-CGC et CGT

Numero : T03321007315
Date de signature : 2021-04-06
Nature : Avenant
Raison sociale : ROXEL FRANCE
Etablissement : 38412505000029 Siège

Autres points : les points clés de la négociation

La négociation s'est portée sur les thèmes suivants

Conditions du dispositif autres points pour les salariés : le texte complet de l'avenant du 2021-04-06

Avenant n°2 relatif à la reconduction des mesures covid 19 liées à la crise sanitaire

SOMMAIRE

PREAMBULE 3

OBJET et CHAMP D’APPLICATION 3

Chapitre 1 : Protection de la santé et de la sécurité des salariés 4

1.1 Organisation du travail 4

1.2 Rappel des règles générales relatives mesures sanitaires 4

1.3 Moyens mis à disposition des salariés 4

1.4 Formation des salariés 5

1.5 Hygiène des parties communes 5

1.6 Règles à tenir dans le cas de suspicion de COVID chez un salarié 5

Chapitre 2 : Télétravail 6

2.1 Salariés éligibles 6

2.2 Règles du télétravail 6

2.3 Lieu de travail 6

2.4 Temps de travail 7

2.5 Management 7

Chapitre 3 : Situation des salariés contraints de garder leurs enfants 7

Chapitre 4: Activité partielle 8

Chapitre 5: Déplacements professionnels 9

Chapitre 6: Vaccinations 9

Chapitre 7: Communication 9

Chapitre 7: Dispositions générales 9

7.1 Durée d’application 9

7.2 Dénonciation 9

7.3 Formalités de dépôt 10

ENTRE :

La société ROXEL FRANCE, dont le siège est basé à Saint Médard en Jalles (33160),

Représentée par , Directrice des Ressources Humaines de ROXEL France

D’une part,

ET :

Les organisations syndicales représentatives du personnel

D’autre part,

PREAMBULE

Le gouvernement a étendu à l’ensemble de la France les mesures sanitaires renforcées imposées à certains départements. Par ailleurs, outre le maintien d’un couvre-feu à 19h00, le Président de la république a décidé la fermeture des établissements scolaires et des crèches.

Pour contribuer à freiner la circulation active du virus, la Direction de Roxel France a proposé aux partenaires sociaux de conclure un nouvel accord pour s’adapter à ces nouvelles contraintes liées à endiguer la pandémie COVID 19.

OBJET et CHAMP D’APPLICATION

Le présent avenant s’applique à l’ensemble des salariés de la Société Roxel France bénéficiant d’un contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée.

Les dispositions relatives au télétravail ne s’appliquent pas aux stagiaires et apprentis.

Chapitre 1 : Protection de la santé et de la sécurité des salariés

Dans le cadre de la crise sanitaire, la Direction de Roxel a retenu comme priorité zéro, la santé et la sécurité de ses salariés. Pour cela, Roxel a déployé un ensemble de mesures sanitaires renforcées répondant aux exigences préconisées par le gouvernement et les autorités sanitaires afin d’éviter la contamination des salariés en situation d’activité professionnelle et contribuer à lutter contre la propagation du COVID 19.

  1. Organisation du travail 

Les hiérarchies organisent l’activité pour limiter autant que possible les contacts.

Dans la mesure du possible, l’utilisation du télétravail conduira à limiter le nombre de salariés sur le site et les interactions.

  1. Rappel des règles générales relatives mesures sanitaires

Le port du masque est obligatoire et ce, en permanence. La paroi en plexiglass ne dispense pas le salarié du port du masque. Le masque doit également être bien positionné.

L’ensemble des autres gestes barrières mis en place doit être scrupuleusement respecté (lavage et désinfection des mains et des surfaces au poste de travail).

Il est interdit de se regrouper dans « les espaces café ». Les boissons doivent être prises au poste de travail.

Il est recommandé aux salariés d’éviter tout regroupement à titre personnel sans respect des gestes barrières. Cette attitude citoyenne nous permettra de lutter contre cette pandémie.

Dans la mesure où le salarié a la possibilité de prendre son repas au bureau, il faut privilégier la prise du repas seul dans son bureau. Si toutefois le salarié n’a pas la possibilité de disposer d’un bureau individuel, la prise de repas devra se faire en respectant la règle de deux mètres de distanciation entre chaque salarié.

  1. Moyens mis à disposition des salariés 

Chaque établissement met à disposition de chaque salarié, depuis le début de la pandémie COVID 19, un kit contenant les produits nécessaires à la désinfection :

  • Gel hydro alcoolique à utiliser pour la désinfection des mains

  • Spray désinfectant nécessaire au nettoyage des surfaces

  • Lingettes, papier essuie-tout ou équivalent

Chaque salarié assure quotidiennement le nettoyage de son poste de travail avec les produits fournis par les établissements : ordinateur, tablette, système de commande et de supervision des équipements industriels.

Il est recommandé de se nettoyer les mains à plusieurs reprises dans la journée.

  1. Formation des salariés 

Chaque nouvel arrivant (embauche, intérimaire, stagiaire, apprenti) suit une formation spécifique inhérente aux règles de sécurité renforcées face à la pandémie :

  • Rappel des gestes barrières

  • Formation spécifique en lien avec le poste de travail

  • Remise du support de formation

  • Remise du kit de désinfection

Chaque salarié a bénéficié de cette formation.

  1. Hygiène des parties communes 

Chaque établissement, par le biais de ses prestataires, assure quotidiennement le nettoyage des parties communes. Dans les bureaux et salles de réunion, un nettoyage intensif des zones de contact (interrupteurs, télécommandes, poignées de porte, rampes d’escaliers, …) est réalisé au quotidien.

Les portes d’accès aux bureaux, locaux sanitaires, salles de réunions sont bloquées ouvertes dans la mesure du possible.

La jauge dans les vestiaires et réfectoire a par ailleurs, été revue.

  1. Règles à tenir dans le cas de suspicion de COVID chez un salarié

Chapitre 2 : Télétravail

2.1 Salariés éligibles 

L’éligibilité des salariés au télétravail est soumise à validation de la hiérarchie et du Directeur concerné.

Le salarié dispose d’un ordinateur portable, d’une clé token et/ou des données nécessaires à la réalisation de son activité. Il poursuit son activité selon les priorités données par la hiérarchie.

2.2 Règles du télétravail

Nos systèmes d’information ne sont pas tous accessibles à distance, nos systèmes de visioconférence non plus en raison des contraintes de sécurité défense. La volumétrie du télétravail doit être étudiée en fonction du poste et des outils nécessaires.

Pendant cette période de 4 semaines, les salariés dotés des accès distants pourront accéder à QAD. L’équipe informatique actuellement teste l’accès à distance à Agile et aux rapports de Qualaxy, si le résultat est positif, ces outils pourront être mis à disposition durant cette période.

Pour les salariés dont le poste le permet, et en accord avec la hiérarchie, le télétravail pourra être porté à 3 jours non sécables et fractionnables par semaine durant cette période.

La demande de télétravail est à effectuer préalablement par le salarié sur le système de gestion des temps (Kelio), rubrique TAD. Cette demande est à valider par la hiérarchie et par les Ressources Humaines.

Le télétravail efficace n’est pas compatible de la garde d’enfants en bas âge.

Le collaborateur doit être accessible au téléphone en temps réel.

La hiérarchie et le collaborateur définissent les tâches prioritaires à réaliser. La hiérarchie s’assure de l’exécution ou de l’avancement de travaux à réaliser.

Les salariés étant « cas contact à risque » (non-respect des gestes barrières peuvent, si leur poste le permet, être placés en situation de télétravail pendant l’attente du test et du résultat du dépistage COVID 19.

2.3 Lieu de travail

Le télétravail s’effectue au domicile principal du salarié, c’est-à-dire au domicile déclaré à la Direction des Ressources Humaines.

Le salarié devra s’assurer de la compatibilité de son installation à domicile avec un fonctionnement en télétravail.

Il devra également avoir les conditions matérielles adéquates : abonnement internet, assurance habitation, installations électriques.

2.4 Temps de travail

Le télétravailleur gère l'organisation de son temps de travail dans le cadre de la législation, des conventions collectives et règles d'entreprise applicables notamment les dispositions issues de l’accord sur le temps de travail y compris la charte éthique.

Le télétravail ne doit pas conduire à enfreindre la réglementation du temps de travail (respect du plafond de 10 heures de travail par jour, repos de 11 heures minimum entre deux journées, repos hebdomadaire de 35 heures …). La charge de travail à domicile doit correspondre au volume de travail effectué lorsque le salarié travaille dans les locaux de l'entreprise.

Pour le personnel non cadre non forfaité, une journée de télétravail validera, par défaut dans l’outil de gestion de temps, une journée normale de travail. Il est impossible d’effectuer des heures supplémentaires.

Pour pouvoir contrôler le temps de travail effectué ainsi que le respect des durées maximales de travail et des temps minima de repos des salariés forfaités, le télétravailleur relèvera ses horaires de travail pour chaque jour travaillé à son domicile et transmettra ce relevé à son supérieur hiérarchique.

Par ailleurs, le salarié doit rester joignable pendant ses heures habituelles de travail comprises dans les heures d’ouverture du site.

Les salariés en situation de télétravail bénéficient du droit à la déconnexion conformément à l’accord relatif à la qualité de vie au travail.

2.5 Management

Le responsable hiérarchique assure un contact régulier avec le salarié en situation de télétravail, et s’assure que l’organisation des réunions permette la présence du salarié. Le télétravail ne devra pas être un frein à la participation à la vie du service et notamment aux réunions.

Chapitre 3 : Situation des salariés contraints de garder leurs enfants

Le gouvernement a prévu la fermeture des crèches, écoles (maternelles et primaires), collèges et lycées afin de limiter la propagation du virus. Les salariés dont les enfants sont concernés devront donc garder ou faire garder leurs enfants.

Il a été convenu compte tenu des soldes de congés payés, congés ancienneté et fractionnement restants et de la nécessité de solder les congés au 31 mai de chaque année, que les salariés devaient en premier lieu solder leurs congés.

Ainsi, les salariés ne pourront être placés en activité partielle que si le solde de congés (payés, d’ancienneté ou fractionnement) est nul.

En tout état de cause, ces congés devront être soldés au 31 mai 2021, sauf dérogation expresse de la direction en liaison avec les besoins pour assurer les priorités société.

Il a été décidé entre la Direction et les Partenaires Sociaux que les salariés qui avaient prévu de prendre des congés pendant les vacances scolaires de Printemps (prévues par zones initialement), pourront les positionner sur les deux semaines de vacances scolaires (regroupées par le gouvernement les semaines 15 et 16).

Ces congés devront impérativement être saisi dans le logiciel de gestion des temps (kelio) ce mardi 6 avril 2021. Pour les salariés qui n’auraient pas eu la possibilité de poser leurs congés et qui seraient contraints de garder leurs enfants dès le 6 avril 2021, ceux-ci devront envoyer un mail à leur hiérarchie et à la Direction des Ressources Humaines pour validation et information.

Si toutefois après déduction de ces jours de congés le solde des congés est positif, il sera demandé aux salariés de prendre ce solde pendant la fermeture des écoles soit semaine 14 pour les parents ayant des enfants scolarisés âgés de moins de 16 ans (maternelle, primaire, collège ou lycée) et ou semaine 17 (pour les parents d’enfants au collège et ou lycée).

Pour les parents dont les enfants sont en crèche et pour lesquels il n’y a pas de vacances scolaires, ils devront poser des jours de congés sur les trois semaines de fermeture. De la même façon, si leur compteur de congés est nul, ils devront alors être placés en situation d’activité partielle. Cette règle pourrait s’appliquer en fonction des annonces gouvernementales à venir, à la situation des enfants gardés par des assistantes maternelles.

L’alimentation du CET n’est pas permise pendant cette période.

Les salariés peuvent par ailleurs s’ils le souhaitent, avoir recours au congés payés ou RTT par anticipation pour couvrir les périodes de fermeture des établissements scolaires.

La Société Roxel France se réserve également la possibilité d’imposer des jours de congés payés et de RTT dans ce contexte de crise sanitaire.

Chapitre 4: Activité partielle

À défaut d’autres solutions, l’activité partielle serait accordée aux parents d’enfants de moins de 16 ans pour lesquels en raison du poste ou notamment de l'âge des enfants le télétravail n’est pas envisageable et dont le compteur de congés (payés, ancienneté, fractionnement) est égal à 0.

Dans ce cas, la rémunération serait donc équivalente à celle prévue lors de la négociation de l’accord du 16 avril 2020 à savoir un maintien de la rémunération nette mensuelle autour de 92% de la rémunération nette habituelle versée mensuellement

Les salariés concernés devront fournir à la Direction des Ressources Humaines une attestation sur l’honneur indiquant qu’ils sont les seuls des deux parents demandant à bénéficier du dispositif d’activité partielle au titre de la garde d’enfant.

Chapitre 5: Déplacements professionnels

Afin de limiter les missions, les déplacements professionnels devront être validés par le Directeur du salarié, le référent COVID et la DRH.

Dans le cadre de missions intersites, le directeur d’établissement de l’établissement d’accueil devra valider la possibilité d’accueillir le salarié dans le respect des mesures sanitaires.

Chapitre 6: Vaccinations

Les services de santé au travail ont la possibilité de procéder à des campagnes de vaccination des salariés conformément aux priorités définies par le gouvernement. La demande de vaccination doit émaner du salarié.

L’ensemble des sites est concerné par ce dispositif.

Chapitre 7: Communication

Une communication sera faite par le Président aux managers afin de rappeler la nécessité d’être exemplaire et d’insister auprès de leurs équipes sur le rappel des règles sanitaires élémentaires : port du masque, situation du salarié au fumoir, pendant sa pause repas, cas contacts…

Chapitre 7: Dispositions générales

7.1 Durée d’application

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée à savoir jusqu’au 3 mai 2021. Dans l’hypothèse où le gouvernement serait amené à modifier les dispositions ayant servi de socle à la négociation de cet accord, les parties ont convenu de se revoir et de procéder par avenant.

7.2 Dénonciation

Le présent accord pourra faire l’objet d’une dénonciation conformément aux dispositions de l’article L2261-7-1 du code du travail par l’une ou l’autre des parties signataires sous réserve d’un délai de préavis de trois mois.

7.3 Formalités de dépôt

Cet accord sera déposé en deux exemplaires (une version papier et une version électronique) à la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle de Gironde, conformément aux articles L. 2231-6 et R. 2231-1-1 et suivants du Code du Travail.

Un exemplaire sera adressé au Conseil de Prud’hommes de Bordeaux.

Cet accord sera publié sur la plateforme légale dédiée.

Fait à St Médard en Jalles le, 6-4-2021

La Directrice des Ressources Humaines

Pour la CFE-CGC

Pour la CGT

Pour

Source : DILA https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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